A voir à Fès

 

Fès, ville des mille et une nuits, capitale historique, spirituelle et culturelle du Maroc, est une halte incontournable pour les amoureux de la culture, de l’histoire et de l’architecture hispano-mauresque.

Nichée au creux d’un vallon au pied des montagnes du Moyen-Atlas, Fès, foyer prestigieux de la civilisation musulmane et berceau de la culture berbère et des Arabes d’Andalousie, fascine par sa richesse historique, son architecture hispano–mauresque, sa médina médiévale de Fès El-Bali, la beauté de ses monuments et la splendeur de ses demeures. Fondée à la fin du VIIIème siècle par Idriss II, cette ville millénaire est l’une des plus anciennes cités de l’Islam. Surnommée dans le passé «l’Athènes de l’Afrique», Fès a été, depuis sa naissance, décrite et adulée par des poètes, historiens et chroniqueurs de tous bords tels Ibn Khaldoun, Léon l’Africain… et a accueilli de nombreux savants d’Andalousie,

Le rayonnement intellectuel de son université coranique, sa célèbre mosquée Quaraouiyne, ses édifices emprunts de l’art arabo-andalou en font, au fil des temps, le centre religieux et culturel du Royaume du maroc

Ses monuments, ses murailles, le décor médiéval de ses ruelles étroites et tortueuses, ses mosquées, ses palais, ses fondouks et ses médersas (écoles coraniques) qui ont vu le jour au long de douze siècles d’histoire, rivalisent d’ornements : boiseries sculptées, bronzes ciselés, zelliges, moucharabiehs, colonnes et plâtres sculptés. Ils témoignentaussi du génie créateur et du savoir-faire de ses artistes – artisans de grand talent, venus d’ Orient et d’ Andalousie

Classée au ‘‘Patrimoine Universel de l’Humanité’’ par l’Unesco depuis 1981, cette «ville Musée» a su maintenir au fil des temps ses traditions (université,médersas, artisanat, …) tout en devenant une cité touristique moderne et très active avec ses palaces, hôtels,Riads , Maisons d’ Hôtes, golfs, restaurants, stations thermales, animation et spectacles… Elle constitue aujourd’hui une halte incontournable pour les amoureux de l’histoire et de l’architecture hispano-mauresque

 

L’histoire de FèsIls sont passés par Fès

A VOIR A FES :

FES EL BALI, ( la médina) une cité hors du temps

Cité médiévale fondée en 809 par les Idrisides, «Fès El Bali» est le berceau de la culture berbère et arabo andalouse et cœur historique de la ville et du Maroc. Elle comporte aujourd’hui, avec ses quartiers, ses souks, ses mosquées, ses médersas et ses édifices, un patrimoine unique en son genre. Pour découvrir Fès El Bali, il existe plusieurs itinéraires. Nous vous recommandons de traverser l’histoire de cette cité par trois grandes portes Bab Boujloud, Bab Ftouh ou Bab El Guissa

LES PORTES (BAB)

-Bab Boujeloud

Construite au XIIème siècle par les Almohades, Bab Boujloud est l’une des plus belles portes de la médina de Fès avec ses faïences bleues et vertes et son bois de cèdre et stucs sculptés.. Restaurée en 1912, la porte donne sur le quartier du même nom et, de là, vous pouvez accéder à la médersa Bou Inania et à la mosquée Sidi Lazaz.

-Bab Ftouh

Cette porte de la ville a été édifiée par le deuxième fils de l’émire Zénéte, Dounas, à l’emplacement d’une porte plus ancienne. Elle a été reconstruite sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdallah, au milieu du XVIIIème siècle.

 

LES MEDERSAS

  • La Mosquée Karaouine : C’est la plus grande Merdersa. Fondée au IXème siècle, elle est la plus ancienne université dans l’histoire du Maroc où se sont côtoyés près de 300 étudiants qui suivaient des cours dispensés par des professeurs de renommée à l’époque, et ce, dans différentes disciplines comme le notariat, la justice, la grammaire, la théologie, le droit coranique etc… À partir du Xème siècle, l’université est dotée d’une bibliothèque contenant plus de 30.000 volumes (dont 10.000 manuscrits). Elle abrite aussi un Coran manuscrit du IXème siècle, un manuscrit d’Ibnou Rochd. (Averroès) datant de 1320 et un autre de la Muqqadima offert par Ibn Khaldoun lui- même.
  • La medersa Bouanania : C’est l’école théologique la plus visitée par les touristes à Fès. Construite au XIVème siècle par le Sultan Abou El Hassan de la dynastie Mérinide, elle se caractérise par son minaret, ses mosaïques de faïence émaillée et la beauté du plafond en bois de cèdre sculpté. En face de la médersa, vous pouvez découvrir l’horloge de la Bouanania datant de 1357. La médersa est ouverte tous les jours de 8h30 à 12h00 (sauf le vendredi à 11h00) et de 14h30 à 18h 30. L’entrée est payante.
  • La medersa Charratine : Ce monument a été construit en 1670 à l’époque du règne du premier Sultan Alaouite, Moulay Rachid. Destinée l’hébergement des étudiants et enseignants qui ne sont pas originaires de Fès, cette Médersa se distingue par sa simplicité et sa sobriété. Elle est d’ailleurs différente des autres medersas de la dynastie Mérinide du 14ème siècle. Avec ses 125 cellules réparties sur trois niveaux le long des galeries protégées des regards par des moucharabiehs, elle pouvait accueillir 300 étudiants de l’université Quaraouine.
  • La medersa Attarine : Située en face de la mosquée Al Quaraouine et à proximité du Souk Attarine (celui des marchands d’épices), elle a été construite au XIVème siècle par les Mérinides sous le règne du Sultan Abou Saïd (entre 1323 et 1325).
    Destinée à accueillir une soixantaine d’étudiants, cette Médersa est considérée par les historiens comme la plus raffinée des écoles coraniques du monde musulman à cause, notamment, de sa belle architecture, ses mosaïques, son plafond en cèdre, ses portes et ses calligraphies. La médersa a été restaurée plusieurs fois et elle est ouverte, tous les jours de 8h30 à 12h et de 14h30 à 18h30. L’entrée est payante.
  • La medersa Seffarine Construite dans un style traditionnel en 1280 au au bord de l’ Oues fes, sur la place Seffarine par le Sultan Mérinide Abou Youssef en 1280.
  • La médersa Misbahiya, construite sur ordre du Sultan mérinide Abou El Hassan en 1346. À proximité se trouve le fondouk Tsetaoui, «des Tétouanais», qui remonte au XIVème siècle et qui servait à héberger les étudiants de Tétouan de l’université Quaraouiyine.
  • La place Seffarine (des dinandiers) donne aussi accès à la très riche bibliothèque de l’Université Quaraouiyine. De la place Seffarine, vous pourrez vous rendre à la rue des Teinturiers où vous pouvez découvrir des échoppes où l’on teint encore les écheveaux de laine et de coton dans de grands chaudrons, ruelle qui aboutit au pont Sidi el Aouad et, de là, au quartier des Andalous.
  • La medersa Sahrij : Cette école coranique a été construite dans le quartier andalous de la médina, entre 1321 et 1323, par le Prince Abou el Hassan Ali sous le règne des Mérinides. Elle servait aussi d’hébergement aux étudiants de l’université Quaraouiyine. Brillante et colorée, cette demeure contient un bassin dédié aux ablutions. Le bâtiment dégage une ambiance de calme et de sérénité ; des sentiments qui ne manquent pas de gagner les visiteurs au fil de la découverte pièce par pièce.

 

LES MOSQUEES ET ZAOUIAS (accessibles seulement aux musulmans).

  • La Zaouia de Moulay Idriss : c’est le plus ancien lieu saint de Fès. Elle abrite le tombeau de Moulay Idriss II, fondateur de la ville de Fès et de la dynastie des Idrissides. Il est ouvert toute l’année aux visiteurs musulmans et on y organise une fois par an, au mois de septembre, un moussem pour rendre hommage au saint patron de la ville. La zaouia se trouve, avec la mosquée de Moulay Idriss II, entre la place Nejjarine et le souk Attarine.
  • La Mosquée Karaouyine : construite en 857 au quartier Qaraouiyine habité à l’époque par des réfugiés kairouanais qui ont émigré de Tunis et se sont installés sur cette rive de l’Oued Fès au IXème siècle. Construite sous les Idrissides, par Fatima Al Fihri, fille d’un riche négociant kairouanais, elle est devenue en 933 la principale mosquée la ville. . On peut toutefois apercevoir l’intérieur aux heures de prières lorsque les portes sont ouvertes.
  • La Mosquée des Andalous : Construite en 245 (859-860) au quartier andalous dans la partie «Adouat Al Andalous» par Meryem el Fihriya, sœur de Fatima el Fihriya et fille d’un notable kairouanais, cette mosquée, qui n’était qu’un modeste oratoire, a subi plusieurs transformations au fil des siècles. En 956, on lui ajouta un minaret, copié sur celui de sa rivale la Quaraouiyine. Entre 1203 et 1207, elle fut presque entièrement reconstruite à l’époque Almohade, puis enrichie d’une fontaine (1306) et d’une bibliothèque. On y accède par les tanneries Chouaara ou par Bab Fetouh. De la mosquée Andalous, vous pouvez accéder au mausolée de Sidi Bou-Ghaleb.
  • La Mosquée de Sidi Ali Boughaleb : ce grand saint est originaire d’An De nombreuses familles s’y rendent à l’occasion de la circoncision de leurs enfants. On y célèbre aussi annuellement un moussem où se retrouvent ses adeptes.
  • La zaouia de la mosquée de Sidi Ahmed Tijani : fondée par le Cheikh soufi sidi Ahmed Tijani (en l’an 1150 de l’hégire, correspondant à 1737- 1738) au quartier Blida de la médina de Fès vingt ans après la fondation de la Tariqa Tijaniya, c’est l’une des zaouias les plus célèbres et des plus éclectiques de l’histoire d’Afrique et du Maghreb. Les adeptes de cette Tarika en provenance d’une quarantaine de pays se retrouvent annuellement à Fès . La zaouiya ainsi que la mosquée se trouvent à proximité de la mosquée Al Qaraouiyine. D’allure simp la zaouia Tijania où repose le corps du Cheikh Soufi, a été plusieurs fois restaurée notamment en 1302, 1307 et 1316 ainsi qu’en 1999 et 2006. En descendant la rue Talâa Kebira, vous pouvez découvrir la maison d’Ibn Khaldoun, historien, sociologue et philosophe arabe de renommée.
  • La Mzara de Moulay Idriss flanqué d’un petit minaret et situé près de la mosquée Cherabliyine, ce lieu est sacré pour les adeptes de la zaouia de Moulay Idriss. Selon la légende, Moulay Idriss s’est accordé un moment de repos et décida à cet endroit la fondation de la ville. Elle été restaurée sous les Saâdiens au XVIème siècle.
  • La mosquée Chrabliyène Fondée en XIXème siècle par le Sultan Mérinide Abou El Hassan, et restaurée par le Sultan Moulay Sliman entre 1793 et 1823, elle est aujourd’hui fermée dans l’attente de sa restauration.

 

LES FONDOUKS

Situés le long des axes principaux de la médina (talaa el kibira, talaa sghira, ras cherratine, nejjarine, sefah) à proximité des grandes portes (bab boujloud, bab elguissa , bab ftouh). Les plus célèbres d’entre eux sont :

  • Le Fondouk des peaussiers : vous pouvez découvrir des peaux de moutons qui sèchent avant de subir les opérations de tannage. C’est une bâtisse carrée, dont la cour à ciel ouvert est entourée d’une galerie soutenue par des piliers en brique, sur laquelle s’ouvrent des pièces pour l’entrepôt des marchandises ou pour la pratique de l’artisanat.
  • Fondouk Nejjarine : Ce foudouk hébergeait jadis les étrangers de passage dans la ville. Au rez-de-chaussée, ornées de moucharabiehs, les galeries divisées en cellules abritaient les bêtes. À l’étage, les hôtes étaient logés dans des chambres. Le bâtiment, datant selon des historiens du XVIIIème siècle, a été entièrement restauré par la Fondation Karim Lamrani. Le fondouk abrite le Musée des Arts et Métiers du bois. Il est ouvert tous les jours de 10h à 17h30. L’entrée est payante.
  • Fondouk Staounienne : Construit au XVIIème siècle près de la mosquée Quaraouiyine, il abrite aujourd’hui des dépôts et des petits ateliers d’artisanat.

 

LES MUSEES

  • Le Musée du Palais Batha : Musée des Arts et Traditions de Fès, ce musée compte de nombreuses richesses de Fès, dont une collection de céramiques fabriquées dans la plus pure tradition de l’art fassi, des monnaies des dynasties, des tapis et des bijoux du Moyen-Atlas, ainsi que de nombreuses pièces archéologiques hispano- mauresques datant du IXème. Installées dans onze salles, les collections sont classées par thème : art du livre, de la faïence, du cuivre, du bois, des tissages et de la broderie, arts ruraux, collection de portes, arbres généalogiques des dynasties du Maroc, art du zellige et arts religieux et funéraires. Au XVIIIème siècle, cet ancien palais construit par le Souverain Alaouite, Moulay el Hassan 1er (1874-1894), a été transformé en musée par décret royal en 1915. Le musée se trouve à 5 min de Bab Boujloud. Il est ouvert tous les jours, sauf les mardis, de 9h30 à 12h et de 14h30 à 18h. L’entrée est payante.

 

LES SOUKS
L’univers des souks, regroupe différents types de commerce et d’artisanat par secteur d’activité. De la talaa Kébira partent des ruelles conduisant à d’anciens fondouks où travaillent des artisans. De là, vous pouvez découvrir «le souk Attarine», marché des épices, « Le souk au henné » où on vend les plantes servant à la teinte et au soin des cheveux et des mains ainsi que le khôl, maquillage appliqué autour des yeux, et le hassoul utilisé pour laver les cheveux.

 

LES KISSARIAS

C’est là que sont regroupés les commerces de produits précieux, soieries, caftans, bijoux… Fès est, par ailleurs, connue pour la qualité de ses articles en soie et de ses broderies en fil d’or…

 

Autres monuments et sites à visiter

  • Le Borj Sud : Ce bastion fut construit par des esclaves chrétiens sous le règne du Sultan Ahmed el Mansour Eddahbi (1578-1603).
  • Les Tombeaux Merinides La majorité des tombeaux Mérinides datent du XIVème siècle. Pour la plupart délabrés, ils forment un premier plan romantique à l’un des plus beaux panoramas de Fès.
  • Le Quartier des Tanneurs : Appelé Chouara, ce quartier est l’un des endroits les plus spectaculaires. Ces tanneries sont établies depuis le Moyen age à proximité de l’ Oued Fès qui fournit l’eau nécessaire au traitement des peaux.
  • Le Borj Nord : Ce bastion contemporain du Borj Sud abrite le Musée des Armes. Celles-ci sont présentées chronologiquement, de la pierre taillée au canon, dans onze salles. Il est ouvert tous les jours sauf les mardis de 9h à13h. L’entrée est payante.

Fès Jdid… Sur les pas des Mérinides

Construite en 1276 par les Mérinides, « Fès la Nouvelle» ou «Fès Jdid» a été la capitale du Maroc pendant des siècles, jusqu’à ce que les français installent le gouvernement à Raabat Le quartier compte plusieurs monuments dont :

  • Le Palais Royal : Construit au XIIIème siècle. Il s’ouvre sur la place des Alaouites, vaste esplanade aménagée en 1968, le Palais a été agrandi et restauré, à plusieurs reprises sous la dynastie alaouite, dans un style mauresque des plus épuré. Les portes monumentales sont une visite incontournable.
  • Bab Dekakène : Datant du 14 ème siècle, la «Porte du Tribunal», impressionnante entrée fortifiée de Fès jdid, est ainsi nommée car c’est là que les criminels étaient jugés, pendus et, parfois même empalés en avertissement aux futurs mécréants.
  • Bab Semarine : C’est une haute porte à voûtes multiples reconstruites en 1924, qui est la véritable entrée du quartier Fès Jdid. À l’intérieur, vous pouvez découvrir un style de maisons différent de ce qui est courant à Fès, ainsi qu’une succession de boutiques proposant une grande variété de tissus pour l’ameublement, étoffes pour les djellabas et les caftans, …
  • Le Mellah :Le Mellah est considéré comme le plus ancien quartier des juifs qui avaient fui l’inquisition espagnole. Il a été établi selon des historiens en 1438 dans l’ancienne kasbah des archers syriens du Sultan, au début du XIIIème siècle. Déserté par les familles juives de Fès qui ont émigré, le Mellah est habité aujourd’hui par des familles musulmanes. Mais, il garde toujours l’architecture et l’emprunte des familles juives qui l’ont habité et animé pendant des siècles.
  • La synagogue Danan Ce lieu de prière a été construit à la fin du XVIIème siècle. Il était la propriété d’une famille de rabbins, les Danan dont lignée fassie remonte à la fin du XIVème siècle. C’est l’un des joyaux de la culture juive au Maroc.
  • Le Petit Mechouar : Bordé de hauts murs, il est établi en partie au dessus de l’ Oued Fès. Il précède l’ancienne entrée monumentale de Dar El Makhzen, Bab Dekkakene .À droite, par un passage aménagé dans le mur, on atteint à 150 m environ une grande noria, construite en 1287 par les Andalous.
  • La mosquée Moulay Abdellah :Cette mosquée porte le nom de son fondateur (XVIIIème siècle). Elle comprend un sanctuaire, une médersa et une nécropole. Son minaret, haut de 25m, est orné de bandes verticales de céramique verte et surmonté de quatre boules. La nécropole fut aménagée par Sidi Mohamed Ben Abderrahman au XIXème siècle. C’est là que reposent plusieurs rois de l’actuelle dynastie des Alaouites : Moulay Abdellah (1732- 1757), Moulay Youssef (1912-1927) et où furent transportées les dépouilles de Moulay Hafid en 1936 et de Moulay Abdelaziz en 1942.

Le Vieux Méchouar
Il s’agit de la porte des sept: les sept frères de Moulay Abdallah qui occupèrent successivement le trône au XVIIIème siècle. Cette ancienne place est dominée par les hautes murailles de Bab Al Makina où avait été créée, en 1886, une manufacture d’armes par une mission italienne à l’initiative du Sultan Moulay Hassan. Aujourd’hui restaurée, elle sert de salle de conférences et de concerts, notamment lors du Festival des Musiques Sacrées du Monde. Au fond du Vieux Méchouar, Bab Segma ne conserve que la tour de l’ancienne porte mérinide datant de 1315.

Fès… La ville nouvelle

La ville nouvelle de Fès se distingue par plusieurs quartiers rappelant le style art-déco et son harmonie.

La ville moderne de Fès : Avec ses larges avenues et boulevards, ses immeubles et son animation, la ville moderne de Fès ressemble aux autres villes marocaines, voire même européennes.
Elle compte plusieurs quartiers édifiés sous le protectorat français et qui se distinguent par leur style art-déco. Autour de la place de Florence et des Avenues Mohammed V, Hassan II et Mohammed Esslaoui, sont installés la plupart des administrations, banques et organismes touristiques.
La ville moderne compte aussi plusieurs nouveaux quartiers qui attirent aussi bien des habitants que des commerces, services et autres activités économiques. Elle est dotée depuis quelques années d’un plan d’aménagement en vue d’assurer son harmonie.

Fès, cité du savoir, de l’art et de la culture

 

Les principaux types d’hébergement dans l’enceinte de la Médina de Fès

Riads et Maisons d’Hôtes Classés

Environ 100 établissements, 1ère et 2ème catégorie sont répertoriés à ce jour.

Ils correspondent tous aux critères d’excellence exigés par le Ministère du tourisme Marocain. Ils sont régulièrement contrôlés par les autorités tant au niveau de la qualité des prestations que des règles d’hygiène et de sécurité.

Le minimum de chambre pour être classé est de 5, il doit y avoir au moins un salon Marocain. La décoration et l’ameublement reflètent l’art et la tradition Marocains.

Tout est conçu pour que la qualité du séjour des clients soit optimum : eau chaude, climatisation, chauffage et personnels en nombre suffisant.

Restauration de qualité quand elle est proposée.

Tous ces établissements sont obligatoirement couverts par une assurance Responsabilité Civile Professionnelle.

La formalité des fiches de Police individuelles est respectée.

Riads et Maisons d’Hôtes non classés

Il s’agit d’établissements n’ayant pas obtenu leur classement soit par manquement au cahier des charges exigé soit à cause d’une qualité des prestations offertes en deçà du minimum requis. Le classement étant obligatoire, ces établissements sont susceptibles d’être fermés par les autorités

Maisons à louer

Par dérogation il a été créé une catégorie dite « maison prête à louer ».

Il s’agit le plus souvent de Dar n’ayant pas le minimum de 5 chambres et/ou ne présentant pas un caractère historique. Quelques unes de ces maisons sont de qualités mais nombre d’entre elles ne disposent pas de personnels ni qualifiés ni en nombre suffisant, n’offrent pas le niveau de confort minimum comme une salle de bain ou de douche et des WC privatifs, absence fréquente de chauffage et de climatisation.

En général les propriétaires de ces maisons ne résident pas sur place et les gèrent à distance en laissant un gardien chargé de faire l’accueil des clients.

Riads et Maisons d’Hôtes clandestins

Il est difficile de repérer ces établissements qui sont souvent distribués par des portails de réservations très connus ou qui ont leur propre site web.

Ces maisons exercent donc leur activité en dehors de toute réglementation et risquent à tout moment une descente de police avec évacuation des occupants.

Quelques indices doivent alerter les clients de ces maisons :

1/ coordonnées de contact hors du Maroc (téléphone…)

2/ paiement anticipé du séjour, sur des comptes non Marocains ou par le système Paypal

3/ pas de fiche de police à remplir à l’arrivée

4/ pas de facturation détaillée du séjour

5/ pas de plaque extérieure au nom de la maison.

6/ en cas de litige aucun recours envers ces maisons

Un conseil en cas de réclamation ou de préjudice n’hésitez pas à signaler cet établissement auprès des autorités locales.

Les Zyarates : Hébergement chez l’habitant

Cette formule d’hébergement est unique au Maroc. Initiée par le programme de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) elle permet de maintenir des familles pauvres dans leur habitat. Ces familles ont reçu un soutien pour effectuer quelques aménagements de leur maison afin de recevoir des touristes qui souhaiteraient partager avec elles une expérience de vie quotidienne authentique. Les conditions d’accueil sont assez rustiques mais l’ambiance très familiale et l’envie de participer à cette forme de tourisme solidaire compensent les petits désagréments.

Les Hôtels et Pensions :

Il y a très peu d’hôtels situés à l’intérieur des remparts de la Médina.

Un palace 5* luxe, un hôtel 3* et moins d’une dizaine de petites pensions bon marché constituent l’offre en hôtellerie classique.

Préparez votre voyage

Formalités.
Un passeport en cours de validité vous sera demandé à l’entrée du pays.
Transports :
Si vous venez par avion, de nombreuses compagnies sériennes desservent les aéroports Internationaux du pays. Il y en au moins un pour chaque grande ville. A Fès, c’est l’ Aéroport Fès Saïs, desservi par Air Arabia, Ryanair, Royal Air Maroc, Transavia…
Adressez-vous à votre agent de voyage ou explorez les pages spécialisées du net.
Le transfert depuis l’aéroport à la ville est de l’ordre de 150 Dh. Vous pouvez soit prendre un taxi public depuis l’aéroport soit demander à votre Riad de vous envoyer un taxi privé qui sera choisi pour son confort.
Si vous arrivez depuis une autre ville par train, il y a de nombreux « Petits Taxis »  (3 personnes maximum) en face de la gare. Le prix ne devrait jamais dépasser les 25 Dh.
Pour les «Grand Taxis » compter un minimum de 50 Dh la course.
Si vous décidez de louer une voiture, sachez que les loueurs sont nombreux, mais nous vous recommandons de réserver votre véhicule avant votre départ.

Le Climat
Le climat marocain est méditerranéen avec des étés très chauds, des hivers doux (pluies à l´ouest du pays), et de la neige sur l´Atlas. Le voyage à Fès est possible toute l’année, mais il faut savoir que les mois de juin, juillet et Août connaissent les plus grandes chaleurs, incitant les plus intrépides de profiter des nuits à la belle étoile. Températures moyennes minima nocturnes et  maxima diurnes à Fès :  3 à 16°C en janvier et de 18 à 38°C en juillet.

Banques et change
la monnaie du Maroc est le dirham (DH), divisé en 100 centimes. Il existe des billets de 20, 50,100 et 200 DH et des pièces de 0,5 et 1 DH, de 2DH et 10 DH.
Le change d’argent se fait dans les banques, les établissements agréés.
1 euro correspond à peu près à 11 Dhs, pour plus d’information consultez : www.bkam.ma

Banques
Le retrait d’argent avec carte de crédit au distributeur est possible dans la plupart des banques. Les cartes de crédits sont généralement acceptées dans les Riads classés de notre association, les grands restaurants, les commerces et boutiques.

Les banques suivantes disposent de distributeurs automatiques VISA :
» BMCI : 3 place Hussein de Jordanie, Fès Maroc tel. 0535 653 194
» Crédit du Maroc : Angle Bd Mohammed V et rue Mokhtar Soussi, Fès Maroc
» BMCE Bank : Place Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 620 226
» ABN AMRO : 15 bd Moulay Rachid, Fès Maroc tel : 0535 730 623
» BCM : Place de l’Atlas, Fès Maroc tel : 0535 643 242
» Banque Populaire : Rue Allal Loudyi Fès Maroc. Tel : 0535 621 191
» Société Générale : Avenue Lalla Meryem, Fès Maroc tel : 0535 625 011
» CIH : 17 rue Abdelkrim El Khattabi, Fès Maroc tel : 0535 625 798
» Wafabank : 125 avenue Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 626 333
» Crédit Agricole : 40 avenue Abdelali Benchekroun, Fès Maroc tel : 0535 622 107

Quelques bureaux de change :
AZUR EXCHANGE : 268 Talaa Kebira
BUREAU DE CHANGE MARHAB : 9 rue Driss Hrizi Bd Chefchaouni
SOCIETE UNI CHANGE : 2 rue Patrice Lumumba ang Place Massira et Bd Med V
BUREAU DE CHANGE L’IMPREVU : 33 rue Abdelkrim Khattabi Bd Med V Tél. : 0535620314 – 0661147269 – 05359447145
SOCIETE SENHAJI DE CHANGE : 48 Bd Chefchaouni
SARF QUODS: 15 Chouara Blida Fès Medina

Pour toute autre information, n’hésitez pas à questionner votre Riad… ils se feront un plaisir de vous rendre service. Vous pouvez aussi nous envoyer une demande d’information sur la page prévue à cet effet : http://www.armhfes.org/contact-us/

Médersa Bou Inania de Fès

Médersa Bou Inania
La Médersa Bou ‘Inania (en arabe : المدرسة أبو عنانية بفاس) est une madrassa, ou école édifiée entre 1350 et 1355 pour le sultan de la dynastie des Mérinides ,Abou Inan Faris qui régna de 1348 à 1359),.Elle est la seule médersa de la ville comportant un minaret. et elle jouxtait aussi des boutiques permettant son financement, ainsi que de vastes latrines, qui témoignent de son caractère public. En effet, la médersa fonctionnait aussi bien comme une école que comme mosquée du vendredi.
Cette médersa est ouverte aux non-musulmans, comme la médersa Ben Youssef à Marrakech, par exemple
La médersa était située dans la ville, dans un quartier faisant jonction entre la vieille cité et les nouvelles constructions mérinides. Le plan général est irrégulier, du fait de l’emplacement, mais une certaine symétrie y est respectée. L’entrée principale mène à une grande cour centrale, sur laquelle s’ouvrent deux halls plus petits, servant aux cours, et surmontés de dômes de bois. Ce plan rappelle les plans à deux iwans, nés en Iran et utilisés de manière contemporaine en Égypte mamelouke.
Au fond de la cour, on trouve une salle de prière composée de deux nefs parallèles à la qibla. Elle comporte un unique mihrab, qui fait saillie dans le mur, et quatre colonnes d’onyx. Cette salle est couverte de deux voûtes en bois.
Autour de ce complexe principal se déploient les cellules des étudiants, accessibles à partir du vestibule d’entrée via des couloirs étroits.
Comme dans toute construction mérinide, le décor est particulièrement riche et fin. Trois matériaux sont à l’honneur : le stuc, travaillé en muqarnas, qui orne les arcs et les niches, le bois sculpté de motifs complexes d’étoiles, ou formant une imposante corniche, et la mosaïque dans les lambris.
La façade de la médersa a conservé un exemplaire exceptionnel et très complexe d’horloge à eau, un système qui permettait notamment de connaître avec précision les heures de prière. Elle fut construite par Abu Sa’id ( 1310 – 1331) et restaurée par Abu ‘Inan Faris. (inspiré de Wikipedia)

Voyage à Fès, au Maroc

La belle Histoire de Fès

A la fin du VIIe siècle, fuyant l’hégémonie des Abbassides à Bagdad, Idriss Ier, descendant du prophète, se réfugie chez les Berbères du Maroc central. Soutenu par de nombreuses tribus berbères qui le proclament Roi du Maroc, il fonde en 789 après JC sa capitale sur la rive droite de l’Oued Fez. A sa mort, son fils, Idriss II, achève les travaux sur la rive gauche de l’Oued et décide en 809 d’y établir le siège de la dynastie.
Une première légende raconte que le nom de Fès qui veut dire pioche lui aurait été donné par le Sultan Moulay Driss à la suite d’un coup de pioche dans les profondeurs de la terre, et qui a fait jaillir, des entrailles de la ville, une eau pure et limpide. Cette eau qui serpente encore les ruelles, traverse les allées des maisons, des Riads et des palais et qui alimente la plupart des fontaines de la cité. Une deuxième version, rapporte qu’en creusant les fondements de la ville, on trouva un grand « Fès », pesant soixante livres, et c’est de là qu’est venu le non de Fès. Quoiqu’il en soit cette cité devint la première ville islamique du pays comme son fondateur le voulait. Quelques années plus tard, elle accueille plusieurs centaines de réfugiés politiques d’Andalousie, de Cordoue précisément selon des historiens. Ils fondèrent le quartier des Andalous en 818. Cette population a été renforcée par l’arrivée des juifs. Sept ans plus tard, 300 familles d’artisans, de commerçants expulsées de Kairouan (l’actuelle Tunisie) s’établissent à l’ouest de la ville, dans le quartier dit des kairaouanais.
Fès El Bali est achevée et s’articule autour de la célèbre mosquée de la Quaraouyyin et de multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux. Les dynasties s’y succédèrent, et laissent derrières eux de somptueux palais, mosquées, jardins et médersas…C’est ainsi que Fès devient rapidement le centre religieux et culturel du Maroc.
Sous le règne des Almoravides, notamment, celui de Youssef Ben Tachfine, Fez connaît un essor artistique et intellectuel marqué par l’édification en 1096 du Collège des patients Almoravides, médersa pourvue d’une bibliothèque, et par la réouverture de la route de l’or saharienne.
Au milieu du XIIe siècle, le sultan almohade Abd el-Moumem s’empare de la ville, « fréquentée par les voyageurs de tous les pays ». Ses habitants commercent avec l’Espagne, le Maghreb central, le Sahara, l’Orient et même quelques pays chrétiens. La ville prospère. En 1250, Fez redevient la capitale de l’empire mérinide pour deux siècles.
Le rayonnement de Fès atteint son apogée avec la dynastie mérinide. Les souverains mérinides en font une cité prestigieuse. Ils réalisèrent une ville nouvelle qui fut le siège de leur pouvoir et nommée Al-Médina Al-Bayda (la ville blanche) par opposition à la ville de Moulay Idriss dont les murs étaient déjà patinés par l’usure du temps. Un autre nom « Fès Jdid » lui fut donné par opposition à « Fès Al-Bali ». Ils introduisirent la nouvelle institution officielle que fut la médersa pour diffuser la doctrine Malékite et former un corps de fonctionnaire pour la justice, l’administration et l’Etat. Enfin, ils enrichirent la ville de nouveaux équipements : foundouks, fontaines, bains, fours, moulins, ponts, etc. Fès connaîtra son âge d’or au début du XIVe siècle. Les Mérinides oscillent entre deux politiques : l’extension de leur pouvoir en Afrique du Nord et la reprise du traditionnel axe sud-nord orienté vers l’Espagne.
br /> Dans la seconde moitié du XVe siécle, Fez est atteinte par les troubles qui règnent dans le royaume la fin de la dynastie mérinide. Elle est marquée par l’apparition de la nouvelle dynastie Beni Wattas en 1471, par l’arrivée des musulmans et des juifs chassés d’Espagne en 1492 et, indirectement, par l’arrivée des Portugais dans les ports atlantiques.
En 1666, Moulay Rachid rétablit l’ordre, relance le commerce et choisit à nouveau Fez comme capitale. Après une longue période d’agitation dans la première moitié du XVIIIe siècle, la ville retrouvera son calme et son prestige au XVIIIe siècle, grâce à l’alliance de l’armée et des dirigeants de la vieille université de la Quaraouiyne, siège d’une véritable force politique. Concurrencée par l’activité économique naissante de Casablanca, Fès maintient son rayonnement religieux, intellectuel et commercial. Aujourd’hui, la nouvelle ville coexiste avec l’ancienne. Fès préserve ainsi sa personnalité profonde tout en s’ouvrant au modernisme et restera la capitale spirituelle de ce Maroc profond dans l’histoire.

Centre Maimonide FES – Restaurant cachere

Centre Maimonide FES
Ce restaurant est le rendez-vous incontournable pour manger cacher à FES. Il dispose d’une grande salle et d’un magnifique jardin central/
Le centre Maimonide, situé au centre de la nouvelle ville de FES à deux pas de la synagogue SADOUN et des hôtels de la ville, vous accueille dans un cadre agréable et vous propose tous les jours, midi et soir, shabbat compris une restauration juive marocaine authentique et cachère.

Association Régionale des Maisons d'Hôtes de Fès et sa région regroupe les maisons classées officiellement et offrant le meilleur confort et sécurité possible