L’artisanat et la céramique de Fès

L’artisanat a de tout temps été l’activité économique phare de la ville. Il est intimement lié à l’histoire de la cité. L’artisanat est régi par des corporations formées de travailleurs exerçant le même métier. Il fonctionne selon une hiérarchie bien définie qui règle la formation de l’artisan et veille à la qualité des produits. Les artisans exerçant la même activité, sont groupés à Fès par quartiers, désignés par le nom de la spécialité : quartier des dabbaghines (des tanneurs), nejjarrines (menuisiers)… Les activités artisanales qui font toujours la renommée de Fès sont la bijouterie, boissellerie, poterie et céramique, maroquinerie, reliure, dinanderie et broderie. Fès est également réputée pour le tissage de tapis et la fabrication de zellige. Bien plus, les métiers traditionnels ont contribué à faire de Fès un pôle de rayonnement artistique, confirmé par l’inscription du site Idrisside comme patrimoine universel reconnu par l’UNESCO.

La céramique de Fès : Elle évoque l’histoire culturelle de Fès. Façonnée par des mains habiles de maîtres-artisans, la céramique à Fès est dotée de plusieurs fonctionnalités; jarre, pot et gargoulette pour la conservation de produits alimentaires solides ou liquides, plat assiette et jatte pour la présentation de mets, lampe à huile pour l’éclairage et brûle-parfum pour les fragrances. Qu’elle soit bleue ou polychrome, la céramique de Fès avec ses motifs décoratifs est un réel plaisir pour les yeux. Outre les produits exposés dans les musées et les centres d’artisanat, la collection privée contenant 120 céramiques émaillées du XVIIIème siècle au XXème siècle, qui appartiennent à la fondation Omar Benjelloun, vaut le déplacement.

Médersa Bou Inania de Fès

Médersa Bou Inania
La Médersa Bou ‘Inania (en arabe : المدرسة أبو عنانية بفاس) est une madrassa, ou école édifiée entre 1350 et 1355 pour le sultan de la dynastie des Mérinides ,Abou Inan Faris qui régna de 1348 à 1359),.Elle est la seule médersa de la ville comportant un minaret. et elle jouxtait aussi des boutiques permettant son financement, ainsi que de vastes latrines, qui témoignent de son caractère public. En effet, la médersa fonctionnait aussi bien comme une école que comme mosquée du vendredi.
Cette médersa est ouverte aux non-musulmans, comme la médersa Ben Youssef à Marrakech, par exemple
La médersa était située dans la ville, dans un quartier faisant jonction entre la vieille cité et les nouvelles constructions mérinides. Le plan général est irrégulier, du fait de l’emplacement, mais une certaine symétrie y est respectée. L’entrée principale mène à une grande cour centrale, sur laquelle s’ouvrent deux halls plus petits, servant aux cours, et surmontés de dômes de bois. Ce plan rappelle les plans à deux iwans, nés en Iran et utilisés de manière contemporaine en Égypte mamelouke.
Au fond de la cour, on trouve une salle de prière composée de deux nefs parallèles à la qibla. Elle comporte un unique mihrab, qui fait saillie dans le mur, et quatre colonnes d’onyx. Cette salle est couverte de deux voûtes en bois.
Autour de ce complexe principal se déploient les cellules des étudiants, accessibles à partir du vestibule d’entrée via des couloirs étroits.
Comme dans toute construction mérinide, le décor est particulièrement riche et fin. Trois matériaux sont à l’honneur : le stuc, travaillé en muqarnas, qui orne les arcs et les niches, le bois sculpté de motifs complexes d’étoiles, ou formant une imposante corniche, et la mosaïque dans les lambris.
La façade de la médersa a conservé un exemplaire exceptionnel et très complexe d’horloge à eau, un système qui permettait notamment de connaître avec précision les heures de prière. Elle fut construite par Abu Sa’id ( 1310 – 1331) et restaurée par Abu ‘Inan Faris. (inspiré de Wikipedia)

Association Régionale des Maisons d'Hôtes de Fès et sa région regroupe les maisons classées officiellement et offrant le meilleur confort et sécurité possible