L’artisanat et la céramique de Fès

L’artisanat a de tout temps été l’activité économique phare de la ville. Il est intimement lié à l’histoire de la cité. L’artisanat est régi par des corporations formées de travailleurs exerçant le même métier. Il fonctionne selon une hiérarchie bien définie qui règle la formation de l’artisan et veille à la qualité des produits. Les artisans exerçant la même activité, sont groupés à Fès par quartiers, désignés par le nom de la spécialité : quartier des dabbaghines (des tanneurs), nejjarrines (menuisiers)… Les activités artisanales qui font toujours la renommée de Fès sont la bijouterie, boissellerie, poterie et céramique, maroquinerie, reliure, dinanderie et broderie. Fès est également réputée pour le tissage de tapis et la fabrication de zellige. Bien plus, les métiers traditionnels ont contribué à faire de Fès un pôle de rayonnement artistique, confirmé par l’inscription du site Idrisside comme patrimoine universel reconnu par l’UNESCO.

La céramique de Fès : Elle évoque l’histoire culturelle de Fès. Façonnée par des mains habiles de maîtres-artisans, la céramique à Fès est dotée de plusieurs fonctionnalités; jarre, pot et gargoulette pour la conservation de produits alimentaires solides ou liquides, plat assiette et jatte pour la présentation de mets, lampe à huile pour l’éclairage et brûle-parfum pour les fragrances. Qu’elle soit bleue ou polychrome, la céramique de Fès avec ses motifs décoratifs est un réel plaisir pour les yeux. Outre les produits exposés dans les musées et les centres d’artisanat, la collection privée contenant 120 céramiques émaillées du XVIIIème siècle au XXème siècle, qui appartiennent à la fondation Omar Benjelloun, vaut le déplacement.

La tradition musicale de Fès

 

La musique Andalouse est le résultat d’un métissage entre la musique arabe, la musique afro-berbère et la musique pratiquée dans la péninsule Ibérique du temps où, en 711, sous le règne des Omeyades (661-750)
Tarik Ibnu Ziad conquiert la péninsule Ibérique pour y célébrer la gloire de l’islam. Cet art enrichira plus tard les folklores espagnols et donnera naissance notamment au flamenco. C’est un répertoire lyrique et instrumental transmis depuis des siècles confortant l’oralité par la conjonction de la théorie modale des tubû et d’un système particulier de formules rythmiques. Elle représente la musique classique profane. C’est sous le nom de tarab al- Âla, ou tout simplement al- Âla, que le répertoire classique des Nouba marocaines sera connu jusqu’à la diffusion travaux des Orientalistes des qui adoptent, des termes comme “musique andalouse- marocaine”, “musique arabo-andalouse-marocaine”, “musique andalouse-maghrébine” ou “musique hispano-musulmane”. Le professeur Mohammed El Fassi tranchera cette question en faisant remarquer que le terme “musique andalouse” est inadéquat, car il nie aux Marocains leur contribution à l’éclosion et au développement de la Nouba alors que le répertoire actuel leur doit beaucoup. Il fallait donc consacrer l’ancienne appellation al-Âla que le peuple utilisait en opposition au Samâ. Ainsi, les termes al- Âla, tarab al-Âla, Andaloussi pour souligner le caractère historique de la genèse et du développement du style Andalous, fassiya (originaire de Fès) ou tetouanniyya (originaire de Tétouan), sont utilisés seulement en langage familier, alors que les écrits savants et les manuscrits parlent de “musique andalouse- marocaine”, “musique arabo- andalouse-marocaine”, de tubû ou de Nouba.

La Nouba marocaine : La Nouba est une forme de la musique arabo-andalouse. Elle consiste en une suite chantée et instrumentée de différents poèmes entrecoupées de pièces musicales instrumentales, libres ou mesurées. L’ensemble est précédé d’une ou de deux introductions instrumentales. La Nouba est chantée à l’unisson par les instrumentistes en hétérophonie, c’est à dire par enchevêtrement des voix. Elle juxtapose une série de mouvements (cinq au Maroc) qui ne sont pas tous forcément interprétés lors d’une même exécution. Chacun d’eux adopte une formule rythmique particulière et la tendance générale est d’aller vers l’accélération. La Nouba est fondée sur la notion de mode que l’on nomme tab’ (caractère). C’est lui qui assure à la nouba sa cohérence et son identité. Un seul mode la dirige, mais des modes secondaires s’y greffent, discrets et en petit nombre. Il n’y a jamais de modulations brusques. Mais, en réalité, il n’y a pas d’interprétations standards de chaque Nouba. Elles varient en fonction des écoles et des praticiens.

Chants et musiques populaires berbères Les Berbères sont les premiers habitants du Maroc. Ils habitent essentiellement la partie montagneuse du Maroc, Le Rif et l’ Atlas

Les Aïssawas : C’est une confrérie qui se trouve principalement dans la région de Fès et de Meknès.
La confrèrie des Aïssawas été fondée au XVIème siècle par Sidi Mohammed Ben Aïssa appelé aussi Cheikh El Kamel.On raconte qu’à sa mort en 1526 bouleversé, l’un de ses disciples se mit en transe et lacéra ses vêtements et et son corp.Dans cet état, il alla jusqu’à dévorer cru un mouton et une chèvre.
Cette légende est à l’origine de deux pratiques fondamentales de la confrérie : la hadra (pratique collective de transe) et la frissa particulière aux Aïssawas.
Le moussem le plus important des Aïssawas se tient annuellement à Meknès près du sanctuaire du Cheikh Al Kamel, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohammed (QPSSL) Les Aïssawas se rendent également dans les maisons à la demande des familles : la lila (nuit) est une fête animée par les chants et la hadra, à l’occasion de la célébration d’un événement heureux, ou pour invoquer la baraka du Cheikh Al Kamel, ou pour résoudre des problèmes épineux. Dans la « Hadra » le nom de Dieu (allah) est invoqué inlassablement dans les prières jusqu’à prendre le corps puis l’esprit, de cet état découle la transe.

Chants Soufis :
Les soufis ont développé deux cérémonies associant la musique à leur quête spirituelle :
« Le Samaâ » :(Audition) Cérémonie faite de prière, de musique et de danses qui fait accéder à l’état de grâce et d’extase. Sa musique est surtout chantée, la part instrumentale étant beaucoup moins importante. Le concert se déroule sous la direction d’un maître spirituel, le cheikh, et le chant solo est exécuté par le « quawal » celui-ci étant choisi pour la beauté de sa voix. Les fidèles écoutent ce concert, assis et se laissent peu à peu gagner par la transe. Les instruments utilisés sont le tambour sur cadre et la flûte oblique Au cours du temps, d’autres instruments ont été employés. Essentiellement vocal, il s’agit avant tout de chanter les sourates du Coran et des vers de poésie. Le rythme et la mesure de ces vers déclenchent la transe.
« Le dikr » (au pluriel ladkar) est une prière qui peut être comparée à une litanie, le nom de Dieu est répété inlassablement jusqu’à prendre le corps puis l’esprit, amenant ainsi à un état de transe et à un anéantissement de la conscience. La pratique du dikr revêt deux aspects principaux : celui qui est solitaire et celui qui est collectif, ce dernier étant lié à la musique et à la danse. Sa pratique est différente de celle du samaâ dans la mesure où toute l’assemblée est prise par un état de transe. Le dikr est aussi dirigé par un maître spirituel, le cheikh auquel s’adjoignent les chanteurs. Les prières sont chantées et reprises en chœur par l’assemblée. Elles sont accompagnées très vite d’un mouvement du buste d’avant en arrière, ce mouvement introduit une ascension dans le chant jusqu’à amener l’état de transe. La transe ici est plus communielle. Le dikr a aussi une place importante dans toutes les étapes de la vie agricole : les labours, les moissons, le dépiquage, mais aussi le travail de la laine. L’invocation de façon répétitive du nom de Dieu vise à prévenir les effets néfastes sur les récoltes tels que la grêle, le gel, le vent trop fort. Les chants, aussi bien chantés par les hommes que par les femmes, sont un mélange d’arabe et de berbère. Ils ou elles se réunissent en séances au cours desquelles les versets font l’objet de répétitions dont le nombre est fixé par la tradition.

Les principaux types d’hébergement dans l’enceinte de la Médina de Fès

Riads et Maisons d’Hôtes Classés

Environ 100 établissements, 1ère et 2ème catégorie sont répertoriés à ce jour.

Ils correspondent tous aux critères d’excellence exigés par le Ministère du tourisme Marocain. Ils sont régulièrement contrôlés par les autorités tant au niveau de la qualité des prestations que des règles d’hygiène et de sécurité.

Le minimum de chambre pour être classé est de 5, il doit y avoir au moins un salon Marocain. La décoration et l’ameublement reflètent l’art et la tradition Marocains.

Tout est conçu pour que la qualité du séjour des clients soit optimum : eau chaude, climatisation, chauffage et personnels en nombre suffisant.

Restauration de qualité quand elle est proposée.

Tous ces établissements sont obligatoirement couverts par une assurance Responsabilité Civile Professionnelle.

La formalité des fiches de Police individuelles est respectée.

Riads et Maisons d’Hôtes non classés

Il s’agit d’établissements n’ayant pas obtenu leur classement soit par manquement au cahier des charges exigé soit à cause d’une qualité des prestations offertes en deçà du minimum requis. Le classement étant obligatoire, ces établissements sont susceptibles d’être fermés par les autorités

Maisons à louer

Par dérogation il a été créé une catégorie dite « maison prête à louer ».

Il s’agit le plus souvent de Dar n’ayant pas le minimum de 5 chambres et/ou ne présentant pas un caractère historique. Quelques unes de ces maisons sont de qualités mais nombre d’entre elles ne disposent pas de personnels ni qualifiés ni en nombre suffisant, n’offrent pas le niveau de confort minimum comme une salle de bain ou de douche et des WC privatifs, absence fréquente de chauffage et de climatisation.

En général les propriétaires de ces maisons ne résident pas sur place et les gèrent à distance en laissant un gardien chargé de faire l’accueil des clients.

Riads et Maisons d’Hôtes clandestins

Il est difficile de repérer ces établissements qui sont souvent distribués par des portails de réservations très connus ou qui ont leur propre site web.

Ces maisons exercent donc leur activité en dehors de toute réglementation et risquent à tout moment une descente de police avec évacuation des occupants.

Quelques indices doivent alerter les clients de ces maisons :

1/ coordonnées de contact hors du Maroc (téléphone…)

2/ paiement anticipé du séjour, sur des comptes non Marocains ou par le système Paypal

3/ pas de fiche de police à remplir à l’arrivée

4/ pas de facturation détaillée du séjour

5/ pas de plaque extérieure au nom de la maison.

6/ en cas de litige aucun recours envers ces maisons

Un conseil en cas de réclamation ou de préjudice n’hésitez pas à signaler cet établissement auprès des autorités locales.

Les Zyarates : Hébergement chez l’habitant

Cette formule d’hébergement est unique au Maroc. Initiée par le programme de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) elle permet de maintenir des familles pauvres dans leur habitat. Ces familles ont reçu un soutien pour effectuer quelques aménagements de leur maison afin de recevoir des touristes qui souhaiteraient partager avec elles une expérience de vie quotidienne authentique. Les conditions d’accueil sont assez rustiques mais l’ambiance très familiale et l’envie de participer à cette forme de tourisme solidaire compensent les petits désagréments.

Les Hôtels et Pensions :

Il y a très peu d’hôtels situés à l’intérieur des remparts de la Médina.

Un palace 5* luxe, un hôtel 3* et moins d’une dizaine de petites pensions bon marché constituent l’offre en hôtellerie classique.

Préparez votre voyage

Formalités.
Un passeport en cours de validité vous sera demandé à l’entrée du pays.
Transports :
Si vous venez par avion, de nombreuses compagnies sériennes desservent les aéroports Internationaux du pays. Il y en au moins un pour chaque grande ville. A Fès, c’est l’ Aéroport Fès Saïs, desservi par Air Arabia, Ryanair, Royal Air Maroc, Transavia…
Adressez-vous à votre agent de voyage ou explorez les pages spécialisées du net.
Le transfert depuis l’aéroport à la ville est de l’ordre de 150 Dh. Vous pouvez soit prendre un taxi public depuis l’aéroport soit demander à votre Riad de vous envoyer un taxi privé qui sera choisi pour son confort.
Si vous arrivez depuis une autre ville par train, il y a de nombreux « Petits Taxis »  (3 personnes maximum) en face de la gare. Le prix ne devrait jamais dépasser les 25 Dh.
Pour les «Grand Taxis » compter un minimum de 50 Dh la course.
Si vous décidez de louer une voiture, sachez que les loueurs sont nombreux, mais nous vous recommandons de réserver votre véhicule avant votre départ.

Le Climat
Le climat marocain est méditerranéen avec des étés très chauds, des hivers doux (pluies à l´ouest du pays), et de la neige sur l´Atlas. Le voyage à Fès est possible toute l’année, mais il faut savoir que les mois de juin, juillet et Août connaissent les plus grandes chaleurs, incitant les plus intrépides de profiter des nuits à la belle étoile. Températures moyennes minima nocturnes et  maxima diurnes à Fès :  3 à 16°C en janvier et de 18 à 38°C en juillet.

Banques et change
la monnaie du Maroc est le dirham (DH), divisé en 100 centimes. Il existe des billets de 20, 50,100 et 200 DH et des pièces de 0,5 et 1 DH, de 2DH et 10 DH.
Le change d’argent se fait dans les banques, les établissements agréés.
1 euro correspond à peu près à 11 Dhs, pour plus d’information consultez : www.bkam.ma

Banques
Le retrait d’argent avec carte de crédit au distributeur est possible dans la plupart des banques. Les cartes de crédits sont généralement acceptées dans les Riads classés de notre association, les grands restaurants, les commerces et boutiques.

Les banques suivantes disposent de distributeurs automatiques VISA :
» BMCI : 3 place Hussein de Jordanie, Fès Maroc tel. 0535 653 194
» Crédit du Maroc : Angle Bd Mohammed V et rue Mokhtar Soussi, Fès Maroc
» BMCE Bank : Place Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 620 226
» ABN AMRO : 15 bd Moulay Rachid, Fès Maroc tel : 0535 730 623
» BCM : Place de l’Atlas, Fès Maroc tel : 0535 643 242
» Banque Populaire : Rue Allal Loudyi Fès Maroc. Tel : 0535 621 191
» Société Générale : Avenue Lalla Meryem, Fès Maroc tel : 0535 625 011
» CIH : 17 rue Abdelkrim El Khattabi, Fès Maroc tel : 0535 625 798
» Wafabank : 125 avenue Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 626 333
» Crédit Agricole : 40 avenue Abdelali Benchekroun, Fès Maroc tel : 0535 622 107

Quelques bureaux de change :
AZUR EXCHANGE : 268 Talaa Kebira
BUREAU DE CHANGE MARHAB : 9 rue Driss Hrizi Bd Chefchaouni
SOCIETE UNI CHANGE : 2 rue Patrice Lumumba ang Place Massira et Bd Med V
BUREAU DE CHANGE L’IMPREVU : 33 rue Abdelkrim Khattabi Bd Med V Tél. : 0535620314 – 0661147269 – 05359447145
SOCIETE SENHAJI DE CHANGE : 48 Bd Chefchaouni
SARF QUODS: 15 Chouara Blida Fès Medina

Pour toute autre information, n’hésitez pas à questionner votre Riad… ils se feront un plaisir de vous rendre service. Vous pouvez aussi nous envoyer une demande d’information sur la page prévue à cet effet : http://www.armhfes.org/contact-us/

Centre Maimonide FES – Restaurant cachere

Centre Maimonide FES
Ce restaurant est le rendez-vous incontournable pour manger cacher à FES. Il dispose d’une grande salle et d’un magnifique jardin central/
Le centre Maimonide, situé au centre de la nouvelle ville de FES à deux pas de la synagogue SADOUN et des hôtels de la ville, vous accueille dans un cadre agréable et vous propose tous les jours, midi et soir, shabbat compris une restauration juive marocaine authentique et cachère.

Association Régionale des Maisons d'Hôtes de Fès et sa région regroupe les maisons classées officiellement et offrant le meilleur confort et sécurité possible