Histoire de Fès

HISTOIRE :
Les dynasties se succédèrent à Fès, laissant derrière elles de somptueux palais, mosquées, jardins et médersas… C’est ainsi que Fès devient rapidement le centre spirituel et culturel du Maroc.

À la fin du VIIème siècle, fuyant l’hégémonie des Abbassides à Bagdad, Idriss Ier, descendant du Prophète Sidna Mohammed (QPSSL), se réfugie chez les Berbères du Maroc central. Soutenu par de nombreuses tributs qui le proclament roi du Maroc, il fonda en 789 après JC sa capitale sur la rive droite de Oued Al Jawahir (devenu plus tard Oued Fès). A Sa mort sonf fils Idriss II, achève les travaux sur la rive gauche de l’Oued et décide en 809 d’y établir le siége de la dynastie. Cette cité devint la première ville islamique du pays. Elle accueille quelques années plus tard, plusieurs centaines de réfugiés politiques d’Andalousie, de Cordoue. Cette population a été renforcée par l’arrivée de Juifs d’Andalousie et, sept ans plus tard, de 300 familles d’artisans et de commerçants de Kairouan (Ville de Tunis). Fès El Bali s’articule autour de la célèbre mosquée de la Quaraouyine et de multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux. Sous le règne des Almoravides, notamment celui de Youssef Ben Tachfine, Fès connaît un essor artistique et intellectuel marqué par l’édification en 1096 du Collège des patients Almoravides, médersa dotée d’une bibliothèque, et par la réouverture de la route saharienne de l’or. Au milieu du XIIème siècle, le Sultan almohade, Abd el-Moumem, s’empare de la ville, «fréquentée par les voyageurs de tous les pays».

Ses habitants commercent avec l’Espagne, le Maghreb central, L’orient et même quelques pays chrétiens. La ville prospère. En 1250, Fès redevient la capitale de l’empire mérinide pour deux siècles. Le rayonnement de Fès atteint son apogée avec la dynastie mérinide. Les souverains mérinides édifièrent une ville nouvelle qui fut le siège de leur pouvoir et nommée Al- Médina Al-Bayda (la ville blanche). Un autre nom «Fès Jdid» lui fut donné par opposition à «Fès El-Bali». Ils introduisirent la nouvelle institution officielle que fut la médersa pour diffuser la doctrine Malékite et former un corps de fonctionnaires pour la justice, l’administration et l’État. Enfin, ils enrichirent la ville de nouveaux équipements: fondouks, fontaines, bains, fours, moulins, ponts, etc.
Fès connaîtra son âge d’or au début du XIVème siècle. Dans la seconde moitié du XVème siècle, Fès est atteinte par les troubles qui règnent dans le royaume à la fin de la dynastie mérinide. Elle est marquée par l’apparition de la nouvelle dynastie Beni Wattas en 1471, avec l’arrivée de Musulmans et de Juifs chassés d’Espagne en 1492 et, indirectement, avec l’arrivée de Portugais dans les ports atlantiques. En 1666. Moulay Rachid rétablit l’ordre, relance le commerce et choisit à nouveau Fès comme capitale. Après une longue période d’agitation dans la première moitié du XVIIIème siècle, la ville retrouvera son calme et son prestige.

Concurrencée par l’activité économique naissante de Casablanca, au XIXème siècle. Fès maintient son rayonnement spirituel, intellectuel et commercial.

Le Royaume Idrisside
Après le décès du Prophète Sidna Mohammed, (QPSSL) en 632, d’interminables guerres de succession rythmeront l’histoire de l’Islam. Acteur cette guerre fratricide, Idriss ben Abdallah, descendant de Fatima et d’Ali (la fille et le gendre du Prophète Sidna Mohammed, QPSSL), prend les armes contre les Abassides de Bagdad. Afin d’échapper aux sanglantes représailles du Calife Haroun El Rachid, Idriss trouve refuge au Maroc, à Oualili (Volubilis)

Les tribus berbères de la région, récemment islamisées, séduites par cet homme pieux et érudit, le désignent comme leur chef et imâm (788). Cette alliance est scellée par le mariage d’Idriss avec une princesse berbère, Lalla Kenza. Haroun, furieux d’apprendre la création de ce royaume indépendant, fait empoisonner Idriss 1er en 791. Son fils posthume Idriss II, est reconnu comme nouveau chérif (titre donné aux descendants du Prophète Sidna Mohammed , QPSSL) en 809 ; la première dynastie marocaine est née. Idriss II continue l’œuvre de son père. Il accroit son autorité sur de nouvelles régions et dote son royaume d’un État organisé Fès est promue capitale et accueille nombre d’immigrés venus de Cordoue et de Kairouan qui feront de la ville un haut lieu intellectuel et spirituel. Idriss II meurt en 828. Il laisse dix fils qui remettront en cause son travail d’unification.

Bien que fragilisés par d’incessantes guerres de succession, les Idrissides sont proclamés, au début du XIème siècle, califes de Cordoue. Mais, le morcellement de l’Espagne entraîne leur décadence et leur disparition en 1055, date de la prise de Sijilmassa par des conquérants réformistes, les Almoravides.

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