L’artisanat et la céramique de Fès

L’artisanat a de tout temps été l’activité économique phare de la ville. Il est intimement lié à l’histoire de la cité. L’artisanat est régi par des corporations formées de travailleurs exerçant le même métier. Il fonctionne selon une hiérarchie bien définie qui règle la formation de l’artisan et veille à la qualité des produits. Les artisans exerçant la même activité, sont groupés à Fès par quartiers, désignés par le nom de la spécialité : quartier des dabbaghines (des tanneurs), nejjarrines (menuisiers)… Les activités artisanales qui font toujours la renommée de Fès sont la bijouterie, boissellerie, poterie et céramique, maroquinerie, reliure, dinanderie et broderie. Fès est également réputée pour le tissage de tapis et la fabrication de zellige. Bien plus, les métiers traditionnels ont contribué à faire de Fès un pôle de rayonnement artistique, confirmé par l’inscription du site Idrisside comme patrimoine universel reconnu par l’UNESCO.

La céramique de Fès : Elle évoque l’histoire culturelle de Fès. Façonnée par des mains habiles de maîtres-artisans, la céramique à Fès est dotée de plusieurs fonctionnalités; jarre, pot et gargoulette pour la conservation de produits alimentaires solides ou liquides, plat assiette et jatte pour la présentation de mets, lampe à huile pour l’éclairage et brûle-parfum pour les fragrances. Qu’elle soit bleue ou polychrome, la céramique de Fès avec ses motifs décoratifs est un réel plaisir pour les yeux. Outre les produits exposés dans les musées et les centres d’artisanat, la collection privée contenant 120 céramiques émaillées du XVIIIème siècle au XXème siècle, qui appartiennent à la fondation Omar Benjelloun, vaut le déplacement.

La tradition musicale de Fès

 

La musique Andalouse est le résultat d’un métissage entre la musique arabe, la musique afro-berbère et la musique pratiquée dans la péninsule Ibérique du temps où, en 711, sous le règne des Omeyades (661-750)
Tarik Ibnu Ziad conquiert la péninsule Ibérique pour y célébrer la gloire de l’islam. Cet art enrichira plus tard les folklores espagnols et donnera naissance notamment au flamenco. C’est un répertoire lyrique et instrumental transmis depuis des siècles confortant l’oralité par la conjonction de la théorie modale des tubû et d’un système particulier de formules rythmiques. Elle représente la musique classique profane. C’est sous le nom de tarab al- Âla, ou tout simplement al- Âla, que le répertoire classique des Nouba marocaines sera connu jusqu’à la diffusion travaux des Orientalistes des qui adoptent, des termes comme “musique andalouse- marocaine”, “musique arabo-andalouse-marocaine”, “musique andalouse-maghrébine” ou “musique hispano-musulmane”. Le professeur Mohammed El Fassi tranchera cette question en faisant remarquer que le terme “musique andalouse” est inadéquat, car il nie aux Marocains leur contribution à l’éclosion et au développement de la Nouba alors que le répertoire actuel leur doit beaucoup. Il fallait donc consacrer l’ancienne appellation al-Âla que le peuple utilisait en opposition au Samâ. Ainsi, les termes al- Âla, tarab al-Âla, Andaloussi pour souligner le caractère historique de la genèse et du développement du style Andalous, fassiya (originaire de Fès) ou tetouanniyya (originaire de Tétouan), sont utilisés seulement en langage familier, alors que les écrits savants et les manuscrits parlent de “musique andalouse- marocaine”, “musique arabo- andalouse-marocaine”, de tubû ou de Nouba.

La Nouba marocaine : La Nouba est une forme de la musique arabo-andalouse. Elle consiste en une suite chantée et instrumentée de différents poèmes entrecoupées de pièces musicales instrumentales, libres ou mesurées. L’ensemble est précédé d’une ou de deux introductions instrumentales. La Nouba est chantée à l’unisson par les instrumentistes en hétérophonie, c’est à dire par enchevêtrement des voix. Elle juxtapose une série de mouvements (cinq au Maroc) qui ne sont pas tous forcément interprétés lors d’une même exécution. Chacun d’eux adopte une formule rythmique particulière et la tendance générale est d’aller vers l’accélération. La Nouba est fondée sur la notion de mode que l’on nomme tab’ (caractère). C’est lui qui assure à la nouba sa cohérence et son identité. Un seul mode la dirige, mais des modes secondaires s’y greffent, discrets et en petit nombre. Il n’y a jamais de modulations brusques. Mais, en réalité, il n’y a pas d’interprétations standards de chaque Nouba. Elles varient en fonction des écoles et des praticiens.

Chants et musiques populaires berbères Les Berbères sont les premiers habitants du Maroc. Ils habitent essentiellement la partie montagneuse du Maroc, Le Rif et l’ Atlas

Les Aïssawas : C’est une confrérie qui se trouve principalement dans la région de Fès et de Meknès.
La confrèrie des Aïssawas été fondée au XVIème siècle par Sidi Mohammed Ben Aïssa appelé aussi Cheikh El Kamel.On raconte qu’à sa mort en 1526 bouleversé, l’un de ses disciples se mit en transe et lacéra ses vêtements et et son corp.Dans cet état, il alla jusqu’à dévorer cru un mouton et une chèvre.
Cette légende est à l’origine de deux pratiques fondamentales de la confrérie : la hadra (pratique collective de transe) et la frissa particulière aux Aïssawas.
Le moussem le plus important des Aïssawas se tient annuellement à Meknès près du sanctuaire du Cheikh Al Kamel, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohammed (QPSSL) Les Aïssawas se rendent également dans les maisons à la demande des familles : la lila (nuit) est une fête animée par les chants et la hadra, à l’occasion de la célébration d’un événement heureux, ou pour invoquer la baraka du Cheikh Al Kamel, ou pour résoudre des problèmes épineux. Dans la « Hadra » le nom de Dieu (allah) est invoqué inlassablement dans les prières jusqu’à prendre le corps puis l’esprit, de cet état découle la transe.

Chants Soufis :
Les soufis ont développé deux cérémonies associant la musique à leur quête spirituelle :
« Le Samaâ » :(Audition) Cérémonie faite de prière, de musique et de danses qui fait accéder à l’état de grâce et d’extase. Sa musique est surtout chantée, la part instrumentale étant beaucoup moins importante. Le concert se déroule sous la direction d’un maître spirituel, le cheikh, et le chant solo est exécuté par le « quawal » celui-ci étant choisi pour la beauté de sa voix. Les fidèles écoutent ce concert, assis et se laissent peu à peu gagner par la transe. Les instruments utilisés sont le tambour sur cadre et la flûte oblique Au cours du temps, d’autres instruments ont été employés. Essentiellement vocal, il s’agit avant tout de chanter les sourates du Coran et des vers de poésie. Le rythme et la mesure de ces vers déclenchent la transe.
« Le dikr » (au pluriel ladkar) est une prière qui peut être comparée à une litanie, le nom de Dieu est répété inlassablement jusqu’à prendre le corps puis l’esprit, amenant ainsi à un état de transe et à un anéantissement de la conscience. La pratique du dikr revêt deux aspects principaux : celui qui est solitaire et celui qui est collectif, ce dernier étant lié à la musique et à la danse. Sa pratique est différente de celle du samaâ dans la mesure où toute l’assemblée est prise par un état de transe. Le dikr est aussi dirigé par un maître spirituel, le cheikh auquel s’adjoignent les chanteurs. Les prières sont chantées et reprises en chœur par l’assemblée. Elles sont accompagnées très vite d’un mouvement du buste d’avant en arrière, ce mouvement introduit une ascension dans le chant jusqu’à amener l’état de transe. La transe ici est plus communielle. Le dikr a aussi une place importante dans toutes les étapes de la vie agricole : les labours, les moissons, le dépiquage, mais aussi le travail de la laine. L’invocation de façon répétitive du nom de Dieu vise à prévenir les effets néfastes sur les récoltes tels que la grêle, le gel, le vent trop fort. Les chants, aussi bien chantés par les hommes que par les femmes, sont un mélange d’arabe et de berbère. Ils ou elles se réunissent en séances au cours desquelles les versets font l’objet de répétitions dont le nombre est fixé par la tradition.

Ils sont passés par Fès

Ils sont passés par Fès : La cité a été le passage obligé de personnalités historiques et hommes de sciences et de lettres qui y ont reçu et donné le savoir et qui ont fait de la ville un centre intellectuel parmi les plus importants de l’occident musulman.

  • Ibn Rochd Avéroés (Philosophe 1126- 1198)Averroès est le nom sous lequel est connu en occident le philosophe savant arabo espagnol Ibn Rochd célèbre peneurl médiéval d’expression arabe. Auteur des célèbres commentaires sur Aristote, il mit au point une méthode d’exégèse critique du livre coranique permettant d’en relativiser la lecture littérale pour approfondir davantage l’intelligence des textes de la révélation. Sa lecture éclairée a barré la route à ce que l’on appelle aujourd’hui le fondamentalisme ou l’intégrisme qui ne frappent que les intelligences aveuglées
  • Abu Arabi (Philosophe 1165- 1240)
  • Abou Bakr Mohammed Muhyi-al-din, philosophe, théologien et poète mystique, né à Murcie en Espagne en 1165 et mort en 1240 à Damas (Syrie). Il a reçu une éducation coranique traditionnelle et manifesta assez rapidement une vocation mystique qui l’a conduit à se consacrer entièrement à Dieu à travers le soufisme, dont il deviendra une figure prépondérante. L’influence du soufisme sur la théologie musulmane deviendra plus importante encore grâce aux travaux d’Ibn Arabi. Il aurait rédigé plus de cent cinquante ouvrages. Une dizaine seulement d’entre eux est accessible aujourd’hui. À l’âge de soixante ans, il s’installa à Damas ou il rédigea la part essentielle de l’œuvre conservée. Ses théories, sa vision de Dieu et du monde ont marqué l’Islam et orienté, non seulement, la mystique soufie, mais toute la philosophie musulmane.
  • Ibn Khaldoun (sociologue 1331-1406)
    Un des plus grands historiens du monde arabo-musulman, il a été l’un des premiers théoriciens de l’histoire des civilisations. Il est souvent reconnu comme le père de la sociologie moderne.
  • Maîmonid (philosophe1135-1204)De son nom hébraïque, Moshé Ben Maïmonide, il est considéré comme l’un des plus grands modèles de la pensée judéo musulmane, conciliant la tradition, la révélation, la philosophie et la science. Espagnol, écrivant en arabe, Maïmonide symbolise cette Andalousie médiévale musulmane où régna une grande effervescence intellectuelle et une certaine harmonie entre les membres des trois religions du Livre, qui y cohabitèrent plusieurs siècles durant. Ses œuvres continuent d’être étudiées, non seulement par des étudiants et intellectuels du monde juif, pour lesquels elles étaient prioritairement destinées, mais aussi par des penseurs musulmans et chrétiens.
  • Colette –( Journaliste française 1873-1954) Gabrielle Sidonie Colette est née à Saint-Sauveur- en-Puisaye (Bourgogne) en janvier 1873. Elle est issue d’une famille modeste, son père lui ayant transmis sa passion pour la littérature. Colette n’hésite pas à s’embarquer pour le Maroc, envoyée par Paris-Soir pour relater, en 1938, le procès d’assises d’Oum El Hassan propriétaire d’une maison close accusée d’avoir assassiné des prostituées. En 1945, Colette est élue membre de l’Académie Goncourt. Elle meurt en août 1954 à Paris
  • Pierre Loti (Ecrivain Français 1850-1923)
    Julien Viaud de son vrai nom, fut officier de marine, grand voyageur et surtout romancier. Dans le récit personnel de son voyage au sein de l’ambassade à Fès au printemps 1889, Pierre Loti met en scène l’Athènes africaine avec le génie d’un peintre orientaliste. De l’extraordinaire réception offerte par le Sultan Moulay- Hassan, au spectacle interdit des terrasses réservées aux femmes, il faut que la lumière brille sur des ruines pour séduire le célèbre voyageur qui se disait avoir l’âme à moitié arabe. Pierre Loti, l’éternel nostalgique et voyageur impénitent, nous raconte ici son voyage effectué entre avril et mai de l’année 1889 au Maroc. Le but de son périple était d’accompagner le ministre Patenôtre en mission diplomatique auprès du souverain du Maroc, en sa capitale de Fez (Fès), véritable ville sainte à l’époque. Loti nous raconte donc en détail ses aventures qui le conduiront de Tanger à Fez et puis Mékinez (Meknès). Il s’attache surtout à la nature de ce pays, en nous donnant de magnifiquses descriptions des paysages qu’il traverse, et à la culture des Marocains, peuple fortement hétéroclite (berbères, arabes, juifs, …) très attaché à ses traditions, et néglige volontairement les affaires politiques qui l’ont conduit à ce voyage.

Histoire de Fès

HISTOIRE :
Les dynasties se succédèrent à Fès, laissant derrière elles de somptueux palais, mosquées, jardins et médersas… C’est ainsi que Fès devient rapidement le centre spirituel et culturel du Maroc.

À la fin du VIIème siècle, fuyant l’hégémonie des Abbassides à Bagdad, Idriss Ier, descendant du Prophète Sidna Mohammed (QPSSL), se réfugie chez les Berbères du Maroc central. Soutenu par de nombreuses tributs qui le proclament roi du Maroc, il fonda en 789 après JC sa capitale sur la rive droite de Oued Al Jawahir (devenu plus tard Oued Fès). A Sa mort sonf fils Idriss II, achève les travaux sur la rive gauche de l’Oued et décide en 809 d’y établir le siége de la dynastie. Cette cité devint la première ville islamique du pays. Elle accueille quelques années plus tard, plusieurs centaines de réfugiés politiques d’Andalousie, de Cordoue. Cette population a été renforcée par l’arrivée de Juifs d’Andalousie et, sept ans plus tard, de 300 familles d’artisans et de commerçants de Kairouan (Ville de Tunis). Fès El Bali s’articule autour de la célèbre mosquée de la Quaraouyine et de multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux. Sous le règne des Almoravides, notamment celui de Youssef Ben Tachfine, Fès connaît un essor artistique et intellectuel marqué par l’édification en 1096 du Collège des patients Almoravides, médersa dotée d’une bibliothèque, et par la réouverture de la route saharienne de l’or. Au milieu du XIIème siècle, le Sultan almohade, Abd el-Moumem, s’empare de la ville, «fréquentée par les voyageurs de tous les pays».

Ses habitants commercent avec l’Espagne, le Maghreb central, L’orient et même quelques pays chrétiens. La ville prospère. En 1250, Fès redevient la capitale de l’empire mérinide pour deux siècles. Le rayonnement de Fès atteint son apogée avec la dynastie mérinide. Les souverains mérinides édifièrent une ville nouvelle qui fut le siège de leur pouvoir et nommée Al- Médina Al-Bayda (la ville blanche). Un autre nom «Fès Jdid» lui fut donné par opposition à «Fès El-Bali». Ils introduisirent la nouvelle institution officielle que fut la médersa pour diffuser la doctrine Malékite et former un corps de fonctionnaires pour la justice, l’administration et l’État. Enfin, ils enrichirent la ville de nouveaux équipements: fondouks, fontaines, bains, fours, moulins, ponts, etc.
Fès connaîtra son âge d’or au début du XIVème siècle. Dans la seconde moitié du XVème siècle, Fès est atteinte par les troubles qui règnent dans le royaume à la fin de la dynastie mérinide. Elle est marquée par l’apparition de la nouvelle dynastie Beni Wattas en 1471, avec l’arrivée de Musulmans et de Juifs chassés d’Espagne en 1492 et, indirectement, avec l’arrivée de Portugais dans les ports atlantiques. En 1666. Moulay Rachid rétablit l’ordre, relance le commerce et choisit à nouveau Fès comme capitale. Après une longue période d’agitation dans la première moitié du XVIIIème siècle, la ville retrouvera son calme et son prestige.

Concurrencée par l’activité économique naissante de Casablanca, au XIXème siècle. Fès maintient son rayonnement spirituel, intellectuel et commercial.

Le Royaume Idrisside
Après le décès du Prophète Sidna Mohammed, (QPSSL) en 632, d’interminables guerres de succession rythmeront l’histoire de l’Islam. Acteur cette guerre fratricide, Idriss ben Abdallah, descendant de Fatima et d’Ali (la fille et le gendre du Prophète Sidna Mohammed, QPSSL), prend les armes contre les Abassides de Bagdad. Afin d’échapper aux sanglantes représailles du Calife Haroun El Rachid, Idriss trouve refuge au Maroc, à Oualili (Volubilis)

Les tribus berbères de la région, récemment islamisées, séduites par cet homme pieux et érudit, le désignent comme leur chef et imâm (788). Cette alliance est scellée par le mariage d’Idriss avec une princesse berbère, Lalla Kenza. Haroun, furieux d’apprendre la création de ce royaume indépendant, fait empoisonner Idriss 1er en 791. Son fils posthume Idriss II, est reconnu comme nouveau chérif (titre donné aux descendants du Prophète Sidna Mohammed , QPSSL) en 809 ; la première dynastie marocaine est née. Idriss II continue l’œuvre de son père. Il accroit son autorité sur de nouvelles régions et dote son royaume d’un État organisé Fès est promue capitale et accueille nombre d’immigrés venus de Cordoue et de Kairouan qui feront de la ville un haut lieu intellectuel et spirituel. Idriss II meurt en 828. Il laisse dix fils qui remettront en cause son travail d’unification.

Bien que fragilisés par d’incessantes guerres de succession, les Idrissides sont proclamés, au début du XIème siècle, califes de Cordoue. Mais, le morcellement de l’Espagne entraîne leur décadence et leur disparition en 1055, date de la prise de Sijilmassa par des conquérants réformistes, les Almoravides.

Parc national de Tazekka

Le Parc National de Tazekka est situé dans la partie la plus septentrionale du Moyen Atlas, à proximité de la ville de Taza qui se trouve au nord-est du parc à quelques 21 km à vol d’oiseau du noyau du parc (Cédraie de Tazekka) et à 46 km par la route.
Le Parc s’insère dans un remarquable circuit touristique d’une longueur totale de 76 km (route secondaire n° 311), qui commence à partir de la ville de Taza, passant à proximité d’une série de curiosités naturelles (cascades, grottes, grandes étendues boisées,…). En outre il permet de traverser des contrées particulièrement pittoresques: douar classé de Sidi Majbeur en particulier, pour rejoindre de nouveau la route principale n° 1 à Sidi Abdellah, près de la localité dite Oued Amlil.
Le Parc National du Tazekka, a été créé le 11 juillet 1950 par arrêté viziriel sur une superficie initiale de 680 hectares, correspondant à la futaie de cèdres de l’Atlas (Cedrus Atlantica) qui coiffe le sommet du massif du Tazzeka à 1980 mètres d’altitude. Elle témoigne de l’ancienne extension des cédraies marocaines, soit celles du Moyen Atlas ou celles du Rif. Les dynamiques endogènes à l’écosystème forestier nécessitent en général des superficies de l’ordre du millier d’hectares pour s’exprimer correctement, l’unité écologique fonctionnelle s’établissant alors à partir des limites de celles-ci. Dans le cas du Parc National du Tazekka, l’illustration de ce principe y apparaît très nettement avec l’extension naturelle de la cédraie sur les versants nord et est du massif, les jeunes cèdres se trouvant en dehors des limites du Parc. Sa superficie et son zonage ont donc été entièrement repensés. Ainsi, en 1993, les services forestiers ont proposé son extension à 12 700 hectares. Ce n’est que le 8 octobre 2004 que le décret ministériel d’extension du Parc a été signé. Aujourd’hui, il coiffe un territoire d’une superficie égale à 13 737 hectares incluant des villages et leurs habitants, dont le noyau est la cédraie du massif du Tazekka
La diversité des paysages, les forêts, les réserves d’eau douce et l’air pur du Parc constituent pour le Maroc des éléments irremplaçables. Le Tazekka est le principal pourvoyeur d’eau de source de toute une région située en aval, il est surnommé le château d’eau. Or l’habitude est prise depuis longtemps de considérer les apports principaux de la montagne comme gratuits : l’eau des rivières, les réserves de biodiversité et d’air pur sont des biens non monétarisés. Seuls les produits miniers ont provoqué autrefois un transfert d’argent capable d’influer vraiment sur les infrastructures et les équipements des zones d’extraction. L’exploitation de ces gisements n’a créé dans le Parc que des îlots de prospérité éphémères, retombés dans la médiocrité dès la fin de la production et ayant des impacts négatifs sur le paysage environnant.
L’exploitation sauvage a engendré une surexploitation des ressources naturelles, notamment celles du bois pour le chauffage. Ceci a entraîné le massif du Tazekka dans un cycle de dégradation dont il était aujourd’hui urgent de sortir. Le Parc a donc été créé en 1950 dans le but de protéger la cédraie au sommet du massif du même nom qui menaçait de disparaître sans l’intervention de l’Etat. Au centre du Parc, le Tazekka est également recouvert par des peuplements de chêne vert, de chêne zeen et de chêne liège situés à des altitudes plus basses que la futaie de cèdres.
La superficie du Parc a été étendue pour conserver d’autres ressources naturelles qui présentent des atouts remarquables. A l’est, une forêt de chêne vert non aménagée, entrecoupée de cultures en sec et bordée par une vaste dépression où les habitants pratiquent la céréaliculture intensive. A l’ouest, une forêt de chêne liège aménagée, de grande importance économique, à la fois pour sa production de liège et pour sa production pastorale.
Le sommet isolé de Tazekka sert de condensateur à l’humidité atmosphérique ; c’est ainsi qu’en hiver, il est plus fréquemment auréolé de nuages que les montagnes pourtant plus élevées, situées au sud. Il reçoit en outre, annuellement environ 1800 mm d’eau notamment sous forme d’importantes chutes de neige qui, sous l’action du vent, s’accumulent en congères de plusieurs mètres de hauteur.
A l’exception du sommet précité, le Parc National reçoit annuellement des précipitations variables d’une station à l’autre, qui oscillent entre 430 mm (du côté Est à Maghraoua) et 1.270 mm à Bab Bou Idir.
L’enneigement, d’une durée moyenne de 30 jours, se produit chaque année, entre octobre et avril, et touche presque toutes les parties du Parc National.
Les étés sont doux, alors que les hivers sont assez accentué.
En hiver, les vents humides de l’ouest dominent. Ils déchargent leur humidité sur les hauteurs du Parc. En été, par contre, les vents d’est (vents chaux et secs) comme ceux de l’ouest, offrent les mêmes fréquences.
Le Tazekka, isolé à 30 km au nord de la chaîne principale du Moyen Atlas, est constitué par un noyau de roches anciennes, résistantes, sur lequel semblent s’être butés et moulés des plissements qui forment la zone montagneuse très tourmentée de la région sud de Taza.
Le sommet de Tazekka, situé au cur du Parc, est le point de convergence de nombreuses crêtes, dont la principale a une orientation nord sud, séparées par des vallées profondes et sauvages.
Le relief du Parc National de Tazekka est essentiellement constitué de versants, de crêtes aiguës et vallées étroites et très profondes, en particulier dans sa partie occidentale.
Néanmoins, dans la partie tabulaire calcaire, le relief est beaucoup plus doux, et le phénomène de Karstification est très accentué : les nombreuses gouffres et grottes dans la portion orientale en témoignent.
La quasi – totalité du parc National de Tazekka fait partie du bassin versant de l’oued Inaouène qui se jette dans l’oued Sebou, un des principaux grand cours d’eau du Maroc.
Le Parc National de Tazekka constitue donc, grâce aux massifs de Tazekka et de Jbel Bou Massoûd, d’énormes châteaux d’eau. Les résurgence et les sources sont alors très nombreuses.
Equipements sur place :
– Le gite d’étapes d’Aïn Bechar:
Le gîte d’étapes d’Aïn Bechar est le seul qui existe dans le Parc. Il est ouvert toute l’année et a été créé par son propriétaire le 8 septembre 2003. En raison des difficultés d’approvisionnement en nourriture vu l’enclavement du douar, il est préférable d’annoncer son arrivée quelques jours avant son départ. La femme du propriétaire cuisine des menus relativement simples et les touristes peuvent manger avec l’habitant dans une pièce typiquement marocaine avec des banquettes et des tapis. Le gîte, relié au réseau électrique, comprend une chambre pouvant accueillir jusqu’à six personnes. Une petite pièce fait office de douches et de toilettes, du même modèle que les sanitaires des habitants locaux.

– Les campings:
Dans le Parc, deux campings officiels existent, l’un se trouve à Bab-Boudir, l’autre à Ademame. Les deux sont ouverts uniquement en juillet et août.
Le camping d’Ademame a la particularité d’être réservé à des groupes d’adultes et d’enfants marocains.
Le camping de Bab-Boudir est accessible à tous. En période d’affluence, la priorité est donné aux familles plutôt qu’aux jeunes célibataires qui peuvent camper dans la nature. Il s’intègre parfaitement bien dans le paysage, il est recouvert d’herbe et des chênes verts protègent les campeurs du soleil, tout comme à Ademame.

– Cafés:
Il existe plusieurs cafés dans le Parc mais les plus accessibles de la route S 420 sont ceux de Ras El Ma, de Friouato et de Bab-Boudir.
A Ras El Ma, un premier café a été construit en 1950. En 1981, un café et deux boutiques où les propriétaires vendent essentiellement des denrées alimentaires ont été créés. Ce douar est le seul du Parc à disposer d’une téléboutique.
A Friouato, un café est ouvert depuis 1997. Le propriétaire vend aussi des denrées alimentaires (biscuits, bonbons, …) tout comme le guichetier qui vend les entrées pour aller au gouffre. Une remarque peut être faite à l’ensemble des cafés : leurs fenêtres étroites ne permettent pas aux touristes d’admirer le paysage à l’extérieur. Cependant, ils sont tous dotées d’une terrasse extérieure dont la plus admirable est celle de Friouato placée en hauteur. A Friouato, en plus du café, des tables et des tabourets en bois sont dispersés sur une petite surface boisée.
A Bab-Boudir, nous avons noté la présence de deux cafés. Le premier date de 1934 et se situe en face du complexe récréatif. Il n’est ouvert que de juillet à septembre. Le second existe depuis 1999 et ouvre ses portes tout au long de l’année. Il est à l’entrée du centre d’estivage au bord de la route secondaire S 420.

– Le complexe récréatif de Bab-boudir:

Ce complexe date de la colonisation française. Il est composé d’une piscine ouverte en juillet et en août, d’un terrain de jeux et d’une petite scène utilisée lors du festival.

– Le centre d’informations de Bab-boudir:
Ce centre a été créé en 1994 à côté du poste forestier. Nous y trouvons des informations sur le Parc ainsi que des activités éducatives pour les enfants dans le but de les sensibiliser à l’environnement. Un point d’observation doté d’une longue vue est placée sur le toit du centre.
– Les aires de repos :
Le Parc est doté de deux aires de repos créées en 1994, une après le douar de Sidi Majbeur à l’entrée du Parc nommée « Les Oiseaux » et l’autre en face de la réserve à cerfs. Elles comprennent des tables et tabourets en bois ainsi que des poubelles et des sanitaires fermés la majeure partie de l’année. Ce sont des aires ombragées par des chênes verts pour la première et des chênes lièges pour la seconde. Des places de parking permettent aux visiteurs de stationner leur véhicule. L’ambiance très calme est propice au repos. A l’aire « Les Oiseaux », nous pouvons nous faire bercer par le chant des oiseaux : des cavités dans les rochers calcaires étant très proches, elles constituent des niches pour les oiseaux qui viennent siffler dans les arbres de cette aire de repos.
Les deux parkings avec vue panoramique:
La première vue panoramique se situe après le douar de Ras El Ma avant l’entrée du Parc. Elle offre un panorama sur la ville de Taza, le début de la chaîne péri-rifaine et le périmètre de reboisement à base de pins.
La seconde est localisée peu avant le sentier de La Cédraie et du Chêne zeen et propose une vue sur le Bou Iblane dont le sommet est enneigé même l’été et sur les forêts de chêne vert et de chêne zeen.
Des places de parking permettent aux visiteurs de s’arrêter pour admirer le paysage.
– Les informations sur toutes les règles à observer sont disponibles aux services des Eaux et Forêts. Si vous avez des questions, ou vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à contacter le poste le plus proche bureau des Eaux et Forêts.

Des règles de conduite :
– Faites très attention, vous êtes responsable pour votre propre sécurité. Ne prenez pas de risque. Quand vous êtes dans la forêt, ne campez pas sur les sentiers, ne nagez pas dans les ravins et n’entrez pas dans les grottes. Ne vous risquez pas inutilement.

– Vous pouvez collaborer à la conservation et au maintien de l’aspect naturel du Parc National de Tazekka. Pour cela, Dix règles minimales sont à observer. Il vous suffit de :
1- Eviter d’abattre, d’endommager, d’enlever ou d’introduire un arbre, un arbuste, une plante herbacée ou partie de ceux-ci.
2- Eviter d’abattre, de capturer, de mutiler, de déranger, ou de nourrir les animaux sauvages.
3- Eviter de peinturer, d’altérer, ou de prélever les roches ou autres formations naturelles.
4- Eviter d’allumer les feux en forêt ou hors endroits prévus à cette fin.
5- Pratiquer vos activités aux endroits aménagés à cette fin.
6- Avertir le personnel du parc de tout événement spécial, observation de phénomènes naturels à enregistrer ou à protéger, bris d’équipement, incendie..
7- Garer les voitures dans les aires de stationnement prévues.
8- Rapporter tout déchets à la fin de votre séjour de visite.
9- Suivre les conseils du personnel du parc.
10- Informer le personnel du parc de toutes suggestions de nature à améliorer la qualité de l’accueil et des équipements.
Règles

source : http://www.tazekka.com/

Fez y su región

Fez, ciudad de las mil y una noches, capital histórica, espiritual y cultural de Marruecos, es una parada obligada para los amantes de la cultura, la historia y la arquitectura árabe.

Ubicada en un valle en las estribaciones del Atlas Medio, Fez, prestigiosa casa de la civilización musulmana y cuna de la cultura bereber y de los árabes de Andalucía, fascina con su rica historia y su arquitectura hispanomusulmana, su medina medieval de Fez el-Bali, la belleza de sus monumentos y el esplendor de sus mansiones. Fundada a finales del siglo VIII por Idriss II, esta ciudad milenaria es una de las ciudades más antiguas del Islam. Conocida en el pasado como la « Atenas de África », Fez fue, desde su nacimiento, descrita y amada por poetas, historiadores y columnistas del mundo entero tales como Ibn Jaldún, León el Africano… y ha acogido a muchos sabios de Andalucía.

La influencia intelectual de su universidad coránica, su famosa mezquita Quaraouiyne, sus edificios inspirados del arte árabe-andaluz hacen de ella, con el tiempo, el centro religioso y cultural del Reino de Marruecos.

Sus monumentos, paredes, el ambiente medieval de sus calles estrechas y tortuosas, mezquitas, palacios, fondouks y madrazas (escuelas islámicas) que han ido apareciendo a lo largo de doce siglos de historia, compiten entre sí por la belleza de sus ornamentos: madera y bronces tallados, azulejos, moucharabiehs, columnas y yeso esculpido. Son testigos del genio y la experiencia de sus creadores – talentosos artesanos del Este y Andalucía

Declarada como  » Patrimonio Universal de la Humanidad ‘por la UNESCO desde 1981, esta « ciudad museo » ha conservado sus tradiciones a lo largo del tiempo (universidad, madrazas, artesanía, …) mientras se convertía en una ciudad moderna y turística muy activa, con sus palacios, hoteles, riads, casas de huéspedes, campos de golf, restaurantes, spas, entretenimiento y espectáculos … ahora es una parada obligada para los amantes de la historia y la arquitectura hispanomusulmana.

HISTORIA:

Las dinastías se sucedieron en Fez, dejando atrás palacios suntuosos, mezquitas, madrazas y jardines… Es así que Fez se fue rápidamente convirtiendo en el centro espiritual y cultural de Marruecos.

A finales del siglo VII, huyendo de la hegemonía de los abasíes de Bagdad, Idriss I, descendiente del profeta Mahoma, se refugió entre los bereberes del centro de Marruecos. Con el apoyo de muchas tribus que le proclamaron rey de Marruecos. Fundó en el año 789 dC su capital, en la orilla derecha del Oued Al Jawahir (más tarde Oued Fez). Tras su muerte, su hijo Idriss II, completo el trabajo en la orilla izquierda del Oued y decidió establecer la sede de la dinastía en Fez en 809. Esta ciudad se convirtió en la primera ciudad islámica, que albergo unos años más tarde, cientos de refugiados políticos de Andalucía, y precisamente de Córdoba. Esta población se ha reforzado con la llegada de los Judios de Andalucía y, siete años más tarde, 300 familias de artesanos y comerciantes de la ciudad de Kairouan (Túnez). Fes el Bali se basaba en la famosa mezquita de Quaraouyine y múltiples herencias religiosas, culturales y arquitectónicas. Bajo el reino de los Almorávides, incluido el de Youssef Ben Tachfine, Fes experimento un auge artístico e intelectual marcado por la construcción en 1096 del Colegio de pacientes almorávides, es una madraza equipada con una biblioteca, y la reapertura de la ruta de oro del Sahara. A mediados del siglo XII, el sultán almohade Abd el-Moumem, se apodero de la ciudad, que en aquel entonces era “el lugar de encuentro de viajeros de todos los países. »

Sus habitantes comerciaban con España, el Magreb central, Oriente e incluso con algunos países cristianos. La ciudad próspera. En 1250, Fez se convierte en la capital del imperio Mérini durante dos siglos. El prestigio de Fez alcanzó su pico con los Merinís. Los soberanos Merinis construyeron una nueva ciudad que fue la sede de su poder y la nombraron a Al-Medina Al-Bayda (Ciudad Blanca). Otro nombre « Fes Jdid » le fue dado en lugar de « Fez el-Bali. » introdujeron también la nueva institución oficial que la madraza con el fin de difundir la doctrina Maliki y formar un cuerpo de funcionarios para la justicia, la administración y el Estado. Por último, enriquecieron la ciudad con nuevos monumentos: fondouks, fuentes, baños, hornos, molinos, puentes, etc.

Fez tendrá su apogeo a principios del siglo XIV. En la segunda mitad del siglo XV, Fez está afectada por los disturbios que prevalecen en el Reino y que marcaron el fin de los merinís. Ese malestar se caracterizo por la aparición de la nueva dinastía Beni Wattas en 1471 con la llegada de los musulmanes y los Judios expulsados ​​de España en 1492 e, indirectamente, con la llegada de los portugueses en los puertos del Atlántico. En 1666. Moulay Rachid restablece el orden, impulsa el comercio y elige de nuevo Fez como capital. Después de un largo período de agitación en la primera mitad del siglo XVIII, la ciudad recuperó su calma y su prestigio.

Compitiendo con la actividad económica creciente en Casablanca en el siglo XIX, Fez supo mantener su carácter espiritual, intelectual y comercial.

El Reino Idrissi

Después de la muerte del profeta Mahoma en el año 632, interminable guerras se sucedieron y marcaron la historia del Islam. Actor de esta guerra fratricida, Idris bin Abdullah, descendiente de Fátima y Ali (hija y yerno del Profeta Mohama) se levantó en armas contra los abasíes de Bagdad. Para escapar de las represalias sangrientas del califa Harun al-Rashid, Idriss encontró refugio en Marruecos, y precisamente en Volubilis.

Las tribus bereberes de la región, recientemente islamizadas, fueron seducidas por este hombre piadoso y erudito que designaron como su líder e imán ( en 788). Esta alianza fue sellada por el matrimonio de Idriss con una princesa Berber Lalla Kenza. Haroun, furioso de aprender la creación de este reino independiente, enveneno Idriss I en 791. Su hijo Idriss II, es reconocido como nuevo Sherif (título dado a los descendientes del profeta Mahoma) en 809; la primera dinastía marroquí nació. Idriss II continúa la obra de su padre. Aumentó su autoridad sobre nuevas áreas y desarrollo en su reino de un estado organizado donde se promueve a Fez como capital que acoge muchos inmigrantes de Córdoba y Kairouan que harán de la ciudad un lugar de alto nivel intelectual y espiritual. Idriss II murió en 828. Dejó diez hijos que van a cuestionar su labor de unificación.

Aunque debilitados por las guerras de sucesión incesantes, los idrisíes fueron proclamados, a principios del siglo XI, califas de Córdoba. Pero la fragmentación de España provoca su decadencia y su desaparición en 1055, fecha de la toma de cuando la decisión Sijilmassa por conquistadores reformistas, los almorávides.

Visitas

Dar un paseo en la medina, incluido por los mismos habitantes de Fez, requiere recordar la sucesión de las diversas puertas.

Fes el Bali (Medina) una ciudad más allá del tiempo

Ciudad medieval fundada en 809 por los Idrisi, « Fes el Bali » es la cuna de la cultura bereber y árabe andaluz y el corazón histórico de la ciudad y de Marruecos. Tiene hoy en día, con sus barrios, sus zocos, mezquitas, madrazas y sus edificios, un patrimonio único. Para descubrir Fez el Bali, hay varias rutas. Le recomendamos descubrir la historia de esta ciudad a través de tres grandes puertas: Bab Boujloud, Bab El Ftouh o Bab El Guissa

Los Babs

Bab Boujeloud

Construida en el siglo XII por los almohades, Bab Boujloud es una de las más bellas puertas de la Medina de Fez, con sus azulejos azules y verdes y madera de cedro y estuco tallado… Restaurada en 1912, la puerta conduce al barrio del mismo nombre y de allí se puede acceder a la madraza Bou Inania y la mezquita Sidi Lazaz.

Bab Ftouh

Esta puerta de la ciudad fue construida por el segundo hijo del Emir Zenete, Dounas, en el lugar de una puerta más antigua. Fue reconstruida durante el reino de Sidi Mohammed ben Abdallah, en la mitad del siglo XVIII.

Las madrazas

La Mezquita Karaouine: Esta es la más grande Madraza. Fundada en el siglo IX, es la universidad más antigua de la historia de Marruecos, donde se codeaban cerca de 300 estudiantes que seguían cursos impartidos por profesores de reconocido prestigio en el momento en diferentes disciplinas como el notariado, la justicia, la gramática, la teología, la ley coránica, etc… Desde el siglo X, la Universidad cuenta con una biblioteca que contiene más de 30.000 volúmenes (incluyendo 10.000 manuscritos). También alberga un manuscrito del Corán del siglo IX, un manuscrito de Ibn Rushd. (Averroes) que data de 1320 y otro de la Muqqadima ofrecido por el propio Ibn Jaldún.

La Madraza Bouanania: Se trata de la escuela teológica más visitada por los turistas en Fez. Construida en el siglo XIV por el sultán Abou El Hassan de la dinastía meriní; esta madraza se caracteriza por su minarete, sus azulejos de cerámica vidriada y la belleza de su techo de madera de cedro tallado. En frente de la madraza, se puede descubrir el reloj Bouanania que data de 1357. La madraza abre sus puertas todos los días de 8:30 a 12:00 (excepto los viernes a las 11:00) por las mañanas y de las 2:30 a 6: 30 por las tardes. Se cobra la entrada.

La Madraza Charratine: Este monumento fue construido en 1670 bajo el reinado del primer sultán alauí Moulay Rachid. Esta madraza que albergaba alojamientos destinados a los estudiantes y profesores que no son originalmente de Fes, se distingue por su sencillez y sobriedad. También es diferente de otras madrazas meriníes del siglo XIV. Se componía de 125 células repartidas en tres plantas a lo largo de galerías protegidas de la vista por moucharabiehs que podía albergar hasta 300 estudiantes de la universitad Al Quaraouine.

La Madraza Attarine: Situada frente de la Mezquita Al Quaraouine y cerca del Zoco Attarine (los comerciantes de especias), fue construida en el siglo XIV por los Merinis durante el reinado del sultán Abu Said (entre 1323 y 1325). Diseñado para acoger a sesenta estudiantes, la madraza es considerada por los historiadores como la más fina de las escuelas coránicas en el mundo musulmán, en particular debido a su hermosa arquitectura, mosaicos, techo de cedro, puertas y la caligrafía. La madraza fue restaurada varias veces y está abierta todos los días de las 8:30 a las 12 (mañanas) y de las 2:30 a las 6:30 (tardes). Se cobra la entrada.

La Madraza Seffarine fue construida por el sultán meriní Abu Youssef en 1280 en un estilo tradicional a la orilla de Oued Fes en la Place Seffarine.

La madraza Misbahiya, construida por orden del sultán meriní Abu El Hassan en 1346. Muy cerca se encuentra el fondouk Tsetaoui « de Tetuán », que data del siglo XIV y fue utilizada para albergar a los estudiantes universitarios de la Quaraouiyine procedentes de Tetuán.

La Place Seffarine: (los obreros del cobre) también proporciona acceso a la rica biblioteca de la Universidad de la Quaraouiyine. Desde la plaza Seffarine se puede ir a la calle de los tintoreros, donde podrá encontrar puestos donde todavía se puede teñir madejas de lana y algodón en grandes calderos, callejón que conduce al puente Sidi el Aouad y al barrio andaluz.

La Madraza Sahrij: Esta escuela coránica fue construida en el barrio andaluz de la medina, entre 1321 y 1323 por el príncipe El Hassan Abu Ali durante el reinado de los Mérinis. También sirvió como alojamiento para los estudiantes de la universidad Quaraouiyine. Brillante y colorida, esta casa contiene una cuenca dedicada a la ablución. En el edificio se respira una atmósfera de calma y serenidad; sentimientos que acaban alcanzando poco a poco los visitantes al descubrir el edificio.

Mezquitas y zawiyas

La Zaouia de Moulay Idriss: Es el santuario más antiguo de Fez. Alberga la tumba de Moulay Idriss II, fundador de la ciudad de Fez y de la dinastía de los Idrissis. Está abierto todo el año para los visitantes y los musulmanes, una vez al año se organiza, en septiembre, un moussem en honor al patron de la ciudad. La Zaouia se encuentra junto con la mezquita de Moulay Idriss II, entre la plaza Nejjarine y el zoco Attarine.

La mezquita Karaouyine: Construida en el año 857 en el barrio de Qaraouiyine, fue habitada en su momento por los refugiados de Kairouan que emigraron de Túnez y se instalaron en la orilla del Oued Fes en el siglo IX. Construida bajo idrisís por Fatima Al Fihri, hija de un rico comerciante de Kairouan, se convirtió en el año 933 en la mezquita principal de la ciudad.

La Mezquita de Andalucía: Construida en 245 (859-860) en el barrio andaluz en la parte de « Adouat Al Andalous » por Meryem el Fihriya, hermana de Fatima al-Fihri, y la hija de un notable de Kairouan, la mezquita, que fue que un modesto oratorio, ha sufrido varias transformaciones a lo largo de los siglos. En 956, se le añadieron un minarete, copiado de su rival la mezquita Quaraouiyine. Entre 1203 y 1207, fue reconstruida casi por completo el período almohade, y a continuación, fue enriquecida con una fuente (1306) y una biblioteca. Se le accede por las curtidurías Chouaara o Bab Fetouh. Desde la mezquita Andalous, se puede acceder al mausoleo de Sidi Bou Ghaleb.

La Mezquita de Sidi Ali Boughaleb: Este gran santo era originario de an. Muchas familias van allí para la circuncisión de sus hijos. También se celebra cada año allí un moussem donde se encuentran sus seguidores.

La Zaouia de la Mezquita de Sidi Ahmed Tijani: fundada por el cheikh sufí Sidi Ahmed Tijani (en el año 1150 de la hégira, correspondiente a 1737- 1738) en el barrio de Blida de la Medina de Fez veinte años después del establecimiento de la Tariqat Tiyaniyya, es una de las más famosas y más eclécticas zawiyas de la historia de África y del Magreb. Los adeptos de esta Tarika de cuarenta países se reúnen anualmente en Fez. La Zawiya y la mezquita están cerca de la Qaraouiyine. De estilo simple, la zaouia Tijania donde están enterrados los restos del cheikh Sufí, ha sido restaurada en varias ocasiones incluyendo en 1302, 1307 y 1316, así como en 1999 y en el 2006. Caminando por la calle Talaa Kebira, se puede descubrir la casa de Ibn khaldoun, un famoso historiador, sociólogo y filósofo árabe.

La Mzara de Moulay Idriss: Flanqueada por un pequeño minarete y situada al lado de la mezquita Cherabliyine es sagrada para los seguidores de la Zaouia de Moulay Idriss. Según la leyenda, Moulay Idriss después de dedicarse un momento de descanso en este lugar, decidido fundir allí la ciudad. Fue restaurada bajo los Saadis en el siglo XVI.

La mezquita Chrabliyène fue fundada en el siglo XIX por el sultán Meriní Abu el Hassan y restaurada por el sultán Mulay Sliman entre el 1793 y 1823, está hoy en día cerrada por motivo de su restauración

Los fondouks

Situados a lo largo de las principales calles de la Medina (Talaa Kibira, Talaa Sghira, Ras Cherratine, Nejjarine, Sefah) cerca de las grandes puertas (Boujloud Bab, bab el guissa, bab Ftouh). Los más famosos de ellos son:

Fonduk de los pellejeros: Puede encontrar allí pieles de oveja de secado antes de someterse al proceso de curtido. Es un edificio cuadrado, cuyo patio abierto está rodeado por una galería sostenida por pilares de ladrillo, en la que se abren habitaciones para almacenar todo tipo de mercancías o para la práctica de diferentes actividades de artesanía.

Fondouk Nejjarine: Este Foudouk albergaba antiguamente los extranjeros que visitaban la ciudad. En la planta baja, decoradas con moucharabiehs, las galerías divididas en células para los animales. Arriba, los huéspedes se alojaban en habitaciones. El edificio, que data según los historiadores del siglo XVIII, fue completamente restaurado por la Fundación Karim Lamrani. El fondouk alberga hoy en día el Museo de Artes y Oficios de madera. Está abierto todos los días de las 10 a las 5:30. Se cobra entrada.

Fondouk Staounienne: Construido en el siglo XVII cerca de la mezquita Quaraouiyine, alberga ahora almacenes y talleres de artesanía.

Los museos

El museo del palacio Batha: Este museo tiene muchos tesoros de Fez, incluyendo una colección de cerámica hecha en la tradición más pura del arte Fassi, las monedas de las dinastías, alfombras y joyas de Atlas Medio, así como muchas piezas arqueológicas hispanomusulmanas que datan del siglo IX.

En el siglo XVIII, este antiguo palacio construido por el 1er soberano alauita, Moulay el Hassan (1874-1894), se convirtió en un museo por decreto real en 1915. El museo está ubicado a 5 minutos de Bab Boujloud. Está abierto todos los días excepto los martes de 9:30 a las 12 y de 2:30 a las 6:00. Se cobra la entrada.

Los zocos

El universo de los zocos incluye varios tipos de comercios y artesanía repartidos según el sector de actividad. De La Talaa Kébira van las calles que conducen a antiguos fondouks atendidos por artesanos. De allí se puede descubrir el « Souk Attarine » mercado de las especias « , el “Souk de henna » donde se venden plantas que se usan para el tinte y el cuidado del cabello y las manos así como el kohl que es un maquillaje aplicado alrededor de los ojos y el ghassoul utilizado para lavar el cabello.

Las kissarias

Es el lugar donde se agrupan las tiendas de bienes valiosos, sedas, caftanes, joyas… Fez es también conocida por la calidad de sus productos de seda y sus bordados en hilo de oro…

Otros monumentos a visitar

  • El Borj Sur: Este bastión fue construido por esclavos cristianos bajo el reinado del sultán Ahmed el Mansour Eddahbi (1578-1603).

  • Las Tumbas Merinis: La mayor parte de la tumbas merinis datan del siglo XIV. La mayoría están en ruinas y ofrecen un primer plano romántico a una de las mejores vistas de Fez.

  • El Palacio Dar Batha está situado en las afueras de Fez el Bali y Fez Jdid. Alberga el Museo de Artes y Tradiciones de Fez. Fue edificado por Moulay Al Hassan y Mulay Abdelaziz. Instaladas en once salas, las colecciones están organizadas por tema: El arte del libro, la cerámica, el cobre, la madera, tejidos y bordados, artes rurales, una colección de puertas, los árboles genealógicos de las dinastías de Marruecos, el arte de los azulejos así como las artes religiosas y funerarias.

  • El Barrio de los Curtidores: Llamado Chouara, este barrio es uno de los lugares más espectaculares. Las curtidurías han sido establecidas desde la Edad Media cerca del Oued Fez, que proporciona agua para el tratamiento de la piel.

  • El Borj Norte: Este bastión contemporáneo del Borj Sur alberga el Museo de Armas. Estas se presentan en orden cronológico, desde la piedra tallada hasta el canon, en once salas. Esta abierto todos los días excepto los martes de las 9:00 a la 1:00. Se cobra entrada.

Fez Jdid…Tras las huellas de los Merinis

Construida en 1276 por Mérinis, « Fez la Nueva » o « Fez Jdid » fue la capital de Marruecos durante siglos, hasta que los franceses establecieron el gobierno en Rabat.

El barrio cuenta con varios monumentos, como:

  • El Palacio Real: Fue construido por los alauitas en el siglo XIII. Se abre sobre una amplia explanada hecha en 1968, el palacio fue ampliado y restaurado varias veces bajo la dinastía alauita, en un estilo morisco más refinado. Sus puertas monumentales son una visita obligada.

  • Bab Dekakène: data del siglo 14, el  » la puerta del Tribunal  » es una impresionante entrada fortificada de jdid Fez. se llama así porque es allí donde se juzgaba, se ahorcaba y a veces incluso se empalaba a los criminales para que sirva de en advertencia a los futuros delincuentes.

  • Bab Semarine: Se trata de una puerta alta con múltiples arcos reconstruida en 1924, que es la verdadera entrada al barrio de Fez Jdid. En el interior, podrá descubrir casas de estilo diferente, hecho común en Fez, y una sucesión de tiendas que ofrecen una amplia variedad de telas para tapicería, telas para djellabas y caftanes …

  • El Mellah: El Mellah se considera el barrio más antigua de los Judios que huyeron de la Inquisición española. Fue establecido en 1438 según los historiadores en la antigua kasbah de arqueros sirios del Sultan a principios del siglo XIII. Abandonado por las familias judías de Fez que emigraron, el Mellah es hoy habitado por familias musulmanas. Pero sigue conservando la arquitectura y las huellas de las familias judías que vivían allí y que lo mantuvieron animado durante siglos.

  • La Sinagoga Danán: Este lugar de culto fue construido a finales del siglo XVII. Era propiedad de una familia de rabinos los Danán, cuyo linaje fassie se remonta a finales del siglo XIV. Esta es una de las joyas de la cultura judía en Marruecos.

  • Le Petit Mechouar: Rodeado de altos muros, este edificio sha sido fundado en parte por encima del Oued Fes. Precede a la antigua entrada monumental de Dar El Makhzen, Bab Dekkakene .A la derecha, a través de un pasaje en la pared, alcanzamos a unos 150 metros una gran noria construida en 1287 por los andaluces.

  • La mezquita Moulay Abdellah: Esta mezquita lleva el nombre de su fundador (siglo XVIII). Incluye un santuario, una madraza y una necrópolis. Su minarete, de 25 metros de altura, está decorado con franjas verticales de cerámica verde y rematado con cuatro bolas. La necrópolis fue construida por Sidi Mohamed Ben Abderrahman en el siglo XIX. Aquí es donde están enterrados varios reyes de la dinastía alauita actual: Moulay Abdellah (1732 1757), Moulay Youssef (1912-1927) y donde fueron trasladados los restos de Moulay Hafid en 1936 y Moulay Abdelaziz en 1942.

El Antiguo Méchouar

Esta es la puerta de los siete: Se trata de los siete hermanos de Moulay Abdallah que ocuparon sucesivamente el trono en el siglo XVIII. Esta antigua plaza está dominada por las altas paredes de Bab Al Makina, fundada en 1886: es una fábrica de armas establecida por una misión italiana por iniciativa del sultán Moulay Hassan. Ahora restaurada, sirve como sala de conciertos y de conferencias, especialmente durante el Festival de Músicas Sagradas del Mundo. En el fondo del Antiguo Méchouar, se encuentra Bab Segma que sólo conserva la torre de la vieja puerta Mérini que data de 1315.

Fez … La nueva ciudad

La nueva ciudad de Fez se destaca por varios barrios que recuerdan el estilo art déco y su armonía.

La ciudad moderna de Fez: Con sus amplias avenidas y bulevares, sus edificios y entretenimiento, la ciudad moderna de Fez se parece a las demás ciudades de Marruecos, o incluso a las ciudades europeas.

Tiene muchos barrios edificados bajo el protectorado francés que destacan por su estilo art-déco. Alrededor de la plaza de Florencia y de las avenidas de Mohammed V, Hassan II y Mohammed Esslaoui, se instalan la mayoría de las administraciones, bancos y oficinas de turismo.

La ciudad moderna también tiene varios barrios nuevos que atraen tanto a los residentes como a tiendas, servicios y otras actividades económicas. Cuenta desde hace unos pocos años con un plan urbanístico con el fin de asegurar su armonía.

Fez, ciudad de saber, de arte y de cultura

Cuando Idriss II dio la primera palada de tierra en 808, para la construcción de Fez, dijo, levantando los brazos al cielo, « Dios, permita que esta ciudad se convierta en la casa de las ciencias y del conocimiento religioso… ». Y por lo que fue a través de los siglos hasta nuestros días.

Pasaron por Fez: La ciudad era el paso obligado para las figuras históricas y hombres de ciencia y de letras que recibieron y repartieron el saber y que hicieron de la ciudad un centro intelectual entre los más importantes del Occidente musulmán.

Ibn Rushd Averoes (Filósofo: 1126- 1198): Averroes es el nombre bajo el cual se conoce en Occidente el famoso filósofo sabio medieval Ibn Rushd arabo español de expresión árabe. Autor de los famosos comentarios sobre Aristóteles, desarrolló una exégesis crítica del método del libro coránico permitiendo así relativizar su lectura literal con el fin de profundizar aún más la comprensión de los textos de la revelación. Su lectura iluminada no dejo lugar a lo que hoy se llama el fundamentalismo y el integrismo que afectó a las mentes cegadas.

Abu Arabi (Filósofo 1165- 1240)

Abu Bakr Mohammed Muhyi-al-din, filósofo, teólogo y poeta místico, nacido en Murcia en España en 1165 y murió en 1240 en Damasco (Siria). Recibió una educación coránica tradicional y manifiesto con bastante rapidez una vocación mística que lo llevó a dedicarse a Dios a través del sufismo y se le convertirá en una figura dominante del mismo. La influencia del sufismo sobre la teología musulmana será cada vez más importante gracias a la obra de Ibn Arabi. Habrá escrito más de ciento cincuenta obras. Sólo una decena de ellas están disponibles hoy en día. A los sesenta se trasladó a Damasco donde escribió la mayor parte de la obra conservada. Sus teorías, su visión de Dios y el mundo marcan el Islam y orientaron no sólo la mística sufí, sino toda la filosofía musulmana.

Ibn Jaldún (1331-1406 sociólogo)

Uno de los más grandes historiadores del mundo árabe-musulmán, que fue uno de los primeros teóricos de la historia de las civilizaciones. Es a menudo reconocido como el padre de la sociología moderna.

Maimónides (Filósofo 1135-1204) De su nombre hebreo Moshe Ben Maimónides, se considera uno de los modelos más grandes del pensamiento judío musulmán por haber conciliado la tradición, la revelación, la filosofía y la ciencia. Siendo español y escribiendo en árabe, Maimónides simboliza a la Andalucía medieval musulmana donde reinaba una gran efervescencia intelectual y una cierta armonía entre los miembros de las tres religiones del Libro, que convivían durante varios siglos. Sus obras se siguen estudiando no sólo por los estudiantes e intelectuales del mundo judío, para los que fueron diseñados principalmente, pero también por los pensadores musulmanes y cristianos.

Colette – (Periodista francesa 1873-1954) Sidonie Gabrielle Colette nació en Saint-Sauveur- en-Puisaye (Borgoña) en enero de 1873. Viene de una familia humilde, su padre le transmitió su pasión por la literatura. Colette no duda en viajar a Marruecos, enviada por Paris-Soir para relatar, en 1938, el juicio de Oum El Hassan propietario de una casa de prostitución acusado de asesinar a prostitutas. En 1945, Colette fue elegida miembro de la Academia Goncourt. Murió en París en agosto de 1954.

Pierre Loti (1850-1923 escritor Francés)

Julien Viaud de su verdadero nombre, era oficial de la marina, un gran viajero y sobretodo un novelista. En la historia personal de sus viajes en la embajada en Fez, en la primavera de 1889, Pierre Loti representa a la Atenas africana con el genio de un pintor orientalista. Desde la extraordinaria acogida que le ofreció el Sultan Hassan Moulay hasta el espectáculo prohibido de las terrazas y reservado para las mujeres, es necesario que la luz brille sobre las ruinas con el fin de seducir el famoso viajero que dijo que la mitad de su alma era árabe. Pierre Loti, el eterno nostálgico y el viajero empedernido, nos cuenta su viaje a Marruecos entre abril y mayo de 1889. El propósito de su viaje era acompañar el Ministro Patenôtre en su misión diplomática ante el soberano de Marruecos, en su capital Fez (Fez), verdadera ciudad santa en el momento. Loti, por tanto, nos dice en detalle sus aventuras que lo llevaron de Tánger a Fez y Mekinez (Méknès). Se centro principalmente en la naturaleza de este país, dándonos magníficas descripciones del paisaje por el que pasa y en la cultura de los marroquíes, que es un pueblo muy heteróclita (bereberes, árabes, Judíos,…) muy apegado a sus tradiciones, y deliberadamente deja de lado los asuntos políticos que lo llevaron a este viaje.

Fez Ciudad de arte

La música andaluza es el resultado del cruce entre la música árabe, la música Afro-bereber y la música practicada en la Península Ibérica en el momento en que, en el año 711, durante el reinado de los Omeyas (661-750), Ziad Tarik Ibnu conquistó la Península Ibérica para celebrar la gloria del Islam. Este arte enriquecerá con posterioridad los folclores españoles y dará a luz particularmente al flamenco. Es un repertorio lírico e instrumental transmitido durante siglos que confirma la oralidad por la conjunción de la teoría modal de los Tubu y de un sistema particular de patrones rítmicos. Representa la música clásica profana. Es bajo el nombre de Tarab Al-Ala, o simplemente al ALA,que el repertorio clásico de las Nubas marroquíes se conocerá hasta la difusión de las obras de orientalistas que adoptan, términos tales como « música andaluza-marroquí  » « La música árabe-andaluza-marroquí », « música andaluza del Magreb  » o « música hispano-musulmána. » El profesor Mohammed El Fassi tomara una decisión en esta cuestión señalando que el término de « música andaluza » es inadecuado, porque niega a los marroquíes su contribución a la aparición y el desarrollo de los Nuba, mientras que el repertorio actual les debe muchísimo. Por lo tanto era necesario dedicar el antiguo nombre de al-Ala que el pueblo utilizaba en oposición a sama. Por lo tanto, los términos de al Ala, Tarab al- Ala, Andaloussi para enfatizar el carácter histórico de la génesis y desarrollo del estilo andaluz, fassiya (originario de Fez) o tetouanniyya (originario de Tetuán), sólo se utilizan en el lenguaje coloquial, mientras que los trabajos académicos y los manuscritos hablan de « música andalouza- marroquí », « música árabe-andaluza marroquí, » de Tubu o de Nuba.

La Nouba Marroquí: la Nouba es una forma de lamúsica árabe-andaluza. Se compone de una suite cantada e instrumentada de diversos poemas intercalados con música instrumental libre o medida. El conjunto está precedido por uno o dos introducciones instrumentales. La Nouba es cantada al unísono por los instrumentistas en heterofonía, es decir, por el entrelazamiento de las voces. Yuxtapone una serie de movimientos (cinco en Marruecos) que no son todos necesariamente interpretados en una sola ejecución. Cada uno adopta un patrón rítmico en particular y la tendencia se va acelerándose poco a poco. La Nouba se basa en el concepto de la moda que se llama tab’ (carácter). Él es el que ofrece a la Nuba su coherencia y su identidad. Un modo único la dirige, pero también se pueden añadir modos secundarios, discretos y en pequeñas cantidades. Nunca hay modulaciones abruptas. Pero, en realidad, no hay una interpretación estándar de cada Nuba. varían en función de las escuelas y de los profesionales.

Canciones y músicas populares bereberes: Los bereberes son los habitantes originales de Marruecos. Vivian principalmente en la parte montañosa del Rif y del Atlas de Marruecos

Los Aïssawas: Es una hermandad que se encuentra principalmente en la región de Fez y Meknes.

La hermandad de Aïssawas fue fundada en el siglo XVI por Sidi Mohammed Ben Aïssa también llamado El Sheikh Kamel. Se cuenta que a su muerte en 1526, uno de sus discípulos era tan alterado que entro en trance y rasgó su ropa y su cuerpo. En este estado, se fue hasta devorar una oveja y una cabra crudas.

Esta leyenda es el origen de dos prácticas fundamentales de la hermandad: la Hadra (práctica colectiva de trance) y la Frissa particular a los Aïssawas.

El moussem más importante de los Aïssawas se lleva a cabo anualmente en Meknes cerca del santuario del Cheikh Al Kamel, con motivo de la celebración del nacimiento del profeta Mahoma. Los Aïssawas van también visitando las casas bajo la solicitud de las familias: la lila (noche) es una fiesta animada por los cantos y hadra, con motivo de la celebración de un acontecimiento feliz, o para invocar la baraka del Sheik al Kamel, o para resolver problemas difíciles. Durante la « Hadra » el nombre de Dios (Allah) se invoca en las oraciones sin descanso hasta tomar el cuerpo y la mente, de este estado surge el trance.

Las canciones sufíes:

Los sufis han desarrollado dos ceremonias que unen la música a su búsqueda espiritual:

« El Samaa » (Audición) Ceremonia compuesta por oraciones, música y baile que permite el acceso al estado de gracia y de éxtasis. Su música es sobre todo cantada, la parte instrumental es mucho menor. El concierto se lleva a cabo bajo la guía de un maestro espiritual, el cheikh, y el cante se ejecuta únicamente por el « quawal » elegido por la belleza de su voz. Los fieles escuchan este concierto, sentados y se dejan llevar gradualmente por el trance. Los instrumentos utilizados son el tambor de marco y la flauta oblicua. Con el tiempo, se han utilizado otros instrumentos. Esencialmente vocal, se trata ante todo cantar suras del Corán y versos de poesía. El ritmo y la medida de estos versos llevan al trance.

« El dikr » (plural ladkar) es una oración que puede ser comparada con una letanía, el nombre de Dios se repite sin descanso hasta tomar el cuerpo y la mente, lo que lleva a un estado de trance y aniquilación de la consciencia. La práctica del dikr conlleva dos aspectos principales: uno que es solitario y otro que es colectivo, este último siendo relacionado con la música y la danza. Su práctica es diferente del samaa en la medida en la que toda la asamblea está tomada por un trance. El dikr también está dirigido por un líder espiritual, el Sheikh, que son adyacentes a quien se juntan los cantantes. Las oraciones son cantadas y retomadas en coro por la asamblea. Se acompañan de forma rápida de un movimiento de busto de atrás para adelante, este movimiento trae un aumento del ritmo de la canción hasta llevar al estado de trance. El trance aquí es de un nivel elevado común. El dikr también tiene un papel importante en todas las etapas de la vida agrícola: el arado, la cosecha, el trillado, sino también el trabajo de la lana. La invocación repetida del nombre de Dios es para evitar efectos adversos en cultivos como el granizo, las heladas, el viento demasiado fuerte. Las canciones, cantadas tanto por los hombres que por las mujeres, son una mezcla de árabe y bereber. Ellos o ellas se reúnan en sesiones en las que se repiten los versos cuyo número es fijado por la tradición.

La artesanía Fassi:

La artesanía ha sido siempre el buque insignia de la actividad económica de la ciudad. Está íntimamente ligada a la historia de la ciudad. La artesanía se rige por corporaciones de trabajadores ejerciendo el mismo trabajo. Funciona de acuerdo a una jerarquía bien definida que regula la formación del artesano y asegura la calidad del producto. Los artesanos que se dedican a la misma actividad se agrupan en Fez por barrios designados con el nombre de la especialidad: Barrio de dabbaghines (curtidores), nejjarrines (carpinteros) …Los oficios artesanales que aún hacen la notoriedad de Fez son la joyería, el trabajo de la madera , la alfarería y la cerámica, el cuero, la encuadernación, trabajo del bronce y el bordado. La ciudad de Fez es también famosa por el tejido de alfombras y la fabricación de azulejos. Por otra parte, los oficios tradicionales han contribuido a hacer de Fez un polo de radiación artística, confirmada por la inscripción del sitio Idrissi como patrimonio mundial reconocido por la UNESCO.

La Cerámica de Fez: evoca la historia cultural de Fez. Moldeada por las manos expertas de los maestros artesanos, la cerámica de Fez tiene varias funcionalidades; tarros, potes y jarras para la conservación de alimentos sólidos o líquidos, platos planos y cuencos para la presentación de la comida, lámparas de aceite para la iluminación y quemadores de incienso para las fragancias. Ya sea de color azul o polícroma la cerámica de Fez con sus motivos decorativos es un verdadero placer para los ojos. Además de los productos expuestos en los museos y centros de artesanía, la colección privada que contiene 120 piezas de cerámica esmaltada del siglo XVIII hasta el siglo XX, que pertenecen a la fundación Omar Benjelloun, merece la pena el viaje.

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Preparar su viaje

Trámites.
Un pasaporte válido se le pedirá para entrar en el país.
red de transportes
Si viene en avión, muchas compañías aéreas para los aeropuertos del país sériennes Internacional. Hay al menos una para cada ciudad. Fes es la Airpor Fes Sais.
Hable con su agente de viajes o foulliez páginas de la red especializada.
El traslado desde el aeropuerto a la ciudad es de alrededor de 150 Dh. Puede tomar un taxi desde el aeropuerto o pregunte a su Riad que le envíe un vehículo que será elegido para la comodidad
Si viene de otra ciudad en tren, hay muchos « pequeños » los taxis en frente de la estación. Precio nunca debe superar los 25 Dh
Para el « Gran Taxi » tener un mínimo de 50 Dh carrera.
Si decide alquilar un coche, tenga en cuenta que las empresas usuarias son muchos, pero se recomienda reservar su vehículo antes de salir.
El clima
El clima de Marruecos es mediterráneo con veranos calientes, inviernos suaves (de lluvia en el oeste del país), y la nieve en el Atlas. El viaje hasta el destino Fez es posible durante todo el año, pero tenga en cuenta que los meses de junio, julio y agosto tienen el mayor calor, lo que provocó intrépido disfrutar de las noches bajo las estrellas. Las temperaturas mínimas y máximas en Fez: 4 a 16 ° C en enero y de 18 a 38 ° C en julio.

Los bancos y la moneda
la moneda de Marruecos es el dirham (DH) dividido en 100 centavos. Hay $ 20, 50,100 y 200 DH y las partes 0,5 y 1 DH, DH y 10 de 2DH.
Casas de cambio se realiza en bancos, establecimientos registrados.
1 Euro corresponde aproximadamente a 11 DHS para obtener más información
visite: www.bkam.ma
bancos
La tarjeta de crédito de devolución de dinero, chequera o distribuidor sea posible en todos los bancos en el mercado. Las tarjetas de crédito son generalmente aceptadas en los riads clasificada nuestra asociación; restaurantes, espacios comerciales y tiendas.

Los siguientes bancos tienen distribuidores automáticos VISA:
« BMCI: 3 lugar Hussein de Jordania, Marruecos Fez tales. 0535 653 194
« Marruecos Crédito: Ángulo Bd Mohammed V y la calle Mokhtar Soussi, Fes Marruecos
« Tel BMCE Plaza Mohammed V Fes Marruecos: 0535 620 226
« ABN AMRO: 15 bulevar Moulay Rachid, Fez Marruecos Tel: 0535 730 623
« BCM: Place de l’Atlas, Marruecos Fes tel: 0535 643 242
« Banque Populaire: Rue Allal Loudyi Fez Marruecos. Tel: 0535 621 191
« Société Générale Avenida Lalla Meryem, Fez Marruecos Tel: 0535 625 011
« CIH: 17 rue Abd el-Krim, Fez Marruecos Tel: 0535 625 798
« Wafabank: 125 Avenida Mohammed V Fes Marruecos Tel: 0535 626 333
« Crédit Agricole: 40 avenue Abdelali Benchekroun, Fez Marruecos Tel: 0535 622 107

Algunas casas de cambio:
AZUL DE CAMBIO: 268 Talaa Kebira
Oficina de cambio Marhab: 9 rue Driss Hrizi Bd Chefchaouni
Cambio de empresa UNI: 2 rue Patrice Lumumba ang Lugar Massira y Bd Med V
OFICINA DE EXTRANJEROS LO INESPERADO: 33 Rue Abdelkrim Khattabi Bd Med V Tel. : 0535620314 0661147269 a la – 05359447145
Senhaji cambio Compañía: 48 Bd Chefchaouni
SARF Quds: 15 Chouara Blida Fes Medina

Para más información, no hésietz a cuestionar su Riad … estarán encantados de hacerle service.Vous También puede enviar una solicitud de información en la página prevista para este fin: http://armhfes.dextracom.io/Contactenos

Préparez votre voyage

Formalités.
Un passeport en cours de validité vous sera demandé à l’entrée du pays.
Transports :
Si vous venez par avion, de nombreuses compagnies sériennes desservent les aéroports Internationaux du pays. Il y en au moins un pour chaque grande ville. A Fès, c’est l’ Aéroport Fès Saïs, desservi par Air Arabia, Ryanair, Royal Air Maroc, Transavia…
Adressez-vous à votre agent de voyage ou explorez les pages spécialisées du net.
Le transfert depuis l’aéroport à la ville est de l’ordre de 150 Dh. Vous pouvez soit prendre un taxi public depuis l’aéroport soit demander à votre Riad de vous envoyer un taxi privé qui sera choisi pour son confort.
Si vous arrivez depuis une autre ville par train, il y a de nombreux « Petits Taxis »  (3 personnes maximum) en face de la gare. Le prix ne devrait jamais dépasser les 25 Dh.
Pour les «Grand Taxis » compter un minimum de 50 Dh la course.
Si vous décidez de louer une voiture, sachez que les loueurs sont nombreux, mais nous vous recommandons de réserver votre véhicule avant votre départ.

Le Climat
Le climat marocain est méditerranéen avec des étés très chauds, des hivers doux (pluies à l´ouest du pays), et de la neige sur l´Atlas. Le voyage à Fès est possible toute l’année, mais il faut savoir que les mois de juin, juillet et Août connaissent les plus grandes chaleurs, incitant les plus intrépides de profiter des nuits à la belle étoile. Températures moyennes minima nocturnes et  maxima diurnes à Fès :  3 à 16°C en janvier et de 18 à 38°C en juillet.

Banques et change
la monnaie du Maroc est le dirham (DH), divisé en 100 centimes. Il existe des billets de 20, 50,100 et 200 DH et des pièces de 0,5 et 1 DH, de 2DH et 10 DH.
Le change d’argent se fait dans les banques, les établissements agréés.
1 euro correspond à peu près à 11 Dhs, pour plus d’information consultez : www.bkam.ma

Banques
Le retrait d’argent avec carte de crédit au distributeur est possible dans la plupart des banques. Les cartes de crédits sont généralement acceptées dans les Riads classés de notre association, les grands restaurants, les commerces et boutiques.

Les banques suivantes disposent de distributeurs automatiques VISA :
» BMCI : 3 place Hussein de Jordanie, Fès Maroc tel. 0535 653 194
» Crédit du Maroc : Angle Bd Mohammed V et rue Mokhtar Soussi, Fès Maroc
» BMCE Bank : Place Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 620 226
» ABN AMRO : 15 bd Moulay Rachid, Fès Maroc tel : 0535 730 623
» BCM : Place de l’Atlas, Fès Maroc tel : 0535 643 242
» Banque Populaire : Rue Allal Loudyi Fès Maroc. Tel : 0535 621 191
» Société Générale : Avenue Lalla Meryem, Fès Maroc tel : 0535 625 011
» CIH : 17 rue Abdelkrim El Khattabi, Fès Maroc tel : 0535 625 798
» Wafabank : 125 avenue Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 626 333
» Crédit Agricole : 40 avenue Abdelali Benchekroun, Fès Maroc tel : 0535 622 107

Quelques bureaux de change :
AZUR EXCHANGE : 268 Talaa Kebira
BUREAU DE CHANGE MARHAB : 9 rue Driss Hrizi Bd Chefchaouni
SOCIETE UNI CHANGE : 2 rue Patrice Lumumba ang Place Massira et Bd Med V
BUREAU DE CHANGE L’IMPREVU : 33 rue Abdelkrim Khattabi Bd Med V Tél. : 0535620314 – 0661147269 – 05359447145
SOCIETE SENHAJI DE CHANGE : 48 Bd Chefchaouni
SARF QUODS: 15 Chouara Blida Fès Medina

Pour toute autre information, n’hésitez pas à questionner votre Riad… ils se feront un plaisir de vous rendre service. Vous pouvez aussi nous envoyer une demande d’information sur la page prévue à cet effet : http://www.armhfes.org/contact-us/

Médersa Bou Inania de Fès

Médersa Bou Inania
La Médersa Bou ‘Inania (en arabe : المدرسة أبو عنانية بفاس) est une madrassa, ou école édifiée entre 1350 et 1355 pour le sultan de la dynastie des Mérinides ,Abou Inan Faris qui régna de 1348 à 1359),.Elle est la seule médersa de la ville comportant un minaret. et elle jouxtait aussi des boutiques permettant son financement, ainsi que de vastes latrines, qui témoignent de son caractère public. En effet, la médersa fonctionnait aussi bien comme une école que comme mosquée du vendredi.
Cette médersa est ouverte aux non-musulmans, comme la médersa Ben Youssef à Marrakech, par exemple
La médersa était située dans la ville, dans un quartier faisant jonction entre la vieille cité et les nouvelles constructions mérinides. Le plan général est irrégulier, du fait de l’emplacement, mais une certaine symétrie y est respectée. L’entrée principale mène à une grande cour centrale, sur laquelle s’ouvrent deux halls plus petits, servant aux cours, et surmontés de dômes de bois. Ce plan rappelle les plans à deux iwans, nés en Iran et utilisés de manière contemporaine en Égypte mamelouke.
Au fond de la cour, on trouve une salle de prière composée de deux nefs parallèles à la qibla. Elle comporte un unique mihrab, qui fait saillie dans le mur, et quatre colonnes d’onyx. Cette salle est couverte de deux voûtes en bois.
Autour de ce complexe principal se déploient les cellules des étudiants, accessibles à partir du vestibule d’entrée via des couloirs étroits.
Comme dans toute construction mérinide, le décor est particulièrement riche et fin. Trois matériaux sont à l’honneur : le stuc, travaillé en muqarnas, qui orne les arcs et les niches, le bois sculpté de motifs complexes d’étoiles, ou formant une imposante corniche, et la mosaïque dans les lambris.
La façade de la médersa a conservé un exemplaire exceptionnel et très complexe d’horloge à eau, un système qui permettait notamment de connaître avec précision les heures de prière. Elle fut construite par Abu Sa’id ( 1310 – 1331) et restaurée par Abu ‘Inan Faris. (inspiré de Wikipedia)

Association Régionale des Maisons d'Hôtes de Fès et sa région regroupe les maisons classées officiellement et offrant le meilleur confort et sécurité possible