Fés & Région

Fés & Région

Fés & Région

Fès, ville des mille et une nuits, capitale historique, spirituelle et culturelle du Maroc, est une halte incontournable pour les amoureux de la culture, de l’histoire et de l’architecture hispano-mauresque.

Nichée au creux d’un vallon au pied des montagnes du Moyen-Atlas, Fès, foyer prestigieux de la civilisation musulmane et berceau de la culture berbère et des Arabes d’Andalousie, fascine par sa richesse historique, son architecture hispano–mauresque, sa médina médiévale de Fès El-Bali, la beauté de ses monuments et la splendeur de ses demeures. Fondée à la fin du VIIIème siècle par Idriss II, cette ville millénaire est l’une des plus anciennes cités de l’Islam. Surnommée dans le passé «l’Athènes de l’Afrique», Fès a été, depuis sa naissance, décrite et adulée par des poètes, historiens et chroniqueurs de tous bords tels Ibn Khaldoun, Léon l’Africain… et a accueilli de nombreux savants d’Andalousie,

Le rayonnement intellectuel de son université coranique, sa célèbre mosquée Quaraouiyne, ses édifices emprunts de l’art arabo-andalou en font, au fil des temps, le centre religieux et culturel du Royaume du maroc

Ses monuments, ses murailles, le décor médiéval de ses ruelles étroites et tortueuses, ses mosquées, ses palais, ses fondouks et ses médersas (écoles coraniques) qui ont vu le jour au long de douze siècles d’histoire, rivalisent d’ornements : boiseries sculptées, bronzes ciselés, zelliges, moucharabiehs, colonnes et plâtres sculptés. Ils témoignentaussi du génie créateur et du savoir-faire de ses artistes – artisans de grand talent, venus d’ Orient et d’ Andalousie

Classée au ‘‘Patrimoine Universel de l’Humanité’’ par l’Unesco depuis 1981, cette «ville Musée» a su maintenir au fil des temps ses traditions (université,médersas, artisanat, …) tout en devenant une cité touristique moderne et très active avec ses palaces, hôtels,Riads , Maisons d’ Hôtes, golfs, restaurants, stations thermales, animation et spectacles… Elle constitue aujourd’hui une halte incontournable pour les amoureux de l’histoire et de l’architecture hispano-mauresque

 

HISTOIRE :
Les dynasties se succédèrent à Fès, laissant derrière elles de somptueux palais, mosquées, jardins et médersas… C’est ainsi que Fès devient rapidement le centre spirituel et culturel du Maroc.

À la fin du VIIème siècle, fuyant l’hégémonie des Abbassides à Bagdad, Idriss Ier, descendant du Prophète Sidna Mohammed (QPSSL), se réfugie chez les Berbères du Maroc central. Soutenu par de nombreuses tributs qui le proclament roi du Maroc, il fonda en 789 après JC sa capitale sur la rive droite de Oued Al Jawahir (devenu plus tard Oued Fès). A Sa mort sonf fils Idriss II, achève les travaux sur la rive gauche de l’Oued et décide en 809 d’y établir le siége de la dynastie. Cette cité devint la première ville islamique du pays. Elle accueille quelques années plus tard, plusieurs centaines de réfugiés politiques d’Andalousie, de Cordoue. Cette population a été renforcée par l’arrivée de Juifs d’Andalousie et, sept ans plus tard, de 300 familles d’artisans et de commerçants de Kairouan (Ville de Tunis). Fès El Bali s’articule autour de la célèbre mosquée de la Quaraouyine et de multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux. Sous le règne des Almoravides, notamment celui de Youssef Ben Tachfine, Fès connaît un essor artistique et intellectuel marqué par l’édification en 1096 du Collège des patients Almoravides, médersa dotée d’une bibliothèque, et par la réouverture de la route saharienne de l’or. Au milieu du XIIème siècle, le Sultan almohade, Abd el-Moumem, s’empare de la ville, «fréquentée par les voyageurs de tous les pays».

Ses habitants commercent avec l’Espagne, le Maghreb central, L’orient et même quelques pays chrétiens. La ville prospère. En 1250, Fès redevient la capitale de l’empire mérinide pour deux siècles. Le rayonnement de Fès atteint son apogée avec la dynastie mérinide. Les souverains mérinides édifièrent une ville nouvelle qui fut le siège de leur pouvoir et nommée Al- Médina Al-Bayda (la ville blanche). Un autre nom «Fès Jdid» lui fut donné par opposition à «Fès El-Bali». Ils introduisirent la nouvelle institution officielle que fut la médersa pour diffuser la doctrine Malékite et former un corps de fonctionnaires pour la justice, l’administration et l’État. Enfin, ils enrichirent la ville de nouveaux équipements: fondouks, fontaines, bains, fours, moulins, ponts, etc.
Fès connaîtra son âge d’or au début du XIVème siècle. Dans la seconde moitié du XVème siècle, Fès est atteinte par les troubles qui règnent dans le royaume à la fin de la dynastie mérinide. Elle est marquée par l’apparition de la nouvelle dynastie Beni Wattas en 1471, avec l’arrivée de Musulmans et de Juifs chassés d’Espagne en 1492 et, indirectement, avec l’arrivée de Portugais dans les ports atlantiques. En 1666. Moulay Rachid rétablit l’ordre, relance le commerce et choisit à nouveau Fès comme capitale. Après une longue période d’agitation dans la première moitié du XVIIIème siècle, la ville retrouvera son calme et son prestige.

Concurrencée par l’activité économique naissante de Casablanca, au XIXème siècle. Fès maintient son rayonnement spirituel, intellectuel et commercial.

Le Royaume Idrisside
Après le décès du Prophète Sidna Mohammed, (QPSSL) en 632, d’interminables guerres de succession rythmeront l’histoire de l’Islam. Acteur cette guerre fratricide, Idriss ben Abdallah, descendant de Fatima et d’Ali (la fille et le gendre du Prophète Sidna Mohammed, QPSSL), prend les armes contre les Abassides de Bagdad. Afin d’échapper aux sanglantes représailles du Calife Haroun El Rachid, Idriss trouve refuge au Maroc, à Oualili (Volubilis)

Les tribus berbères de la région, récemment islamisées, séduites par cet homme pieux et érudit, le désignent comme leur chef et imâm (788). Cette alliance est scellée par le mariage d’Idriss avec une princesse berbère, Lalla Kenza. Haroun, furieux d’apprendre la création de ce royaume indépendant, fait empoisonner Idriss 1er en 791. Son fils posthume Idriss II, est reconnu comme nouveau chérif (titre donné aux descendants du Prophète Sidna Mohammed , QPSSL) en 809 ; la première dynastie marocaine est née. Idriss II continue l’œuvre de son père. Il accroit son autorité sur de nouvelles régions et dote son royaume d’un État organisé Fès est promue capitale et accueille nombre d’immigrés venus de Cordoue et de Kairouan qui feront de la ville un haut lieu intellectuel et spirituel. Idriss II meurt en 828. Il laisse dix fils qui remettront en cause son travail d’unification.

Bien que fragilisés par d’incessantes guerres de succession, les Idrissides sont proclamés, au début du XIème siècle, califes de Cordoue. Mais, le morcellement de l’Espagne entraîne leur décadence et leur disparition en 1055, date de la prise de Sijilmassa par des conquérants réformistes, les Almoravides.

Visites :
Déambuler dans la médina, y compris pour les habitants de Fès, requiert de se souvenir des diverses successions de portes.

Fès El bali, ( la médina) Cité hors du temps

Cité médiévale fondée en 809 par les Idrisides, «Fès El Bali» est le berceau de la culture berbère et arabo andalouse et cœur historique de la ville et du Maroc. Elle comporte aujourd’hui, avec ses quartiers, ses souks, ses mosquées, ses médersas et ses édifices, un patrimoine unique en son genre. Pour découvrir Fès El Bali, il existe plusieurs itinéraires. Nous vous recommandons de traverser l’histoire de cette cité par trois grandes portes Bab Boujloud, Bab Ftouh ou Bab El Guissa

Les Babs

Bab Boujeloud

Construite au XIIème siècle par les Almohades, Bab Boujloud est l’une des plus belles portes de la médina de Fès avec ses faïences bleues et vertes et son bois de cèdre et stucs sculptés.. Restaurée en 1912, la porte donne sur le quartier du même nom et, de là, vous pouvez accéder à la médersa Bou Inania et à la mosquée Sidi Lazaz.

Bab Ftouh

Cette porte de la ville a été édifiée par le deuxième fils de l’émire Zénéte, Dounas, à l’emplacement d’une porte plus ancienne. Elle a été reconstruite sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdallah, au milieu du XVIIIème siècle.

Les Médersas

  • La Mosquée Karaouine : C’est la plus grande Merdersa. Fondée au IXème siècle, elle est la plus ancienne université dans l’histoire du Maroc où se sont côtoyés près de 300 étudiants qui suivaient des cours dispensés par des professeurs de renommée à l’époque, et ce, dans différentes disciplines comme le notariat, la justice, la grammaire, la théologie, le droit coranique etc… À partir du Xème siècle, l’université est dotée d’une bibliothèque contenant plus de 30.000 volumes (dont 10.000 manuscrits). Elle abrite aussi un Coran manuscrit du IXème siècle, un manuscrit d’Ibnou Rochd. (Averroès) datant de 1320 et un autre de la Muqqadima offert par Ibn Khaldoun lui- même.
  • La medersa Bouanania : C’est l’école théologique la plus visitée par les touristes à Fès. Construite au XIVème siècle par le Sultan Abou El Hassan de la dynastie Mérinide, elle se caractérise par son minaret, ses mosaïques de faïence émaillée et la beauté du plafond en bois de cèdre sculpté. En face de la médersa, vous pouvez découvrir l’horloge de la Bouanania datant de 1357. La médersa est ouverte tous les jours de 8h30 à 12h00 (sauf le vendredi à 11h00) et de 14h30 à 18h 30. L’entrée est payante.
  • La medersa Charratine : Ce monument a été construit en 1670 à l’époque du règne du premier Sultan Alaouite, Moulay Rachid. Destinée l’hébergement des étudiants et enseignants qui ne sont pas originaires de Fès, cette Médersa se distingue par sa simplicité et sa sobriété. Elle est d’ailleurs différente des autres medersas de la dynastie Mérinide du 14ème siècle. Avec ses 125 cellules réparties sur trois niveaux le long des galeries protégées des regards par des moucharabiehs, elle pouvait accueillir 300 étudiants de l’université Quaraouine.
  • La medersa Attarine : Située en face de la mosquée Al Quaraouine et à proximité du Souk Attarine (celui des marchands d’épices), elle a été construite au XIVème siècle par les Mérinides sous le règne du Sultan Abou Saïd (entre 1323 et 1325).
    Destinée à accueillir une soixantaine d’étudiants, cette Médersa est considérée par les historiens comme la plus raffinée des écoles coraniques du monde musulman à cause, notamment, de sa belle architecture, ses mosaïques, son plafond en cèdre, ses portes et ses calligraphies. La médersa a été restaurée plusieurs fois et elle est ouverte, tous les jours de 8h30 à 12h et de 14h30 à 18h30. L’entrée est payante.
  • La medersa Seffarine Construite dans un style traditionnel en 1280 au au bord de l’ Oues fes, sur la place Seffarine par le Sultan Mérinide Abou Youssef en 1280.
  • la médersa Misbahiya, construite sur ordre du Sultan mérinide Abou El Hassan en 1346. À proximité se trouve le fondouk Tsetaoui, «des Tétouanais», qui remonte au XIVème siècle et qui servait à héberger les étudiants de Tétouan de l’université Quaraouiyine.
  • La place Seffarine (des dinandiers) donne aussi accès à la très riche bibliothèque de l’Université Quaraouiyine. De la place Seffarine, vous pourrez vous rendre à la rue des Teinturiers où vous pouvez découvrir des échoppes où l’on teint encore les écheveaux de laine et de coton dans de grands chaudrons, ruelle qui aboutit au pont Sidi el Aouad et, de là, au quartier des Andalous.
  • La medersa Sahrij : Cette école coranique a été construite dans le quartier andalous de la médina, entre 1321 et 1323, par le Prince Abou el Hassan Ali sous le règne des Mérinides. Elle servait aussi d’hébergement aux étudiants de l’université Quaraouiyine. Brillante et colorée, cette demeure contient un bassin dédié aux ablutions. Le bâtiment dégage une ambiance de calme et de sérénité ; des sentiments qui ne manquent pas de gagner les visiteurs au fil de la découverte pièce par pièce.

Les Mosquées et zaouias

  • La Zaouia de Moulay Idriss : C’est le plus ancien lieu saint de Fès. Elle abrite le tombeau de Moulay Idriss II, fondateur de la ville de Fès et de la dynastie des Idrissides. Il est ouvert toute l’année aux visiteurs musulmans et on y organise une fois par an, au mois de septembre, un moussem pour rendre hommage au saint patron de la ville. La zaouia se trouve, avec la mosquée de Moulay Idriss II, entre la place Nejjarine et le souk Attarine.
  • La mosquée Karaouyine : Construite en 857 au quartier Qaraouiyine habité à l’époque par des réfugiés kairouanais qui ont émigré de Tunis et se sont installés sur cette rive de l’Oued Fès au IXème siècle. Construite sous les Idrissides, par Fatima Al Fihri, fille d’un riche négociant kairouanais, elle est devenue en 933 la principale mosquée la ville.
  • La Mosquée des Andalous : Construite en 245 (859-860) au quartier andalous dans la partie «Adouat Al Andalous» par Meryem el Fihriya, sœur de Fatima el Fihriya et fille d’un notable kairouanais, cette mosquée, qui n’était qu’un modeste oratoire, a subi plusieurs transformations au fil des siècles. En 956, on lui ajouta un minaret, copié sur celui de sa rivale la Quaraouiyine. Entre 1203 et 1207, elle fut presque entièrement reconstruite à l’époque Almohade, puis enrichie d’une fontaine (1306) et d’une bibliothèque. On y accède par les tanneries Chouaara ou par Bab Fetouh. De la mosquée Andalous, vous pouvez accéder au mausolée de Sidi Bou-Ghaleb.
  • La Mosquée de Sidi Ali Boughaleb : Ce grand saint est originaire d’An De nombreuses familles s’y rendent à l’occasion de la circoncision de leurs enfants. On y célèbre aussi annuellement un moussem où se retrouvent ses adeptes.
  • La zaouia de la mosquée de Sidi Ahmed Tijani : Fondée par le Cheikh soufi sidi Ahmed Tijani (en l’an 1150 de l’hégire, correspondant à 1737- 1738) au quartier Blida de la médina de Fès vingt ans après la fondation de la Tariqa Tijaniya, c’est l’une des zaouias les plus célèbres et des plus éclectiques de l’histoire d’Afrique et du Maghreb. Les adeptes de cette Tarika en provenance d’une quarantaine de pays se retrouvent annuellement à Fès . La zaouiya ainsi que la mosquée se trouvent à proximité de la mosquée Al Qaraouiyine. D’allure simp la zaouia Tijania où repose le corps du Cheikh Soufi, a été plusieurs fois restaurée notamment en 1302, 1307 et 1316 ainsi qu’en 1999 et 2006. En descendant la rue Talâa Kebira, vous pouvez découvrir la maison d’Ibn Khaldoun, historien, sociologue et philosophe arabe de renommée.
  • La Mzara deMoulay Idriss Flanqué d’un petit minaret et situé près de la mosquée Cherabliyine, ce lieu est sacré pour les adeptes de la zaouia de Moulay Idriss.Selon la légende, Moulay Idriss s’est accordé un moment de repos et décida à cet endroit la fondation de la ville. Elle été restaurée sous les Saâdiens au XVIème siècle.
  • La mosquée Chrabliyène Fondée en XIXème siècle par le Sultan Mérinide Abou El Hassan, et restaurée par le Sultan Moulay Sliman entre 1793 et 1823, elle est aujourd’hui fermée dans l’attente de sa restauration.

Les Fondouks

Situés le long des axes principaux de la médina (talaa el kibira, talaa sghira, ras cherratine, nejjarine, sefah) à proximité des grandes portes (bab boujloud, bab elguissa , bab ftouh). Les plus célèbres d’entre eux sont :

  • Le Fondouk des peaussiers : vous pouvez découvrir des peaux de moutons qui sèchent avant de subir les opérations de tannage. C’est une bâtisse carrée, dont la cour à ciel ouvert est entourée d’une galerie soutenue par des piliers en brique, sur laquelle s’ouvrent des pièces pour l’entrepôt des marchandises ou pour la pratique de l’artisanat.
  • Fondouk Nejjarine : Ce foudouk hébergeait jadis les étrangers de passage dans la ville. Au rez-de-chaussée, ornées de moucharabiehs, les galeries divisées en cellules abritaient les bêtes. À l’étage, les hôtes étaient logés dans des chambres. Le bâtiment, datant selon des historiens du XVIIIème siècle, a été entièrement restauré par la Fondation Karim Lamrani. Le fondouk abrite le Musée des Arts et Métiers du bois. Il est ouvert tous les jours de 10h à 17h30. L’entrée est payante.
  • Fondouk Staounienne : Construit au XVIIème siècle près de la mosquée Quaraouiyine, il abrite aujourd’hui des dépôts et des petits ateliers d’artisanat.

Les Musées

  • Le Musée du Palais Batha : Ce musée compte de nombreuses richesses de Fès, dont une collection de céramiques fabriquées dans la plus pure tradition de l’art fassi, des monnaies des dynasties, des tapis et des bijoux du Moyen-Atlas, ainsi que de nombreuses pièces archéologiques hispano- mauresques datant du IXème. Au XVIIIème siècle, cet ancien palais construit par le Souverain Alaouite, Moulay el Hassan 1er (1874-1894), a été transformé en musée par décret royal en 1915. Le musée se trouve à 5 min de Bab Boujloud. Il est ouvert tous les jours, sauf les mardis, de 9h30 à 12h et de 14h30 à 18h. L’entrée est payante.

Les Souks
L’univers des souks, regroupe différents types de commerce et d’artisanat par secteur d’activité. De la talaa Kébira partent des ruelles conduisant à d’anciens fondouks où travaillent des artisans. De là, vous pouvez découvrir le «le souk Attarine», marché des épices, « Le souk au henné » où on vend les plantes servant à la teinte et au soin des cheveux et des mains ainsi que le khôl, maquillage appliqué autour des yeux, et le hassoul utilisé pour laver les cheveux.

Les Kissarias
C’est là que sont regroupés les commerces de produits précieux, soieries, caftans, bijoux… Fès est, par ailleurs, connue pour la qualité de ses articles en soie et de ses broderies en fil d’or…

Autres monuments à visiter

  • Le Borj Sud : Ce bastion fut construit par des esclaves chrétiens sous le règne du Sultan Ahmed el Mansour Eddahbi (1578-1603).
  • Les Tombeaux Merinides La majorité des tombeaux Mérinides datent du XIVème siècle. Pour la plupart délabrés, ils forment un premier plan romantique à l’un des plus beaux panoramas de Fès.
  • Le Palais Dar Batha se trouve à la lisière de Fès El Bali et de Fès Jdid. Il abrite le Musée des Arts et Traditions de Fès. Le palais a été édifié par Moulay Al Hassan et Moulay Abdelaziz. Installées dans onze salles, les collections sont classées par thème : art du livre, de la faïence, du cuivre, du bois, des tissages et de la broderie, arts ruraux, collection de portes, arbres généalogiques des dynasties du Maroc, art du zellige et arts religieux et funéraires.
  • Le Quartier des Tanneurs : Appelé Chouara, ce quartier est l’un des endroits les plus spectaculaires. Ces tanneries sont établies depuis le Moyen age à proximité de l’ Oued Fès qui fournit l’eau nécessaire au traitement des peaux.
  • Le Borj Nord : Ce bastion contemporain du Borj Sud abrite le Musée des Armes. Celles-ci sont présentées chronologiquement, de la pierre taillée au canon, dans onze salles. Il est ouvert tous les jours sauf les mardis de 9h à13h. L’entrée est payante.

Fès Jdid… Sur les pas des Mérinides

Construite en 1276 par les Mérinides, « Fès la Nouvelle» ou «Fès Jdid» a été la capitale du Maroc pendant des siècles, jusqu’à ce que les français installent le gouvernement à Raabat Le quartier compte plusieurs monuments dont :

  • Le Palais Royal : Construit au XIIIème siècle. Il s’ouvre sur la place des Alaouites, vaste esplanade aménagée en 1968, le Palais a été agrandi et restauré, à plusieurs reprises sous la dynastie alaouite, dans un style mauresque des plus épuré. Les portes monumentales sont une visite incontournable.
  • Bab Dekakène : Datant du 14 ème siècle, la «Porte du Tribunal», impressionnante entrée fortifiée de Fès jdid, est ainsi nommée car c’est là que les criminels étaient jugés, pendus et, parfois même empalés en avertissement aux futurs mécréants.
  • Bab Semarine : C’est une haute porte à voûtes multiples reconstruites en 1924, qui est la véritable entrée du quartier Fès Jdid. À l’intérieur, vous pouvez découvrir un style de maisons différent de ce qui est courant à Fès, ainsi qu’une succession de boutiques proposant une grande variété de tissus pour l’ameublement, étoffes pour les djellabas et les caftans, …
  • Le Mellah :Le Mellah est considéré comme le plus ancien quartier des juifs qui avaient fui l’inquisition espagnole. Il a été établi selon des historiens en 1438 dans l’ancienne kasbah des archers syriens du Sultan, au début du XIIIème siècle. Déserté par les familles juives de Fès qui ont émigré, le Mellah est habité aujourd’hui par des familles musulmanes. Mais, il garde toujours l’architecture et l’emprunte des familles juives qui l’ont habité et animé pendant des siècles.
  • La synagogue Danan Ce lieu de prière a été construit à la fin du XVIIème siècle. Il était la propriété d’une famille de rabbins, les Danan dont lignée fassie remonte à la fin du XIVème siècle. C’est l’un des joyaux de la culture juive au Maroc.
  • Le Petit Mechouar : Bordé de hauts murs, il est établi en partie au dessus de l’ Oued Fès. Il précède l’ancienne entrée monumentale de Dar El Makhzen, Bab Dekkakene .À droite, par un passage aménagé dans le mur, on atteint à 150 m environ une grande noria, construite en 1287 par les Andalous.
  • La mosquée Moulay Abdellah :Cette mosquée porte le nom de son fondateur (XVIIIème siècle). Elle comprend un sanctuaire, une médersa et une nécropole. Son minaret, haut de 25m, est orné de bandes verticales de céramique verte et surmonté de quatre boules. La nécropole fut aménagée par Sidi Mohamed Ben Abderrahman au XIXème siècle. C’est là que reposent plusieurs rois de l’actuelle dynastie des Alaouites : Moulay Abdellah (1732- 1757), Moulay Youssef (1912-1927) et où furent transportées les dépouilles de Moulay Hafid en 1936 et de Moulay Abdelaziz en 1942.

Le Vieux Méchouar
Il s’agit de la porte des sept: les sept frères de Moulay Abdallah qui occupèrent successivement le trône au XVIIIème siècle. Cette ancienne place est dominée par les hautes murailles de Bab Al Makina où avait été créée, en 1886, une manufacture d’armes par une mission italienne à l’initiative du Sultan Moulay Hassan. Aujourd’hui restaurée, elle sert de salle de conférences et de concerts, notamment lors du Festival des Musiques Sacrées du Monde. Au fond du Vieux Méchouar, Bab Segma ne conserve que la tour de l’ancienne porte mérinide datant de 1315.

Fès… La ville nouvelle

La ville nouvelle de Fès se distingue par plusieurs quartiers rappelant le style art-déco et son harmonie.

La ville moderne de Fès : Avec ses larges avenues et boulevards, ses immeubles et son animation, la ville moderne de Fès ressemble aux autres villes marocaines, voire même européennes.
Elle compte plusieurs quartiers édifiés sous le protectorat français et qui se distinguent par leur style art-déco. Autour de la place de Florence et des Avenues Mohammed V, Hassan II et Mohammed Esslaoui, sont installés la plupart des administrations, banques et organismes touristiques.
La ville moderne compte aussi plusieurs nouveaux quartiers qui attirent aussi bien des habitants que des commerces, services et autres activités économiques. Elle est dotée depuis quelques années d’un plan d’aménagement en vue d’assurer son harmonie.

Fès, cité du savoir, de l’art et de la culture

Lorsqu’Idriss II donna le premier coup de pioche en 808, pour la construction de Fès, il dit en levant les bras au ciel : «Dieu, faites que cette cité devienne la demeure des sciences et la maison du savoir religieux…». Et il en fut ainsi à travers plusieurs siècles jusqu’à nos jours.
Ils sont passés par Fès : La cité a été le passage obligé de personnalités historiques et hommes de sciences et de lettres qui y ont reçu et donné le savoir et qui ont fait de la ville un centre intellectuel parmi les plus importants de l’occident musulman.

  • Ibn Rochd Avéroés (Philosophe 1126- 1198)Averroès est le nom sous lequel est connu en occident le philosophe savant arabo espagnol Ibn Rochd célèbre peneurl médiéval d’expression arabe. Auteur des célèbres commentaires sur Aristote, il mit au point une méthode d’exégèse critique du livre coranique permettant d’en relativiser la lecture littérale pour approfondir davantage l’intelligence des textes de la révélation. Sa lecture éclairée a barré la route à ce que l’on appelle aujourd’hui le fondamentalisme ou l’intégrisme qui ne frappent que les intelligences aveuglées
  • Abu Arabi (Philosophe 1165- 1240)
  • Abou Bakr Mohammed Muhyi-al-din, philosophe, théologien et poète mystique, né à Murcie en Espagne en 1165 et mort en 1240 à Damas (Syrie). Il a reçu une éducation coranique traditionnelle et manifesta assez rapidement une vocation mystique qui l’a conduit à se consacrer entièrement à Dieu à travers le soufisme, dont il deviendra une figure prépondérante. L’influence du soufisme sur la théologie musulmane deviendra plus importante encore grâce aux travaux d’Ibn Arabi. Il aurait rédigé plus de cent cinquante ouvrages. Une dizaine seulement d’entre eux est accessible aujourd’hui. À l’âge de soixante ans, il s’installa à Damas ou il rédigea la part essentielle de l’œuvre conservée. Ses théories, sa vision de Dieu et du monde ont marqué l’Islam et orienté, non seulement, la mystique soufie, mais toute la philosophie musulmane.
  • Ibn Khaldoun (sociologue 1331-1406)
    Un des plus grands historiens du monde arabo-musulman, il a été l’un des premiers théoriciens de l’histoire des civilisations. Il est souvent reconnu comme le père de la sociologie moderne.
  • Maîmonid (philosophe1135-1204)De son nom hébraïque, Moshé Ben Maïmonide, il est considéré comme l’un des plus grands modèles de la pensée judéo musulmane, conciliant la tradition, la révélation, la philosophie et la science. Espagnol, écrivant en arabe, Maïmonide symbolise cette Andalousie médiévale musulmane où régna une grande effervescence intellectuelle et une certaine harmonie entre les membres des trois religions du Livre, qui y cohabitèrent plusieurs siècles durant. Ses œuvres continuent d’être étudiées, non seulement par des étudiants et intellectuels du monde juif, pour lesquels elles étaient prioritairement destinées, mais aussi par des penseurs musulmans et chrétiens.
  • Colette –( Journaliste française 1873-1954) Gabrielle Sidonie Colette est née à Saint-Sauveur- en-Puisaye (Bourgogne) en janvier 1873. Elle est issue d’une famille modeste, son père lui ayant transmis sa passion pour la littérature. Colette n’hésite pas à s’embarquer pour le Maroc, envoyée par Paris-Soir pour relater, en 1938, le procès d’assises d’Oum El Hassan propriétaire d’une maison close accusée d’avoir assassiné des prostituées. En 1945, Colette est élue membre de l’Académie Goncourt. Elle meurt en août 1954 à Paris
  • Pierre Loti (Ecrivain Français 1850-1923)
    Julien Viaud de son vrai nom, fut officier de marine, grand voyageur et surtout romancier. Dans le récit personnel de son voyage au sein de l’ambassade à Fès au printemps 1889, Pierre Loti met en scène l’Athènes africaine avec le génie d’un peintre orientaliste. De l’extraordinaire réception offerte par le Sultan Moulay- Hassan, au spectacle interdit des terrasses réservées aux femmes, il faut que la lumière brille sur des ruines pour séduire le célèbre voyageur qui se disait avoir l’âme à moitié arabe. Pierre Loti, l’éternel nostalgique et voyageur impénitent, nous raconte ici son voyage effectué entre avril et mai de l’année 1889 au Maroc. Le but de son périple était d’accompagner le ministre Patenôtre en mission diplomatique auprès du souverain du Maroc, en sa capitale de Fez (Fès), véritable ville sainte à l’époque. Loti nous raconte donc en détail ses aventures qui le conduiront de Tanger à Fez et puis Mékinez (Meknès). Il s’attache surtout à la nature de ce pays, en nous donnant de magnifiquses descriptions des paysages qu’il traverse, et à la culture des Marocains, peuple fortement hétéroclite (berbères, arabes, juifs, …) très attaché à ses traditions, et néglige volontairement les affaires politiques qui l’ont conduit à ce voyage.

Fès Ville d’ art
La musique Andalouse est le résultat d’un métissage entre la musique arabe, la musique afro-berbère et la musique pratiquée dans la péninsule Ibérique du temps où, en 711, sous le règne des Omeyades (661-750)
Tarik Ibnu Ziad conquiert la péninsule Ibérique pour y célébrer la gloire de l’islam. Cet art enrichira plus tard les folklores espagnols et donnera naissance notamment au flamenco. C’est un répertoire lyrique et instrumental transmis depuis des siècles confortant l’oralité par la conjonction de la théorie modale des tubû et d’un système particulier de formules rythmiques. Elle représente la musique classique profane. C’est sous le nom de tarab al- Âla, ou tout simplement al- Âla, que le répertoire classique des Nouba marocaines sera connu jusqu’à la diffusion travaux des Orientalistes des qui adoptent, des termes comme “musique andalouse- marocaine”, “musique arabo-andalouse-marocaine”, “musique andalouse-maghrébine” ou “musique hispano-musulmane”. Le professeur Mohammed El Fassi tranchera cette question en faisant remarquer que le terme “musique andalouse” est inadéquat, car il nie aux Marocains leur contribution à l’éclosion et au développement de la Nouba alors que le répertoire actuel leur doit beaucoup. Il fallait donc consacrer l’ancienne appellation al-Âla que le peuple utilisait en opposition au Samâ. Ainsi, les termes al- Âla, tarab al-Âla, Andaloussi pour souligner le caractère historique de la genèse et du développement du style Andalous, fassiya (originaire de Fès) ou tetouanniyya (originaire de Tétouan), sont utilisés seulement en langage familier, alors que les écrits savants et les manuscrits parlent de “musique andalouse- marocaine”, “musique arabo- andalouse-marocaine”, de tubû ou de Nouba.

La Nouba marocaine : La Nouba est une forme de la musique arabo-andalouse. Elle consiste en une suite chantée et instrumentée de différents poèmes entrecoupées de pièces musicales instrumentales, libres ou mesurées. L’ensemble est précédé d’une ou de deux introductions instrumentales. La Nouba est chantée à l’unisson par les instrumentistes en hétérophonie, c’est à dire par enchevêtrement des voix. Elle juxtapose une série de mouvements (cinq au Maroc) qui ne sont pas tous forcément interprétés lors d’une même exécution. Chacun d’eux adopte une formule rythmique particulière et la tendance générale est d’aller vers l’accélération. La Nouba est fondée sur la notion de mode que l’on nomme tab’ (caractère). C’est lui qui assure à la nouba sa cohérence et son identité. Un seul mode la dirige, mais des modes secondaires s’y greffent, discrets et en petit nombre. Il n’y a jamais de modulations brusques. Mais, en réalité, il n’y a pas d’interprétations standards de chaque Nouba. Elles varient en fonction des écoles et des praticiens.

Chants et musiques populaires berbères Les Berbères sont les premiers habitants du Maroc. Ils habitent essentiellement la partie montagneuse du Maroc, Le Rif et l’ Atlas

Les Aïssawas : C’est une confrérie qui se trouve principalement dans la région de Fès et de Meknès.
La confrèrie des Aïssawas été fondée au XVIème siècle par Sidi Mohammed Ben Aïssa appelé aussi Cheikh El Kamel.On raconte qu’à sa mort en 1526 bouleversé, l’un de ses disciples se mit en transe et lacéra ses vêtements et et son corp.Dans cet état, il alla jusqu’à dévorer cru un mouton et une chèvre.
Cette légende est à l’origine de deux pratiques fondamentales de la confrérie : la hadra (pratique collective de transe) et la frissa particulière aux Aïssawas.
Le moussem le plus important des Aïssawas se tient annuellement à Meknès près du sanctuaire du Cheikh Al Kamel, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohammed (QPSSL) Les Aïssawas se rendent également dans les maisons à la demande des familles : la lila (nuit) est une fête animée par les chants et la hadra, à l’occasion de la célébration d’un événement heureux, ou pour invoquer la baraka du Cheikh Al Kamel, ou pour résoudre des problèmes épineux. Dans la « Hadra » le nom de Dieu (allah) est invoqué inlassablement dans les prières jusqu’à prendre le corps puis l’esprit, de cet état découle la transe.

Chants Soufis :
Les soufis ont développé deux cérémonies associant la musique à leur quête spirituelle :
« Le Samaâ » :(Audition) Cérémonie faite de prière, de musique et de danses qui fait accéder à l’état de grâce et d’extase. Sa musique est surtout chantée, la part instrumentale étant beaucoup moins importante. Le concert se déroule sous la direction d’un maître spirituel, le cheikh, et le chant solo est exécuté par le « quawal » celui-ci étant choisi pour la beauté de sa voix. Les fidèles écoutent ce concert, assis et se laissent peu à peu gagner par la transe. Les instruments utilisés sont le tambour sur cadre et la flûte oblique Au cours du temps, d’autres instruments ont été employés. Essentiellement vocal, il s’agit avant tout de chanter les sourates du Coran et des vers de poésie. Le rythme et la mesure de ces vers déclenchent la transe.
« Le dikr » (au pluriel ladkar) est une prière qui peut être comparée à une litanie, le nom de Dieu est répété inlassablement jusqu’à prendre le corps puis l’esprit, amenant ainsi à un état de transe et à un anéantissement de la conscience. La pratique du dikr revêt deux aspects principaux : celui qui est solitaire et celui qui est collectif, ce dernier étant lié à la musique et à la danse. Sa pratique est différente de celle du samaâ dans la mesure où toute l’assemblée est prise par un état de transe. Le dikr est aussi dirigé par un maître spirituel, le cheikh auquel s’adjoignent les chanteurs. Les prières sont chantées et reprises en chœur par l’assemblée. Elles sont accompagnées très vite d’un mouvement du buste d’avant en arrière, ce mouvement introduit une ascension dans le chant jusqu’à amener l’état de transe. La transe ici est plus communielle. Le dikr a aussi une place importante dans toutes les étapes de la vie agricole : les labours, les moissons, le dépiquage, mais aussi le travail de la laine. L’invocation de façon répétitive du nom de Dieu vise à prévenir les effets néfastes sur les récoltes tels que la grêle, le gel, le vent trop fort. Les chants, aussi bien chantés par les hommes que par les femmes, sont un mélange d’arabe et de berbère. Ils ou elles se réunissent en séances au cours desquelles les versets font l’objet de répétitions dont le nombre est fixé par la tradition.

L’artisant fassi :

L’artisanat a de tout temps été l’activité économique phare de la ville. Il est intimement lié à l’histoire de la cité. L’artisanat est régi par des corporations formées de travailleurs exerçant le même métier. Il fonctionne selon une hiérarchie bien définie qui règle la formation de l’artisan et veille à la qualité des produits. Les artisans exerçant la même activité, sont groupés à Fès par quartiers, désignés par le nom de la spécialité : quartier des dabbaghines (des tanneurs), nejjarrines (menuisiers)… Les activités artisanales qui font toujours la renommée de Fès sont la bijouterie, boissellerie, poterie et céramique, maroquinerie, reliure, dinanderie et broderie. Fès est également réputée pour le tissage de tapis et la fabrication de zellige. Bien plus, les métiers traditionnels ont contribué à faire de Fès un pôle de rayonnement artistique, confirmé par l’inscription du site Idrisside comme patrimoine universel reconnu par l’UNESCO.

  • La céramique de Fès : Elle évoque l’histoire culturelle de Fès. Façonnée par des mains habiles de maîtres-artisans, la céramique à Fès est dotée de plusieurs fonctionnalités; jarre, pot et gargoulette pour la conservation de produits alimentaires solides ou liquides, plat assiette et jatte pour la présentation de mets, lampe à huile pour l’éclairage et brûle-parfum pour les fragrances. Qu’elle soit bleue ou polychrome, la céramique de Fès avec ses motifs décoratifs est un réel plaisir pour les yeux. Outre les produits exposés dans les musées et les centres d’artisanat, la collection privée contenant 120 céramiques émaillées du XVIIIème siècle au XXème siècle, qui appartiennent à la fondation Omar Benjelloun, vaut le déplacement.

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