A voir à Fès

 

Fès, ville des mille et une nuits, capitale historique, spirituelle et culturelle du Maroc, est une halte incontournable pour les amoureux de la culture, de l’histoire et de l’architecture hispano-mauresque.

Nichée au creux d’un vallon au pied des montagnes du Moyen-Atlas, Fès, foyer prestigieux de la civilisation musulmane et berceau de la culture berbère et des Arabes d’Andalousie, fascine par sa richesse historique, son architecture hispano–mauresque, sa médina médiévale de Fès El-Bali, la beauté de ses monuments et la splendeur de ses demeures. Fondée à la fin du VIIIème siècle par Idriss II, cette ville millénaire est l’une des plus anciennes cités de l’Islam. Surnommée dans le passé «l’Athènes de l’Afrique», Fès a été, depuis sa naissance, décrite et adulée par des poètes, historiens et chroniqueurs de tous bords tels Ibn Khaldoun, Léon l’Africain… et a accueilli de nombreux savants d’Andalousie,

Le rayonnement intellectuel de son université coranique, sa célèbre mosquée Quaraouiyne, ses édifices emprunts de l’art arabo-andalou en font, au fil des temps, le centre religieux et culturel du Royaume du maroc

Ses monuments, ses murailles, le décor médiéval de ses ruelles étroites et tortueuses, ses mosquées, ses palais, ses fondouks et ses médersas (écoles coraniques) qui ont vu le jour au long de douze siècles d’histoire, rivalisent d’ornements : boiseries sculptées, bronzes ciselés, zelliges, moucharabiehs, colonnes et plâtres sculptés. Ils témoignentaussi du génie créateur et du savoir-faire de ses artistes – artisans de grand talent, venus d’ Orient et d’ Andalousie

Classée au ‘‘Patrimoine Universel de l’Humanité’’ par l’Unesco depuis 1981, cette «ville Musée» a su maintenir au fil des temps ses traditions (université,médersas, artisanat, …) tout en devenant une cité touristique moderne et très active avec ses palaces, hôtels,Riads , Maisons d’ Hôtes, golfs, restaurants, stations thermales, animation et spectacles… Elle constitue aujourd’hui une halte incontournable pour les amoureux de l’histoire et de l’architecture hispano-mauresque

 

L’histoire de FèsIls sont passés par Fès

A VOIR A FES :

FES EL BALI, ( la médina) une cité hors du temps

Cité médiévale fondée en 809 par les Idrisides, «Fès El Bali» est le berceau de la culture berbère et arabo andalouse et cœur historique de la ville et du Maroc. Elle comporte aujourd’hui, avec ses quartiers, ses souks, ses mosquées, ses médersas et ses édifices, un patrimoine unique en son genre. Pour découvrir Fès El Bali, il existe plusieurs itinéraires. Nous vous recommandons de traverser l’histoire de cette cité par trois grandes portes Bab Boujloud, Bab Ftouh ou Bab El Guissa

LES PORTES (BAB)

-Bab Boujeloud

Construite au XIIème siècle par les Almohades, Bab Boujloud est l’une des plus belles portes de la médina de Fès avec ses faïences bleues et vertes et son bois de cèdre et stucs sculptés.. Restaurée en 1912, la porte donne sur le quartier du même nom et, de là, vous pouvez accéder à la médersa Bou Inania et à la mosquée Sidi Lazaz.

-Bab Ftouh

Cette porte de la ville a été édifiée par le deuxième fils de l’émire Zénéte, Dounas, à l’emplacement d’une porte plus ancienne. Elle a été reconstruite sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdallah, au milieu du XVIIIème siècle.

 

LES MEDERSAS

  • La Mosquée Karaouine : C’est la plus grande Merdersa. Fondée au IXème siècle, elle est la plus ancienne université dans l’histoire du Maroc où se sont côtoyés près de 300 étudiants qui suivaient des cours dispensés par des professeurs de renommée à l’époque, et ce, dans différentes disciplines comme le notariat, la justice, la grammaire, la théologie, le droit coranique etc… À partir du Xème siècle, l’université est dotée d’une bibliothèque contenant plus de 30.000 volumes (dont 10.000 manuscrits). Elle abrite aussi un Coran manuscrit du IXème siècle, un manuscrit d’Ibnou Rochd. (Averroès) datant de 1320 et un autre de la Muqqadima offert par Ibn Khaldoun lui- même.
  • La medersa Bouanania : C’est l’école théologique la plus visitée par les touristes à Fès. Construite au XIVème siècle par le Sultan Abou El Hassan de la dynastie Mérinide, elle se caractérise par son minaret, ses mosaïques de faïence émaillée et la beauté du plafond en bois de cèdre sculpté. En face de la médersa, vous pouvez découvrir l’horloge de la Bouanania datant de 1357. La médersa est ouverte tous les jours de 8h30 à 12h00 (sauf le vendredi à 11h00) et de 14h30 à 18h 30. L’entrée est payante.
  • La medersa Charratine : Ce monument a été construit en 1670 à l’époque du règne du premier Sultan Alaouite, Moulay Rachid. Destinée l’hébergement des étudiants et enseignants qui ne sont pas originaires de Fès, cette Médersa se distingue par sa simplicité et sa sobriété. Elle est d’ailleurs différente des autres medersas de la dynastie Mérinide du 14ème siècle. Avec ses 125 cellules réparties sur trois niveaux le long des galeries protégées des regards par des moucharabiehs, elle pouvait accueillir 300 étudiants de l’université Quaraouine.
  • La medersa Attarine : Située en face de la mosquée Al Quaraouine et à proximité du Souk Attarine (celui des marchands d’épices), elle a été construite au XIVème siècle par les Mérinides sous le règne du Sultan Abou Saïd (entre 1323 et 1325).
    Destinée à accueillir une soixantaine d’étudiants, cette Médersa est considérée par les historiens comme la plus raffinée des écoles coraniques du monde musulman à cause, notamment, de sa belle architecture, ses mosaïques, son plafond en cèdre, ses portes et ses calligraphies. La médersa a été restaurée plusieurs fois et elle est ouverte, tous les jours de 8h30 à 12h et de 14h30 à 18h30. L’entrée est payante.
  • La medersa Seffarine Construite dans un style traditionnel en 1280 au au bord de l’ Oues fes, sur la place Seffarine par le Sultan Mérinide Abou Youssef en 1280.
  • La médersa Misbahiya, construite sur ordre du Sultan mérinide Abou El Hassan en 1346. À proximité se trouve le fondouk Tsetaoui, «des Tétouanais», qui remonte au XIVème siècle et qui servait à héberger les étudiants de Tétouan de l’université Quaraouiyine.
  • La place Seffarine (des dinandiers) donne aussi accès à la très riche bibliothèque de l’Université Quaraouiyine. De la place Seffarine, vous pourrez vous rendre à la rue des Teinturiers où vous pouvez découvrir des échoppes où l’on teint encore les écheveaux de laine et de coton dans de grands chaudrons, ruelle qui aboutit au pont Sidi el Aouad et, de là, au quartier des Andalous.
  • La medersa Sahrij : Cette école coranique a été construite dans le quartier andalous de la médina, entre 1321 et 1323, par le Prince Abou el Hassan Ali sous le règne des Mérinides. Elle servait aussi d’hébergement aux étudiants de l’université Quaraouiyine. Brillante et colorée, cette demeure contient un bassin dédié aux ablutions. Le bâtiment dégage une ambiance de calme et de sérénité ; des sentiments qui ne manquent pas de gagner les visiteurs au fil de la découverte pièce par pièce.

 

LES MOSQUEES ET ZAOUIAS (accessibles seulement aux musulmans).

  • La Zaouia de Moulay Idriss : c’est le plus ancien lieu saint de Fès. Elle abrite le tombeau de Moulay Idriss II, fondateur de la ville de Fès et de la dynastie des Idrissides. Il est ouvert toute l’année aux visiteurs musulmans et on y organise une fois par an, au mois de septembre, un moussem pour rendre hommage au saint patron de la ville. La zaouia se trouve, avec la mosquée de Moulay Idriss II, entre la place Nejjarine et le souk Attarine.
  • La Mosquée Karaouyine : construite en 857 au quartier Qaraouiyine habité à l’époque par des réfugiés kairouanais qui ont émigré de Tunis et se sont installés sur cette rive de l’Oued Fès au IXème siècle. Construite sous les Idrissides, par Fatima Al Fihri, fille d’un riche négociant kairouanais, elle est devenue en 933 la principale mosquée la ville. . On peut toutefois apercevoir l’intérieur aux heures de prières lorsque les portes sont ouvertes.
  • La Mosquée des Andalous : Construite en 245 (859-860) au quartier andalous dans la partie «Adouat Al Andalous» par Meryem el Fihriya, sœur de Fatima el Fihriya et fille d’un notable kairouanais, cette mosquée, qui n’était qu’un modeste oratoire, a subi plusieurs transformations au fil des siècles. En 956, on lui ajouta un minaret, copié sur celui de sa rivale la Quaraouiyine. Entre 1203 et 1207, elle fut presque entièrement reconstruite à l’époque Almohade, puis enrichie d’une fontaine (1306) et d’une bibliothèque. On y accède par les tanneries Chouaara ou par Bab Fetouh. De la mosquée Andalous, vous pouvez accéder au mausolée de Sidi Bou-Ghaleb.
  • La Mosquée de Sidi Ali Boughaleb : ce grand saint est originaire d’An De nombreuses familles s’y rendent à l’occasion de la circoncision de leurs enfants. On y célèbre aussi annuellement un moussem où se retrouvent ses adeptes.
  • La zaouia de la mosquée de Sidi Ahmed Tijani : fondée par le Cheikh soufi sidi Ahmed Tijani (en l’an 1150 de l’hégire, correspondant à 1737- 1738) au quartier Blida de la médina de Fès vingt ans après la fondation de la Tariqa Tijaniya, c’est l’une des zaouias les plus célèbres et des plus éclectiques de l’histoire d’Afrique et du Maghreb. Les adeptes de cette Tarika en provenance d’une quarantaine de pays se retrouvent annuellement à Fès . La zaouiya ainsi que la mosquée se trouvent à proximité de la mosquée Al Qaraouiyine. D’allure simp la zaouia Tijania où repose le corps du Cheikh Soufi, a été plusieurs fois restaurée notamment en 1302, 1307 et 1316 ainsi qu’en 1999 et 2006. En descendant la rue Talâa Kebira, vous pouvez découvrir la maison d’Ibn Khaldoun, historien, sociologue et philosophe arabe de renommée.
  • La Mzara de Moulay Idriss flanqué d’un petit minaret et situé près de la mosquée Cherabliyine, ce lieu est sacré pour les adeptes de la zaouia de Moulay Idriss. Selon la légende, Moulay Idriss s’est accordé un moment de repos et décida à cet endroit la fondation de la ville. Elle été restaurée sous les Saâdiens au XVIème siècle.
  • La mosquée Chrabliyène Fondée en XIXème siècle par le Sultan Mérinide Abou El Hassan, et restaurée par le Sultan Moulay Sliman entre 1793 et 1823, elle est aujourd’hui fermée dans l’attente de sa restauration.

 

LES FONDOUKS

Situés le long des axes principaux de la médina (talaa el kibira, talaa sghira, ras cherratine, nejjarine, sefah) à proximité des grandes portes (bab boujloud, bab elguissa , bab ftouh). Les plus célèbres d’entre eux sont :

  • Le Fondouk des peaussiers : vous pouvez découvrir des peaux de moutons qui sèchent avant de subir les opérations de tannage. C’est une bâtisse carrée, dont la cour à ciel ouvert est entourée d’une galerie soutenue par des piliers en brique, sur laquelle s’ouvrent des pièces pour l’entrepôt des marchandises ou pour la pratique de l’artisanat.
  • Fondouk Nejjarine : Ce foudouk hébergeait jadis les étrangers de passage dans la ville. Au rez-de-chaussée, ornées de moucharabiehs, les galeries divisées en cellules abritaient les bêtes. À l’étage, les hôtes étaient logés dans des chambres. Le bâtiment, datant selon des historiens du XVIIIème siècle, a été entièrement restauré par la Fondation Karim Lamrani. Le fondouk abrite le Musée des Arts et Métiers du bois. Il est ouvert tous les jours de 10h à 17h30. L’entrée est payante.
  • Fondouk Staounienne : Construit au XVIIème siècle près de la mosquée Quaraouiyine, il abrite aujourd’hui des dépôts et des petits ateliers d’artisanat.

 

LES MUSEES

  • Le Musée du Palais Batha : Musée des Arts et Traditions de Fès, ce musée compte de nombreuses richesses de Fès, dont une collection de céramiques fabriquées dans la plus pure tradition de l’art fassi, des monnaies des dynasties, des tapis et des bijoux du Moyen-Atlas, ainsi que de nombreuses pièces archéologiques hispano- mauresques datant du IXème. Installées dans onze salles, les collections sont classées par thème : art du livre, de la faïence, du cuivre, du bois, des tissages et de la broderie, arts ruraux, collection de portes, arbres généalogiques des dynasties du Maroc, art du zellige et arts religieux et funéraires. Au XVIIIème siècle, cet ancien palais construit par le Souverain Alaouite, Moulay el Hassan 1er (1874-1894), a été transformé en musée par décret royal en 1915. Le musée se trouve à 5 min de Bab Boujloud. Il est ouvert tous les jours, sauf les mardis, de 9h30 à 12h et de 14h30 à 18h. L’entrée est payante.

 

LES SOUKS
L’univers des souks, regroupe différents types de commerce et d’artisanat par secteur d’activité. De la talaa Kébira partent des ruelles conduisant à d’anciens fondouks où travaillent des artisans. De là, vous pouvez découvrir «le souk Attarine», marché des épices, « Le souk au henné » où on vend les plantes servant à la teinte et au soin des cheveux et des mains ainsi que le khôl, maquillage appliqué autour des yeux, et le hassoul utilisé pour laver les cheveux.

 

LES KISSARIAS

C’est là que sont regroupés les commerces de produits précieux, soieries, caftans, bijoux… Fès est, par ailleurs, connue pour la qualité de ses articles en soie et de ses broderies en fil d’or…

 

Autres monuments et sites à visiter

  • Le Borj Sud : Ce bastion fut construit par des esclaves chrétiens sous le règne du Sultan Ahmed el Mansour Eddahbi (1578-1603).
  • Les Tombeaux Merinides La majorité des tombeaux Mérinides datent du XIVème siècle. Pour la plupart délabrés, ils forment un premier plan romantique à l’un des plus beaux panoramas de Fès.
  • Le Quartier des Tanneurs : Appelé Chouara, ce quartier est l’un des endroits les plus spectaculaires. Ces tanneries sont établies depuis le Moyen age à proximité de l’ Oued Fès qui fournit l’eau nécessaire au traitement des peaux.
  • Le Borj Nord : Ce bastion contemporain du Borj Sud abrite le Musée des Armes. Celles-ci sont présentées chronologiquement, de la pierre taillée au canon, dans onze salles. Il est ouvert tous les jours sauf les mardis de 9h à13h. L’entrée est payante.

Fès Jdid… Sur les pas des Mérinides

Construite en 1276 par les Mérinides, « Fès la Nouvelle» ou «Fès Jdid» a été la capitale du Maroc pendant des siècles, jusqu’à ce que les français installent le gouvernement à Raabat Le quartier compte plusieurs monuments dont :

  • Le Palais Royal : Construit au XIIIème siècle. Il s’ouvre sur la place des Alaouites, vaste esplanade aménagée en 1968, le Palais a été agrandi et restauré, à plusieurs reprises sous la dynastie alaouite, dans un style mauresque des plus épuré. Les portes monumentales sont une visite incontournable.
  • Bab Dekakène : Datant du 14 ème siècle, la «Porte du Tribunal», impressionnante entrée fortifiée de Fès jdid, est ainsi nommée car c’est là que les criminels étaient jugés, pendus et, parfois même empalés en avertissement aux futurs mécréants.
  • Bab Semarine : C’est une haute porte à voûtes multiples reconstruites en 1924, qui est la véritable entrée du quartier Fès Jdid. À l’intérieur, vous pouvez découvrir un style de maisons différent de ce qui est courant à Fès, ainsi qu’une succession de boutiques proposant une grande variété de tissus pour l’ameublement, étoffes pour les djellabas et les caftans, …
  • Le Mellah :Le Mellah est considéré comme le plus ancien quartier des juifs qui avaient fui l’inquisition espagnole. Il a été établi selon des historiens en 1438 dans l’ancienne kasbah des archers syriens du Sultan, au début du XIIIème siècle. Déserté par les familles juives de Fès qui ont émigré, le Mellah est habité aujourd’hui par des familles musulmanes. Mais, il garde toujours l’architecture et l’emprunte des familles juives qui l’ont habité et animé pendant des siècles.
  • La synagogue Danan Ce lieu de prière a été construit à la fin du XVIIème siècle. Il était la propriété d’une famille de rabbins, les Danan dont lignée fassie remonte à la fin du XIVème siècle. C’est l’un des joyaux de la culture juive au Maroc.
  • Le Petit Mechouar : Bordé de hauts murs, il est établi en partie au dessus de l’ Oued Fès. Il précède l’ancienne entrée monumentale de Dar El Makhzen, Bab Dekkakene .À droite, par un passage aménagé dans le mur, on atteint à 150 m environ une grande noria, construite en 1287 par les Andalous.
  • La mosquée Moulay Abdellah :Cette mosquée porte le nom de son fondateur (XVIIIème siècle). Elle comprend un sanctuaire, une médersa et une nécropole. Son minaret, haut de 25m, est orné de bandes verticales de céramique verte et surmonté de quatre boules. La nécropole fut aménagée par Sidi Mohamed Ben Abderrahman au XIXème siècle. C’est là que reposent plusieurs rois de l’actuelle dynastie des Alaouites : Moulay Abdellah (1732- 1757), Moulay Youssef (1912-1927) et où furent transportées les dépouilles de Moulay Hafid en 1936 et de Moulay Abdelaziz en 1942.

Le Vieux Méchouar
Il s’agit de la porte des sept: les sept frères de Moulay Abdallah qui occupèrent successivement le trône au XVIIIème siècle. Cette ancienne place est dominée par les hautes murailles de Bab Al Makina où avait été créée, en 1886, une manufacture d’armes par une mission italienne à l’initiative du Sultan Moulay Hassan. Aujourd’hui restaurée, elle sert de salle de conférences et de concerts, notamment lors du Festival des Musiques Sacrées du Monde. Au fond du Vieux Méchouar, Bab Segma ne conserve que la tour de l’ancienne porte mérinide datant de 1315.

Fès… La ville nouvelle

La ville nouvelle de Fès se distingue par plusieurs quartiers rappelant le style art-déco et son harmonie.

La ville moderne de Fès : Avec ses larges avenues et boulevards, ses immeubles et son animation, la ville moderne de Fès ressemble aux autres villes marocaines, voire même européennes.
Elle compte plusieurs quartiers édifiés sous le protectorat français et qui se distinguent par leur style art-déco. Autour de la place de Florence et des Avenues Mohammed V, Hassan II et Mohammed Esslaoui, sont installés la plupart des administrations, banques et organismes touristiques.
La ville moderne compte aussi plusieurs nouveaux quartiers qui attirent aussi bien des habitants que des commerces, services et autres activités économiques. Elle est dotée depuis quelques années d’un plan d’aménagement en vue d’assurer son harmonie.

Fès, cité du savoir, de l’art et de la culture

 

Parc national de Tazekka

Le Parc National de Tazekka est situé dans la partie la plus septentrionale du Moyen Atlas, à proximité de la ville de Taza qui se trouve au nord-est du parc à quelques 21 km à vol d’oiseau du noyau du parc (Cédraie de Tazekka) et à 46 km par la route.
Le Parc s’insère dans un remarquable circuit touristique d’une longueur totale de 76 km (route secondaire n° 311), qui commence à partir de la ville de Taza, passant à proximité d’une série de curiosités naturelles (cascades, grottes, grandes étendues boisées,…). En outre il permet de traverser des contrées particulièrement pittoresques: douar classé de Sidi Majbeur en particulier, pour rejoindre de nouveau la route principale n° 1 à Sidi Abdellah, près de la localité dite Oued Amlil.
Le Parc National du Tazekka, a été créé le 11 juillet 1950 par arrêté viziriel sur une superficie initiale de 680 hectares, correspondant à la futaie de cèdres de l’Atlas (Cedrus Atlantica) qui coiffe le sommet du massif du Tazzeka à 1980 mètres d’altitude. Elle témoigne de l’ancienne extension des cédraies marocaines, soit celles du Moyen Atlas ou celles du Rif. Les dynamiques endogènes à l’écosystème forestier nécessitent en général des superficies de l’ordre du millier d’hectares pour s’exprimer correctement, l’unité écologique fonctionnelle s’établissant alors à partir des limites de celles-ci. Dans le cas du Parc National du Tazekka, l’illustration de ce principe y apparaît très nettement avec l’extension naturelle de la cédraie sur les versants nord et est du massif, les jeunes cèdres se trouvant en dehors des limites du Parc. Sa superficie et son zonage ont donc été entièrement repensés. Ainsi, en 1993, les services forestiers ont proposé son extension à 12 700 hectares. Ce n’est que le 8 octobre 2004 que le décret ministériel d’extension du Parc a été signé. Aujourd’hui, il coiffe un territoire d’une superficie égale à 13 737 hectares incluant des villages et leurs habitants, dont le noyau est la cédraie du massif du Tazekka
La diversité des paysages, les forêts, les réserves d’eau douce et l’air pur du Parc constituent pour le Maroc des éléments irremplaçables. Le Tazekka est le principal pourvoyeur d’eau de source de toute une région située en aval, il est surnommé le château d’eau. Or l’habitude est prise depuis longtemps de considérer les apports principaux de la montagne comme gratuits : l’eau des rivières, les réserves de biodiversité et d’air pur sont des biens non monétarisés. Seuls les produits miniers ont provoqué autrefois un transfert d’argent capable d’influer vraiment sur les infrastructures et les équipements des zones d’extraction. L’exploitation de ces gisements n’a créé dans le Parc que des îlots de prospérité éphémères, retombés dans la médiocrité dès la fin de la production et ayant des impacts négatifs sur le paysage environnant.
L’exploitation sauvage a engendré une surexploitation des ressources naturelles, notamment celles du bois pour le chauffage. Ceci a entraîné le massif du Tazekka dans un cycle de dégradation dont il était aujourd’hui urgent de sortir. Le Parc a donc été créé en 1950 dans le but de protéger la cédraie au sommet du massif du même nom qui menaçait de disparaître sans l’intervention de l’Etat. Au centre du Parc, le Tazekka est également recouvert par des peuplements de chêne vert, de chêne zeen et de chêne liège situés à des altitudes plus basses que la futaie de cèdres.
La superficie du Parc a été étendue pour conserver d’autres ressources naturelles qui présentent des atouts remarquables. A l’est, une forêt de chêne vert non aménagée, entrecoupée de cultures en sec et bordée par une vaste dépression où les habitants pratiquent la céréaliculture intensive. A l’ouest, une forêt de chêne liège aménagée, de grande importance économique, à la fois pour sa production de liège et pour sa production pastorale.
Le sommet isolé de Tazekka sert de condensateur à l’humidité atmosphérique ; c’est ainsi qu’en hiver, il est plus fréquemment auréolé de nuages que les montagnes pourtant plus élevées, situées au sud. Il reçoit en outre, annuellement environ 1800 mm d’eau notamment sous forme d’importantes chutes de neige qui, sous l’action du vent, s’accumulent en congères de plusieurs mètres de hauteur.
A l’exception du sommet précité, le Parc National reçoit annuellement des précipitations variables d’une station à l’autre, qui oscillent entre 430 mm (du côté Est à Maghraoua) et 1.270 mm à Bab Bou Idir.
L’enneigement, d’une durée moyenne de 30 jours, se produit chaque année, entre octobre et avril, et touche presque toutes les parties du Parc National.
Les étés sont doux, alors que les hivers sont assez accentué.
En hiver, les vents humides de l’ouest dominent. Ils déchargent leur humidité sur les hauteurs du Parc. En été, par contre, les vents d’est (vents chaux et secs) comme ceux de l’ouest, offrent les mêmes fréquences.
Le Tazekka, isolé à 30 km au nord de la chaîne principale du Moyen Atlas, est constitué par un noyau de roches anciennes, résistantes, sur lequel semblent s’être butés et moulés des plissements qui forment la zone montagneuse très tourmentée de la région sud de Taza.
Le sommet de Tazekka, situé au cur du Parc, est le point de convergence de nombreuses crêtes, dont la principale a une orientation nord sud, séparées par des vallées profondes et sauvages.
Le relief du Parc National de Tazekka est essentiellement constitué de versants, de crêtes aiguës et vallées étroites et très profondes, en particulier dans sa partie occidentale.
Néanmoins, dans la partie tabulaire calcaire, le relief est beaucoup plus doux, et le phénomène de Karstification est très accentué : les nombreuses gouffres et grottes dans la portion orientale en témoignent.
La quasi – totalité du parc National de Tazekka fait partie du bassin versant de l’oued Inaouène qui se jette dans l’oued Sebou, un des principaux grand cours d’eau du Maroc.
Le Parc National de Tazekka constitue donc, grâce aux massifs de Tazekka et de Jbel Bou Massoûd, d’énormes châteaux d’eau. Les résurgence et les sources sont alors très nombreuses.
Equipements sur place :
– Le gite d’étapes d’Aïn Bechar:
Le gîte d’étapes d’Aïn Bechar est le seul qui existe dans le Parc. Il est ouvert toute l’année et a été créé par son propriétaire le 8 septembre 2003. En raison des difficultés d’approvisionnement en nourriture vu l’enclavement du douar, il est préférable d’annoncer son arrivée quelques jours avant son départ. La femme du propriétaire cuisine des menus relativement simples et les touristes peuvent manger avec l’habitant dans une pièce typiquement marocaine avec des banquettes et des tapis. Le gîte, relié au réseau électrique, comprend une chambre pouvant accueillir jusqu’à six personnes. Une petite pièce fait office de douches et de toilettes, du même modèle que les sanitaires des habitants locaux.

– Les campings:
Dans le Parc, deux campings officiels existent, l’un se trouve à Bab-Boudir, l’autre à Ademame. Les deux sont ouverts uniquement en juillet et août.
Le camping d’Ademame a la particularité d’être réservé à des groupes d’adultes et d’enfants marocains.
Le camping de Bab-Boudir est accessible à tous. En période d’affluence, la priorité est donné aux familles plutôt qu’aux jeunes célibataires qui peuvent camper dans la nature. Il s’intègre parfaitement bien dans le paysage, il est recouvert d’herbe et des chênes verts protègent les campeurs du soleil, tout comme à Ademame.

– Cafés:
Il existe plusieurs cafés dans le Parc mais les plus accessibles de la route S 420 sont ceux de Ras El Ma, de Friouato et de Bab-Boudir.
A Ras El Ma, un premier café a été construit en 1950. En 1981, un café et deux boutiques où les propriétaires vendent essentiellement des denrées alimentaires ont été créés. Ce douar est le seul du Parc à disposer d’une téléboutique.
A Friouato, un café est ouvert depuis 1997. Le propriétaire vend aussi des denrées alimentaires (biscuits, bonbons, …) tout comme le guichetier qui vend les entrées pour aller au gouffre. Une remarque peut être faite à l’ensemble des cafés : leurs fenêtres étroites ne permettent pas aux touristes d’admirer le paysage à l’extérieur. Cependant, ils sont tous dotées d’une terrasse extérieure dont la plus admirable est celle de Friouato placée en hauteur. A Friouato, en plus du café, des tables et des tabourets en bois sont dispersés sur une petite surface boisée.
A Bab-Boudir, nous avons noté la présence de deux cafés. Le premier date de 1934 et se situe en face du complexe récréatif. Il n’est ouvert que de juillet à septembre. Le second existe depuis 1999 et ouvre ses portes tout au long de l’année. Il est à l’entrée du centre d’estivage au bord de la route secondaire S 420.

– Le complexe récréatif de Bab-boudir:

Ce complexe date de la colonisation française. Il est composé d’une piscine ouverte en juillet et en août, d’un terrain de jeux et d’une petite scène utilisée lors du festival.

– Le centre d’informations de Bab-boudir:
Ce centre a été créé en 1994 à côté du poste forestier. Nous y trouvons des informations sur le Parc ainsi que des activités éducatives pour les enfants dans le but de les sensibiliser à l’environnement. Un point d’observation doté d’une longue vue est placée sur le toit du centre.
– Les aires de repos :
Le Parc est doté de deux aires de repos créées en 1994, une après le douar de Sidi Majbeur à l’entrée du Parc nommée « Les Oiseaux » et l’autre en face de la réserve à cerfs. Elles comprennent des tables et tabourets en bois ainsi que des poubelles et des sanitaires fermés la majeure partie de l’année. Ce sont des aires ombragées par des chênes verts pour la première et des chênes lièges pour la seconde. Des places de parking permettent aux visiteurs de stationner leur véhicule. L’ambiance très calme est propice au repos. A l’aire « Les Oiseaux », nous pouvons nous faire bercer par le chant des oiseaux : des cavités dans les rochers calcaires étant très proches, elles constituent des niches pour les oiseaux qui viennent siffler dans les arbres de cette aire de repos.
Les deux parkings avec vue panoramique:
La première vue panoramique se situe après le douar de Ras El Ma avant l’entrée du Parc. Elle offre un panorama sur la ville de Taza, le début de la chaîne péri-rifaine et le périmètre de reboisement à base de pins.
La seconde est localisée peu avant le sentier de La Cédraie et du Chêne zeen et propose une vue sur le Bou Iblane dont le sommet est enneigé même l’été et sur les forêts de chêne vert et de chêne zeen.
Des places de parking permettent aux visiteurs de s’arrêter pour admirer le paysage.
– Les informations sur toutes les règles à observer sont disponibles aux services des Eaux et Forêts. Si vous avez des questions, ou vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à contacter le poste le plus proche bureau des Eaux et Forêts.

Des règles de conduite :
– Faites très attention, vous êtes responsable pour votre propre sécurité. Ne prenez pas de risque. Quand vous êtes dans la forêt, ne campez pas sur les sentiers, ne nagez pas dans les ravins et n’entrez pas dans les grottes. Ne vous risquez pas inutilement.

– Vous pouvez collaborer à la conservation et au maintien de l’aspect naturel du Parc National de Tazekka. Pour cela, Dix règles minimales sont à observer. Il vous suffit de :
1- Eviter d’abattre, d’endommager, d’enlever ou d’introduire un arbre, un arbuste, une plante herbacée ou partie de ceux-ci.
2- Eviter d’abattre, de capturer, de mutiler, de déranger, ou de nourrir les animaux sauvages.
3- Eviter de peinturer, d’altérer, ou de prélever les roches ou autres formations naturelles.
4- Eviter d’allumer les feux en forêt ou hors endroits prévus à cette fin.
5- Pratiquer vos activités aux endroits aménagés à cette fin.
6- Avertir le personnel du parc de tout événement spécial, observation de phénomènes naturels à enregistrer ou à protéger, bris d’équipement, incendie..
7- Garer les voitures dans les aires de stationnement prévues.
8- Rapporter tout déchets à la fin de votre séjour de visite.
9- Suivre les conseils du personnel du parc.
10- Informer le personnel du parc de toutes suggestions de nature à améliorer la qualité de l’accueil et des équipements.
Règles

source : http://www.tazekka.com/

Fez y su región

Fez, ciudad de las mil y una noches, capital histórica, espiritual y cultural de Marruecos, es una parada obligada para los amantes de la cultura, la historia y la arquitectura árabe.

Ubicada en un valle en las estribaciones del Atlas Medio, Fez, prestigiosa casa de la civilización musulmana y cuna de la cultura bereber y de los árabes de Andalucía, fascina con su rica historia y su arquitectura hispanomusulmana, su medina medieval de Fez el-Bali, la belleza de sus monumentos y el esplendor de sus mansiones. Fundada a finales del siglo VIII por Idriss II, esta ciudad milenaria es una de las ciudades más antiguas del Islam. Conocida en el pasado como la « Atenas de África », Fez fue, desde su nacimiento, descrita y amada por poetas, historiadores y columnistas del mundo entero tales como Ibn Jaldún, León el Africano… y ha acogido a muchos sabios de Andalucía.

La influencia intelectual de su universidad coránica, su famosa mezquita Quaraouiyne, sus edificios inspirados del arte árabe-andaluz hacen de ella, con el tiempo, el centro religioso y cultural del Reino de Marruecos.

Sus monumentos, paredes, el ambiente medieval de sus calles estrechas y tortuosas, mezquitas, palacios, fondouks y madrazas (escuelas islámicas) que han ido apareciendo a lo largo de doce siglos de historia, compiten entre sí por la belleza de sus ornamentos: madera y bronces tallados, azulejos, moucharabiehs, columnas y yeso esculpido. Son testigos del genio y la experiencia de sus creadores – talentosos artesanos del Este y Andalucía

Declarada como  » Patrimonio Universal de la Humanidad ‘por la UNESCO desde 1981, esta « ciudad museo » ha conservado sus tradiciones a lo largo del tiempo (universidad, madrazas, artesanía, …) mientras se convertía en una ciudad moderna y turística muy activa, con sus palacios, hoteles, riads, casas de huéspedes, campos de golf, restaurantes, spas, entretenimiento y espectáculos … ahora es una parada obligada para los amantes de la historia y la arquitectura hispanomusulmana.

HISTORIA:

Las dinastías se sucedieron en Fez, dejando atrás palacios suntuosos, mezquitas, madrazas y jardines… Es así que Fez se fue rápidamente convirtiendo en el centro espiritual y cultural de Marruecos.

A finales del siglo VII, huyendo de la hegemonía de los abasíes de Bagdad, Idriss I, descendiente del profeta Mahoma, se refugió entre los bereberes del centro de Marruecos. Con el apoyo de muchas tribus que le proclamaron rey de Marruecos. Fundó en el año 789 dC su capital, en la orilla derecha del Oued Al Jawahir (más tarde Oued Fez). Tras su muerte, su hijo Idriss II, completo el trabajo en la orilla izquierda del Oued y decidió establecer la sede de la dinastía en Fez en 809. Esta ciudad se convirtió en la primera ciudad islámica, que albergo unos años más tarde, cientos de refugiados políticos de Andalucía, y precisamente de Córdoba. Esta población se ha reforzado con la llegada de los Judios de Andalucía y, siete años más tarde, 300 familias de artesanos y comerciantes de la ciudad de Kairouan (Túnez). Fes el Bali se basaba en la famosa mezquita de Quaraouyine y múltiples herencias religiosas, culturales y arquitectónicas. Bajo el reino de los Almorávides, incluido el de Youssef Ben Tachfine, Fes experimento un auge artístico e intelectual marcado por la construcción en 1096 del Colegio de pacientes almorávides, es una madraza equipada con una biblioteca, y la reapertura de la ruta de oro del Sahara. A mediados del siglo XII, el sultán almohade Abd el-Moumem, se apodero de la ciudad, que en aquel entonces era “el lugar de encuentro de viajeros de todos los países. »

Sus habitantes comerciaban con España, el Magreb central, Oriente e incluso con algunos países cristianos. La ciudad próspera. En 1250, Fez se convierte en la capital del imperio Mérini durante dos siglos. El prestigio de Fez alcanzó su pico con los Merinís. Los soberanos Merinis construyeron una nueva ciudad que fue la sede de su poder y la nombraron a Al-Medina Al-Bayda (Ciudad Blanca). Otro nombre « Fes Jdid » le fue dado en lugar de « Fez el-Bali. » introdujeron también la nueva institución oficial que la madraza con el fin de difundir la doctrina Maliki y formar un cuerpo de funcionarios para la justicia, la administración y el Estado. Por último, enriquecieron la ciudad con nuevos monumentos: fondouks, fuentes, baños, hornos, molinos, puentes, etc.

Fez tendrá su apogeo a principios del siglo XIV. En la segunda mitad del siglo XV, Fez está afectada por los disturbios que prevalecen en el Reino y que marcaron el fin de los merinís. Ese malestar se caracterizo por la aparición de la nueva dinastía Beni Wattas en 1471 con la llegada de los musulmanes y los Judios expulsados ​​de España en 1492 e, indirectamente, con la llegada de los portugueses en los puertos del Atlántico. En 1666. Moulay Rachid restablece el orden, impulsa el comercio y elige de nuevo Fez como capital. Después de un largo período de agitación en la primera mitad del siglo XVIII, la ciudad recuperó su calma y su prestigio.

Compitiendo con la actividad económica creciente en Casablanca en el siglo XIX, Fez supo mantener su carácter espiritual, intelectual y comercial.

El Reino Idrissi

Después de la muerte del profeta Mahoma en el año 632, interminable guerras se sucedieron y marcaron la historia del Islam. Actor de esta guerra fratricida, Idris bin Abdullah, descendiente de Fátima y Ali (hija y yerno del Profeta Mohama) se levantó en armas contra los abasíes de Bagdad. Para escapar de las represalias sangrientas del califa Harun al-Rashid, Idriss encontró refugio en Marruecos, y precisamente en Volubilis.

Las tribus bereberes de la región, recientemente islamizadas, fueron seducidas por este hombre piadoso y erudito que designaron como su líder e imán ( en 788). Esta alianza fue sellada por el matrimonio de Idriss con una princesa Berber Lalla Kenza. Haroun, furioso de aprender la creación de este reino independiente, enveneno Idriss I en 791. Su hijo Idriss II, es reconocido como nuevo Sherif (título dado a los descendientes del profeta Mahoma) en 809; la primera dinastía marroquí nació. Idriss II continúa la obra de su padre. Aumentó su autoridad sobre nuevas áreas y desarrollo en su reino de un estado organizado donde se promueve a Fez como capital que acoge muchos inmigrantes de Córdoba y Kairouan que harán de la ciudad un lugar de alto nivel intelectual y espiritual. Idriss II murió en 828. Dejó diez hijos que van a cuestionar su labor de unificación.

Aunque debilitados por las guerras de sucesión incesantes, los idrisíes fueron proclamados, a principios del siglo XI, califas de Córdoba. Pero la fragmentación de España provoca su decadencia y su desaparición en 1055, fecha de la toma de cuando la decisión Sijilmassa por conquistadores reformistas, los almorávides.

Visitas

Dar un paseo en la medina, incluido por los mismos habitantes de Fez, requiere recordar la sucesión de las diversas puertas.

Fes el Bali (Medina) una ciudad más allá del tiempo

Ciudad medieval fundada en 809 por los Idrisi, « Fes el Bali » es la cuna de la cultura bereber y árabe andaluz y el corazón histórico de la ciudad y de Marruecos. Tiene hoy en día, con sus barrios, sus zocos, mezquitas, madrazas y sus edificios, un patrimonio único. Para descubrir Fez el Bali, hay varias rutas. Le recomendamos descubrir la historia de esta ciudad a través de tres grandes puertas: Bab Boujloud, Bab El Ftouh o Bab El Guissa

Los Babs

Bab Boujeloud

Construida en el siglo XII por los almohades, Bab Boujloud es una de las más bellas puertas de la Medina de Fez, con sus azulejos azules y verdes y madera de cedro y estuco tallado… Restaurada en 1912, la puerta conduce al barrio del mismo nombre y de allí se puede acceder a la madraza Bou Inania y la mezquita Sidi Lazaz.

Bab Ftouh

Esta puerta de la ciudad fue construida por el segundo hijo del Emir Zenete, Dounas, en el lugar de una puerta más antigua. Fue reconstruida durante el reino de Sidi Mohammed ben Abdallah, en la mitad del siglo XVIII.

Las madrazas

La Mezquita Karaouine: Esta es la más grande Madraza. Fundada en el siglo IX, es la universidad más antigua de la historia de Marruecos, donde se codeaban cerca de 300 estudiantes que seguían cursos impartidos por profesores de reconocido prestigio en el momento en diferentes disciplinas como el notariado, la justicia, la gramática, la teología, la ley coránica, etc… Desde el siglo X, la Universidad cuenta con una biblioteca que contiene más de 30.000 volúmenes (incluyendo 10.000 manuscritos). También alberga un manuscrito del Corán del siglo IX, un manuscrito de Ibn Rushd. (Averroes) que data de 1320 y otro de la Muqqadima ofrecido por el propio Ibn Jaldún.

La Madraza Bouanania: Se trata de la escuela teológica más visitada por los turistas en Fez. Construida en el siglo XIV por el sultán Abou El Hassan de la dinastía meriní; esta madraza se caracteriza por su minarete, sus azulejos de cerámica vidriada y la belleza de su techo de madera de cedro tallado. En frente de la madraza, se puede descubrir el reloj Bouanania que data de 1357. La madraza abre sus puertas todos los días de 8:30 a 12:00 (excepto los viernes a las 11:00) por las mañanas y de las 2:30 a 6: 30 por las tardes. Se cobra la entrada.

La Madraza Charratine: Este monumento fue construido en 1670 bajo el reinado del primer sultán alauí Moulay Rachid. Esta madraza que albergaba alojamientos destinados a los estudiantes y profesores que no son originalmente de Fes, se distingue por su sencillez y sobriedad. También es diferente de otras madrazas meriníes del siglo XIV. Se componía de 125 células repartidas en tres plantas a lo largo de galerías protegidas de la vista por moucharabiehs que podía albergar hasta 300 estudiantes de la universitad Al Quaraouine.

La Madraza Attarine: Situada frente de la Mezquita Al Quaraouine y cerca del Zoco Attarine (los comerciantes de especias), fue construida en el siglo XIV por los Merinis durante el reinado del sultán Abu Said (entre 1323 y 1325). Diseñado para acoger a sesenta estudiantes, la madraza es considerada por los historiadores como la más fina de las escuelas coránicas en el mundo musulmán, en particular debido a su hermosa arquitectura, mosaicos, techo de cedro, puertas y la caligrafía. La madraza fue restaurada varias veces y está abierta todos los días de las 8:30 a las 12 (mañanas) y de las 2:30 a las 6:30 (tardes). Se cobra la entrada.

La Madraza Seffarine fue construida por el sultán meriní Abu Youssef en 1280 en un estilo tradicional a la orilla de Oued Fes en la Place Seffarine.

La madraza Misbahiya, construida por orden del sultán meriní Abu El Hassan en 1346. Muy cerca se encuentra el fondouk Tsetaoui « de Tetuán », que data del siglo XIV y fue utilizada para albergar a los estudiantes universitarios de la Quaraouiyine procedentes de Tetuán.

La Place Seffarine: (los obreros del cobre) también proporciona acceso a la rica biblioteca de la Universidad de la Quaraouiyine. Desde la plaza Seffarine se puede ir a la calle de los tintoreros, donde podrá encontrar puestos donde todavía se puede teñir madejas de lana y algodón en grandes calderos, callejón que conduce al puente Sidi el Aouad y al barrio andaluz.

La Madraza Sahrij: Esta escuela coránica fue construida en el barrio andaluz de la medina, entre 1321 y 1323 por el príncipe El Hassan Abu Ali durante el reinado de los Mérinis. También sirvió como alojamiento para los estudiantes de la universidad Quaraouiyine. Brillante y colorida, esta casa contiene una cuenca dedicada a la ablución. En el edificio se respira una atmósfera de calma y serenidad; sentimientos que acaban alcanzando poco a poco los visitantes al descubrir el edificio.

Mezquitas y zawiyas

La Zaouia de Moulay Idriss: Es el santuario más antiguo de Fez. Alberga la tumba de Moulay Idriss II, fundador de la ciudad de Fez y de la dinastía de los Idrissis. Está abierto todo el año para los visitantes y los musulmanes, una vez al año se organiza, en septiembre, un moussem en honor al patron de la ciudad. La Zaouia se encuentra junto con la mezquita de Moulay Idriss II, entre la plaza Nejjarine y el zoco Attarine.

La mezquita Karaouyine: Construida en el año 857 en el barrio de Qaraouiyine, fue habitada en su momento por los refugiados de Kairouan que emigraron de Túnez y se instalaron en la orilla del Oued Fes en el siglo IX. Construida bajo idrisís por Fatima Al Fihri, hija de un rico comerciante de Kairouan, se convirtió en el año 933 en la mezquita principal de la ciudad.

La Mezquita de Andalucía: Construida en 245 (859-860) en el barrio andaluz en la parte de « Adouat Al Andalous » por Meryem el Fihriya, hermana de Fatima al-Fihri, y la hija de un notable de Kairouan, la mezquita, que fue que un modesto oratorio, ha sufrido varias transformaciones a lo largo de los siglos. En 956, se le añadieron un minarete, copiado de su rival la mezquita Quaraouiyine. Entre 1203 y 1207, fue reconstruida casi por completo el período almohade, y a continuación, fue enriquecida con una fuente (1306) y una biblioteca. Se le accede por las curtidurías Chouaara o Bab Fetouh. Desde la mezquita Andalous, se puede acceder al mausoleo de Sidi Bou Ghaleb.

La Mezquita de Sidi Ali Boughaleb: Este gran santo era originario de an. Muchas familias van allí para la circuncisión de sus hijos. También se celebra cada año allí un moussem donde se encuentran sus seguidores.

La Zaouia de la Mezquita de Sidi Ahmed Tijani: fundada por el cheikh sufí Sidi Ahmed Tijani (en el año 1150 de la hégira, correspondiente a 1737- 1738) en el barrio de Blida de la Medina de Fez veinte años después del establecimiento de la Tariqat Tiyaniyya, es una de las más famosas y más eclécticas zawiyas de la historia de África y del Magreb. Los adeptos de esta Tarika de cuarenta países se reúnen anualmente en Fez. La Zawiya y la mezquita están cerca de la Qaraouiyine. De estilo simple, la zaouia Tijania donde están enterrados los restos del cheikh Sufí, ha sido restaurada en varias ocasiones incluyendo en 1302, 1307 y 1316, así como en 1999 y en el 2006. Caminando por la calle Talaa Kebira, se puede descubrir la casa de Ibn khaldoun, un famoso historiador, sociólogo y filósofo árabe.

La Mzara de Moulay Idriss: Flanqueada por un pequeño minarete y situada al lado de la mezquita Cherabliyine es sagrada para los seguidores de la Zaouia de Moulay Idriss. Según la leyenda, Moulay Idriss después de dedicarse un momento de descanso en este lugar, decidido fundir allí la ciudad. Fue restaurada bajo los Saadis en el siglo XVI.

La mezquita Chrabliyène fue fundada en el siglo XIX por el sultán Meriní Abu el Hassan y restaurada por el sultán Mulay Sliman entre el 1793 y 1823, está hoy en día cerrada por motivo de su restauración

Los fondouks

Situados a lo largo de las principales calles de la Medina (Talaa Kibira, Talaa Sghira, Ras Cherratine, Nejjarine, Sefah) cerca de las grandes puertas (Boujloud Bab, bab el guissa, bab Ftouh). Los más famosos de ellos son:

Fonduk de los pellejeros: Puede encontrar allí pieles de oveja de secado antes de someterse al proceso de curtido. Es un edificio cuadrado, cuyo patio abierto está rodeado por una galería sostenida por pilares de ladrillo, en la que se abren habitaciones para almacenar todo tipo de mercancías o para la práctica de diferentes actividades de artesanía.

Fondouk Nejjarine: Este Foudouk albergaba antiguamente los extranjeros que visitaban la ciudad. En la planta baja, decoradas con moucharabiehs, las galerías divididas en células para los animales. Arriba, los huéspedes se alojaban en habitaciones. El edificio, que data según los historiadores del siglo XVIII, fue completamente restaurado por la Fundación Karim Lamrani. El fondouk alberga hoy en día el Museo de Artes y Oficios de madera. Está abierto todos los días de las 10 a las 5:30. Se cobra entrada.

Fondouk Staounienne: Construido en el siglo XVII cerca de la mezquita Quaraouiyine, alberga ahora almacenes y talleres de artesanía.

Los museos

El museo del palacio Batha: Este museo tiene muchos tesoros de Fez, incluyendo una colección de cerámica hecha en la tradición más pura del arte Fassi, las monedas de las dinastías, alfombras y joyas de Atlas Medio, así como muchas piezas arqueológicas hispanomusulmanas que datan del siglo IX.

En el siglo XVIII, este antiguo palacio construido por el 1er soberano alauita, Moulay el Hassan (1874-1894), se convirtió en un museo por decreto real en 1915. El museo está ubicado a 5 minutos de Bab Boujloud. Está abierto todos los días excepto los martes de 9:30 a las 12 y de 2:30 a las 6:00. Se cobra la entrada.

Los zocos

El universo de los zocos incluye varios tipos de comercios y artesanía repartidos según el sector de actividad. De La Talaa Kébira van las calles que conducen a antiguos fondouks atendidos por artesanos. De allí se puede descubrir el « Souk Attarine » mercado de las especias « , el “Souk de henna » donde se venden plantas que se usan para el tinte y el cuidado del cabello y las manos así como el kohl que es un maquillaje aplicado alrededor de los ojos y el ghassoul utilizado para lavar el cabello.

Las kissarias

Es el lugar donde se agrupan las tiendas de bienes valiosos, sedas, caftanes, joyas… Fez es también conocida por la calidad de sus productos de seda y sus bordados en hilo de oro…

Otros monumentos a visitar

  • El Borj Sur: Este bastión fue construido por esclavos cristianos bajo el reinado del sultán Ahmed el Mansour Eddahbi (1578-1603).

  • Las Tumbas Merinis: La mayor parte de la tumbas merinis datan del siglo XIV. La mayoría están en ruinas y ofrecen un primer plano romántico a una de las mejores vistas de Fez.

  • El Palacio Dar Batha está situado en las afueras de Fez el Bali y Fez Jdid. Alberga el Museo de Artes y Tradiciones de Fez. Fue edificado por Moulay Al Hassan y Mulay Abdelaziz. Instaladas en once salas, las colecciones están organizadas por tema: El arte del libro, la cerámica, el cobre, la madera, tejidos y bordados, artes rurales, una colección de puertas, los árboles genealógicos de las dinastías de Marruecos, el arte de los azulejos así como las artes religiosas y funerarias.

  • El Barrio de los Curtidores: Llamado Chouara, este barrio es uno de los lugares más espectaculares. Las curtidurías han sido establecidas desde la Edad Media cerca del Oued Fez, que proporciona agua para el tratamiento de la piel.

  • El Borj Norte: Este bastión contemporáneo del Borj Sur alberga el Museo de Armas. Estas se presentan en orden cronológico, desde la piedra tallada hasta el canon, en once salas. Esta abierto todos los días excepto los martes de las 9:00 a la 1:00. Se cobra entrada.

Fez Jdid…Tras las huellas de los Merinis

Construida en 1276 por Mérinis, « Fez la Nueva » o « Fez Jdid » fue la capital de Marruecos durante siglos, hasta que los franceses establecieron el gobierno en Rabat.

El barrio cuenta con varios monumentos, como:

  • El Palacio Real: Fue construido por los alauitas en el siglo XIII. Se abre sobre una amplia explanada hecha en 1968, el palacio fue ampliado y restaurado varias veces bajo la dinastía alauita, en un estilo morisco más refinado. Sus puertas monumentales son una visita obligada.

  • Bab Dekakène: data del siglo 14, el  » la puerta del Tribunal  » es una impresionante entrada fortificada de jdid Fez. se llama así porque es allí donde se juzgaba, se ahorcaba y a veces incluso se empalaba a los criminales para que sirva de en advertencia a los futuros delincuentes.

  • Bab Semarine: Se trata de una puerta alta con múltiples arcos reconstruida en 1924, que es la verdadera entrada al barrio de Fez Jdid. En el interior, podrá descubrir casas de estilo diferente, hecho común en Fez, y una sucesión de tiendas que ofrecen una amplia variedad de telas para tapicería, telas para djellabas y caftanes …

  • El Mellah: El Mellah se considera el barrio más antigua de los Judios que huyeron de la Inquisición española. Fue establecido en 1438 según los historiadores en la antigua kasbah de arqueros sirios del Sultan a principios del siglo XIII. Abandonado por las familias judías de Fez que emigraron, el Mellah es hoy habitado por familias musulmanas. Pero sigue conservando la arquitectura y las huellas de las familias judías que vivían allí y que lo mantuvieron animado durante siglos.

  • La Sinagoga Danán: Este lugar de culto fue construido a finales del siglo XVII. Era propiedad de una familia de rabinos los Danán, cuyo linaje fassie se remonta a finales del siglo XIV. Esta es una de las joyas de la cultura judía en Marruecos.

  • Le Petit Mechouar: Rodeado de altos muros, este edificio sha sido fundado en parte por encima del Oued Fes. Precede a la antigua entrada monumental de Dar El Makhzen, Bab Dekkakene .A la derecha, a través de un pasaje en la pared, alcanzamos a unos 150 metros una gran noria construida en 1287 por los andaluces.

  • La mezquita Moulay Abdellah: Esta mezquita lleva el nombre de su fundador (siglo XVIII). Incluye un santuario, una madraza y una necrópolis. Su minarete, de 25 metros de altura, está decorado con franjas verticales de cerámica verde y rematado con cuatro bolas. La necrópolis fue construida por Sidi Mohamed Ben Abderrahman en el siglo XIX. Aquí es donde están enterrados varios reyes de la dinastía alauita actual: Moulay Abdellah (1732 1757), Moulay Youssef (1912-1927) y donde fueron trasladados los restos de Moulay Hafid en 1936 y Moulay Abdelaziz en 1942.

El Antiguo Méchouar

Esta es la puerta de los siete: Se trata de los siete hermanos de Moulay Abdallah que ocuparon sucesivamente el trono en el siglo XVIII. Esta antigua plaza está dominada por las altas paredes de Bab Al Makina, fundada en 1886: es una fábrica de armas establecida por una misión italiana por iniciativa del sultán Moulay Hassan. Ahora restaurada, sirve como sala de conciertos y de conferencias, especialmente durante el Festival de Músicas Sagradas del Mundo. En el fondo del Antiguo Méchouar, se encuentra Bab Segma que sólo conserva la torre de la vieja puerta Mérini que data de 1315.

Fez … La nueva ciudad

La nueva ciudad de Fez se destaca por varios barrios que recuerdan el estilo art déco y su armonía.

La ciudad moderna de Fez: Con sus amplias avenidas y bulevares, sus edificios y entretenimiento, la ciudad moderna de Fez se parece a las demás ciudades de Marruecos, o incluso a las ciudades europeas.

Tiene muchos barrios edificados bajo el protectorado francés que destacan por su estilo art-déco. Alrededor de la plaza de Florencia y de las avenidas de Mohammed V, Hassan II y Mohammed Esslaoui, se instalan la mayoría de las administraciones, bancos y oficinas de turismo.

La ciudad moderna también tiene varios barrios nuevos que atraen tanto a los residentes como a tiendas, servicios y otras actividades económicas. Cuenta desde hace unos pocos años con un plan urbanístico con el fin de asegurar su armonía.

Fez, ciudad de saber, de arte y de cultura

Cuando Idriss II dio la primera palada de tierra en 808, para la construcción de Fez, dijo, levantando los brazos al cielo, « Dios, permita que esta ciudad se convierta en la casa de las ciencias y del conocimiento religioso… ». Y por lo que fue a través de los siglos hasta nuestros días.

Pasaron por Fez: La ciudad era el paso obligado para las figuras históricas y hombres de ciencia y de letras que recibieron y repartieron el saber y que hicieron de la ciudad un centro intelectual entre los más importantes del Occidente musulmán.

Ibn Rushd Averoes (Filósofo: 1126- 1198): Averroes es el nombre bajo el cual se conoce en Occidente el famoso filósofo sabio medieval Ibn Rushd arabo español de expresión árabe. Autor de los famosos comentarios sobre Aristóteles, desarrolló una exégesis crítica del método del libro coránico permitiendo así relativizar su lectura literal con el fin de profundizar aún más la comprensión de los textos de la revelación. Su lectura iluminada no dejo lugar a lo que hoy se llama el fundamentalismo y el integrismo que afectó a las mentes cegadas.

Abu Arabi (Filósofo 1165- 1240)

Abu Bakr Mohammed Muhyi-al-din, filósofo, teólogo y poeta místico, nacido en Murcia en España en 1165 y murió en 1240 en Damasco (Siria). Recibió una educación coránica tradicional y manifiesto con bastante rapidez una vocación mística que lo llevó a dedicarse a Dios a través del sufismo y se le convertirá en una figura dominante del mismo. La influencia del sufismo sobre la teología musulmana será cada vez más importante gracias a la obra de Ibn Arabi. Habrá escrito más de ciento cincuenta obras. Sólo una decena de ellas están disponibles hoy en día. A los sesenta se trasladó a Damasco donde escribió la mayor parte de la obra conservada. Sus teorías, su visión de Dios y el mundo marcan el Islam y orientaron no sólo la mística sufí, sino toda la filosofía musulmana.

Ibn Jaldún (1331-1406 sociólogo)

Uno de los más grandes historiadores del mundo árabe-musulmán, que fue uno de los primeros teóricos de la historia de las civilizaciones. Es a menudo reconocido como el padre de la sociología moderna.

Maimónides (Filósofo 1135-1204) De su nombre hebreo Moshe Ben Maimónides, se considera uno de los modelos más grandes del pensamiento judío musulmán por haber conciliado la tradición, la revelación, la filosofía y la ciencia. Siendo español y escribiendo en árabe, Maimónides simboliza a la Andalucía medieval musulmana donde reinaba una gran efervescencia intelectual y una cierta armonía entre los miembros de las tres religiones del Libro, que convivían durante varios siglos. Sus obras se siguen estudiando no sólo por los estudiantes e intelectuales del mundo judío, para los que fueron diseñados principalmente, pero también por los pensadores musulmanes y cristianos.

Colette – (Periodista francesa 1873-1954) Sidonie Gabrielle Colette nació en Saint-Sauveur- en-Puisaye (Borgoña) en enero de 1873. Viene de una familia humilde, su padre le transmitió su pasión por la literatura. Colette no duda en viajar a Marruecos, enviada por Paris-Soir para relatar, en 1938, el juicio de Oum El Hassan propietario de una casa de prostitución acusado de asesinar a prostitutas. En 1945, Colette fue elegida miembro de la Academia Goncourt. Murió en París en agosto de 1954.

Pierre Loti (1850-1923 escritor Francés)

Julien Viaud de su verdadero nombre, era oficial de la marina, un gran viajero y sobretodo un novelista. En la historia personal de sus viajes en la embajada en Fez, en la primavera de 1889, Pierre Loti representa a la Atenas africana con el genio de un pintor orientalista. Desde la extraordinaria acogida que le ofreció el Sultan Hassan Moulay hasta el espectáculo prohibido de las terrazas y reservado para las mujeres, es necesario que la luz brille sobre las ruinas con el fin de seducir el famoso viajero que dijo que la mitad de su alma era árabe. Pierre Loti, el eterno nostálgico y el viajero empedernido, nos cuenta su viaje a Marruecos entre abril y mayo de 1889. El propósito de su viaje era acompañar el Ministro Patenôtre en su misión diplomática ante el soberano de Marruecos, en su capital Fez (Fez), verdadera ciudad santa en el momento. Loti, por tanto, nos dice en detalle sus aventuras que lo llevaron de Tánger a Fez y Mekinez (Méknès). Se centro principalmente en la naturaleza de este país, dándonos magníficas descripciones del paisaje por el que pasa y en la cultura de los marroquíes, que es un pueblo muy heteróclita (bereberes, árabes, Judíos,…) muy apegado a sus tradiciones, y deliberadamente deja de lado los asuntos políticos que lo llevaron a este viaje.

Fez Ciudad de arte

La música andaluza es el resultado del cruce entre la música árabe, la música Afro-bereber y la música practicada en la Península Ibérica en el momento en que, en el año 711, durante el reinado de los Omeyas (661-750), Ziad Tarik Ibnu conquistó la Península Ibérica para celebrar la gloria del Islam. Este arte enriquecerá con posterioridad los folclores españoles y dará a luz particularmente al flamenco. Es un repertorio lírico e instrumental transmitido durante siglos que confirma la oralidad por la conjunción de la teoría modal de los Tubu y de un sistema particular de patrones rítmicos. Representa la música clásica profana. Es bajo el nombre de Tarab Al-Ala, o simplemente al ALA,que el repertorio clásico de las Nubas marroquíes se conocerá hasta la difusión de las obras de orientalistas que adoptan, términos tales como « música andaluza-marroquí  » « La música árabe-andaluza-marroquí », « música andaluza del Magreb  » o « música hispano-musulmána. » El profesor Mohammed El Fassi tomara una decisión en esta cuestión señalando que el término de « música andaluza » es inadecuado, porque niega a los marroquíes su contribución a la aparición y el desarrollo de los Nuba, mientras que el repertorio actual les debe muchísimo. Por lo tanto era necesario dedicar el antiguo nombre de al-Ala que el pueblo utilizaba en oposición a sama. Por lo tanto, los términos de al Ala, Tarab al- Ala, Andaloussi para enfatizar el carácter histórico de la génesis y desarrollo del estilo andaluz, fassiya (originario de Fez) o tetouanniyya (originario de Tetuán), sólo se utilizan en el lenguaje coloquial, mientras que los trabajos académicos y los manuscritos hablan de « música andalouza- marroquí », « música árabe-andaluza marroquí, » de Tubu o de Nuba.

La Nouba Marroquí: la Nouba es una forma de lamúsica árabe-andaluza. Se compone de una suite cantada e instrumentada de diversos poemas intercalados con música instrumental libre o medida. El conjunto está precedido por uno o dos introducciones instrumentales. La Nouba es cantada al unísono por los instrumentistas en heterofonía, es decir, por el entrelazamiento de las voces. Yuxtapone una serie de movimientos (cinco en Marruecos) que no son todos necesariamente interpretados en una sola ejecución. Cada uno adopta un patrón rítmico en particular y la tendencia se va acelerándose poco a poco. La Nouba se basa en el concepto de la moda que se llama tab’ (carácter). Él es el que ofrece a la Nuba su coherencia y su identidad. Un modo único la dirige, pero también se pueden añadir modos secundarios, discretos y en pequeñas cantidades. Nunca hay modulaciones abruptas. Pero, en realidad, no hay una interpretación estándar de cada Nuba. varían en función de las escuelas y de los profesionales.

Canciones y músicas populares bereberes: Los bereberes son los habitantes originales de Marruecos. Vivian principalmente en la parte montañosa del Rif y del Atlas de Marruecos

Los Aïssawas: Es una hermandad que se encuentra principalmente en la región de Fez y Meknes.

La hermandad de Aïssawas fue fundada en el siglo XVI por Sidi Mohammed Ben Aïssa también llamado El Sheikh Kamel. Se cuenta que a su muerte en 1526, uno de sus discípulos era tan alterado que entro en trance y rasgó su ropa y su cuerpo. En este estado, se fue hasta devorar una oveja y una cabra crudas.

Esta leyenda es el origen de dos prácticas fundamentales de la hermandad: la Hadra (práctica colectiva de trance) y la Frissa particular a los Aïssawas.

El moussem más importante de los Aïssawas se lleva a cabo anualmente en Meknes cerca del santuario del Cheikh Al Kamel, con motivo de la celebración del nacimiento del profeta Mahoma. Los Aïssawas van también visitando las casas bajo la solicitud de las familias: la lila (noche) es una fiesta animada por los cantos y hadra, con motivo de la celebración de un acontecimiento feliz, o para invocar la baraka del Sheik al Kamel, o para resolver problemas difíciles. Durante la « Hadra » el nombre de Dios (Allah) se invoca en las oraciones sin descanso hasta tomar el cuerpo y la mente, de este estado surge el trance.

Las canciones sufíes:

Los sufis han desarrollado dos ceremonias que unen la música a su búsqueda espiritual:

« El Samaa » (Audición) Ceremonia compuesta por oraciones, música y baile que permite el acceso al estado de gracia y de éxtasis. Su música es sobre todo cantada, la parte instrumental es mucho menor. El concierto se lleva a cabo bajo la guía de un maestro espiritual, el cheikh, y el cante se ejecuta únicamente por el « quawal » elegido por la belleza de su voz. Los fieles escuchan este concierto, sentados y se dejan llevar gradualmente por el trance. Los instrumentos utilizados son el tambor de marco y la flauta oblicua. Con el tiempo, se han utilizado otros instrumentos. Esencialmente vocal, se trata ante todo cantar suras del Corán y versos de poesía. El ritmo y la medida de estos versos llevan al trance.

« El dikr » (plural ladkar) es una oración que puede ser comparada con una letanía, el nombre de Dios se repite sin descanso hasta tomar el cuerpo y la mente, lo que lleva a un estado de trance y aniquilación de la consciencia. La práctica del dikr conlleva dos aspectos principales: uno que es solitario y otro que es colectivo, este último siendo relacionado con la música y la danza. Su práctica es diferente del samaa en la medida en la que toda la asamblea está tomada por un trance. El dikr también está dirigido por un líder espiritual, el Sheikh, que son adyacentes a quien se juntan los cantantes. Las oraciones son cantadas y retomadas en coro por la asamblea. Se acompañan de forma rápida de un movimiento de busto de atrás para adelante, este movimiento trae un aumento del ritmo de la canción hasta llevar al estado de trance. El trance aquí es de un nivel elevado común. El dikr también tiene un papel importante en todas las etapas de la vida agrícola: el arado, la cosecha, el trillado, sino también el trabajo de la lana. La invocación repetida del nombre de Dios es para evitar efectos adversos en cultivos como el granizo, las heladas, el viento demasiado fuerte. Las canciones, cantadas tanto por los hombres que por las mujeres, son una mezcla de árabe y bereber. Ellos o ellas se reúnan en sesiones en las que se repiten los versos cuyo número es fijado por la tradición.

La artesanía Fassi:

La artesanía ha sido siempre el buque insignia de la actividad económica de la ciudad. Está íntimamente ligada a la historia de la ciudad. La artesanía se rige por corporaciones de trabajadores ejerciendo el mismo trabajo. Funciona de acuerdo a una jerarquía bien definida que regula la formación del artesano y asegura la calidad del producto. Los artesanos que se dedican a la misma actividad se agrupan en Fez por barrios designados con el nombre de la especialidad: Barrio de dabbaghines (curtidores), nejjarrines (carpinteros) …Los oficios artesanales que aún hacen la notoriedad de Fez son la joyería, el trabajo de la madera , la alfarería y la cerámica, el cuero, la encuadernación, trabajo del bronce y el bordado. La ciudad de Fez es también famosa por el tejido de alfombras y la fabricación de azulejos. Por otra parte, los oficios tradicionales han contribuido a hacer de Fez un polo de radiación artística, confirmada por la inscripción del sitio Idrissi como patrimonio mundial reconocido por la UNESCO.

La Cerámica de Fez: evoca la historia cultural de Fez. Moldeada por las manos expertas de los maestros artesanos, la cerámica de Fez tiene varias funcionalidades; tarros, potes y jarras para la conservación de alimentos sólidos o líquidos, platos planos y cuencos para la presentación de la comida, lámparas de aceite para la iluminación y quemadores de incienso para las fragancias. Ya sea de color azul o polícroma la cerámica de Fez con sus motivos decorativos es un verdadero placer para los ojos. Además de los productos expuestos en los museos y centros de artesanía, la colección privada que contiene 120 piezas de cerámica esmaltada del siglo XVIII hasta el siglo XX, que pertenecen a la fundación Omar Benjelloun, merece la pena el viaje.

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Preparar su viaje

Trámites.
Un pasaporte válido se le pedirá para entrar en el país.
red de transportes
Si viene en avión, muchas compañías aéreas para los aeropuertos del país sériennes Internacional. Hay al menos una para cada ciudad. Fes es la Airpor Fes Sais.
Hable con su agente de viajes o foulliez páginas de la red especializada.
El traslado desde el aeropuerto a la ciudad es de alrededor de 150 Dh. Puede tomar un taxi desde el aeropuerto o pregunte a su Riad que le envíe un vehículo que será elegido para la comodidad
Si viene de otra ciudad en tren, hay muchos « pequeños » los taxis en frente de la estación. Precio nunca debe superar los 25 Dh
Para el « Gran Taxi » tener un mínimo de 50 Dh carrera.
Si decide alquilar un coche, tenga en cuenta que las empresas usuarias son muchos, pero se recomienda reservar su vehículo antes de salir.
El clima
El clima de Marruecos es mediterráneo con veranos calientes, inviernos suaves (de lluvia en el oeste del país), y la nieve en el Atlas. El viaje hasta el destino Fez es posible durante todo el año, pero tenga en cuenta que los meses de junio, julio y agosto tienen el mayor calor, lo que provocó intrépido disfrutar de las noches bajo las estrellas. Las temperaturas mínimas y máximas en Fez: 4 a 16 ° C en enero y de 18 a 38 ° C en julio.

Los bancos y la moneda
la moneda de Marruecos es el dirham (DH) dividido en 100 centavos. Hay $ 20, 50,100 y 200 DH y las partes 0,5 y 1 DH, DH y 10 de 2DH.
Casas de cambio se realiza en bancos, establecimientos registrados.
1 Euro corresponde aproximadamente a 11 DHS para obtener más información
visite: www.bkam.ma
bancos
La tarjeta de crédito de devolución de dinero, chequera o distribuidor sea posible en todos los bancos en el mercado. Las tarjetas de crédito son generalmente aceptadas en los riads clasificada nuestra asociación; restaurantes, espacios comerciales y tiendas.

Los siguientes bancos tienen distribuidores automáticos VISA:
« BMCI: 3 lugar Hussein de Jordania, Marruecos Fez tales. 0535 653 194
« Marruecos Crédito: Ángulo Bd Mohammed V y la calle Mokhtar Soussi, Fes Marruecos
« Tel BMCE Plaza Mohammed V Fes Marruecos: 0535 620 226
« ABN AMRO: 15 bulevar Moulay Rachid, Fez Marruecos Tel: 0535 730 623
« BCM: Place de l’Atlas, Marruecos Fes tel: 0535 643 242
« Banque Populaire: Rue Allal Loudyi Fez Marruecos. Tel: 0535 621 191
« Société Générale Avenida Lalla Meryem, Fez Marruecos Tel: 0535 625 011
« CIH: 17 rue Abd el-Krim, Fez Marruecos Tel: 0535 625 798
« Wafabank: 125 Avenida Mohammed V Fes Marruecos Tel: 0535 626 333
« Crédit Agricole: 40 avenue Abdelali Benchekroun, Fez Marruecos Tel: 0535 622 107

Algunas casas de cambio:
AZUL DE CAMBIO: 268 Talaa Kebira
Oficina de cambio Marhab: 9 rue Driss Hrizi Bd Chefchaouni
Cambio de empresa UNI: 2 rue Patrice Lumumba ang Lugar Massira y Bd Med V
OFICINA DE EXTRANJEROS LO INESPERADO: 33 Rue Abdelkrim Khattabi Bd Med V Tel. : 0535620314 0661147269 a la – 05359447145
Senhaji cambio Compañía: 48 Bd Chefchaouni
SARF Quds: 15 Chouara Blida Fes Medina

Para más información, no hésietz a cuestionar su Riad … estarán encantados de hacerle service.Vous También puede enviar una solicitud de información en la página prevista para este fin: http://armhfes.dextracom.io/Contactenos

Les principaux types d’hébergement dans l’enceinte de la Médina de Fès

Riads et Maisons d’Hôtes Classés

Environ 100 établissements, 1ère et 2ème catégorie sont répertoriés à ce jour.

Ils correspondent tous aux critères d’excellence exigés par le Ministère du tourisme Marocain. Ils sont régulièrement contrôlés par les autorités tant au niveau de la qualité des prestations que des règles d’hygiène et de sécurité.

Le minimum de chambre pour être classé est de 5, il doit y avoir au moins un salon Marocain. La décoration et l’ameublement reflètent l’art et la tradition Marocains.

Tout est conçu pour que la qualité du séjour des clients soit optimum : eau chaude, climatisation, chauffage et personnels en nombre suffisant.

Restauration de qualité quand elle est proposée.

Tous ces établissements sont obligatoirement couverts par une assurance Responsabilité Civile Professionnelle.

La formalité des fiches de Police individuelles est respectée.

Riads et Maisons d’Hôtes non classés

Il s’agit d’établissements n’ayant pas obtenu leur classement soit par manquement au cahier des charges exigé soit à cause d’une qualité des prestations offertes en deçà du minimum requis. Le classement étant obligatoire, ces établissements sont susceptibles d’être fermés par les autorités

Maisons à louer

Par dérogation il a été créé une catégorie dite « maison prête à louer ».

Il s’agit le plus souvent de Dar n’ayant pas le minimum de 5 chambres et/ou ne présentant pas un caractère historique. Quelques unes de ces maisons sont de qualités mais nombre d’entre elles ne disposent pas de personnels ni qualifiés ni en nombre suffisant, n’offrent pas le niveau de confort minimum comme une salle de bain ou de douche et des WC privatifs, absence fréquente de chauffage et de climatisation.

En général les propriétaires de ces maisons ne résident pas sur place et les gèrent à distance en laissant un gardien chargé de faire l’accueil des clients.

Riads et Maisons d’Hôtes clandestins

Il est difficile de repérer ces établissements qui sont souvent distribués par des portails de réservations très connus ou qui ont leur propre site web.

Ces maisons exercent donc leur activité en dehors de toute réglementation et risquent à tout moment une descente de police avec évacuation des occupants.

Quelques indices doivent alerter les clients de ces maisons :

1/ coordonnées de contact hors du Maroc (téléphone…)

2/ paiement anticipé du séjour, sur des comptes non Marocains ou par le système Paypal

3/ pas de fiche de police à remplir à l’arrivée

4/ pas de facturation détaillée du séjour

5/ pas de plaque extérieure au nom de la maison.

6/ en cas de litige aucun recours envers ces maisons

Un conseil en cas de réclamation ou de préjudice n’hésitez pas à signaler cet établissement auprès des autorités locales.

Les Zyarates : Hébergement chez l’habitant

Cette formule d’hébergement est unique au Maroc. Initiée par le programme de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) elle permet de maintenir des familles pauvres dans leur habitat. Ces familles ont reçu un soutien pour effectuer quelques aménagements de leur maison afin de recevoir des touristes qui souhaiteraient partager avec elles une expérience de vie quotidienne authentique. Les conditions d’accueil sont assez rustiques mais l’ambiance très familiale et l’envie de participer à cette forme de tourisme solidaire compensent les petits désagréments.

Les Hôtels et Pensions :

Il y a très peu d’hôtels situés à l’intérieur des remparts de la Médina.

Un palace 5* luxe, un hôtel 3* et moins d’une dizaine de petites pensions bon marché constituent l’offre en hôtellerie classique.

Préparez votre voyage

Formalités.
Un passeport en cours de validité vous sera demandé à l’entrée du pays.
Transports :
Si vous venez par avion, de nombreuses compagnies sériennes desservent les aéroports Internationaux du pays. Il y en au moins un pour chaque grande ville. A Fès, c’est l’ Aéroport Fès Saïs, desservi par Air Arabia, Ryanair, Royal Air Maroc, Transavia…
Adressez-vous à votre agent de voyage ou explorez les pages spécialisées du net.
Le transfert depuis l’aéroport à la ville est de l’ordre de 150 Dh. Vous pouvez soit prendre un taxi public depuis l’aéroport soit demander à votre Riad de vous envoyer un taxi privé qui sera choisi pour son confort.
Si vous arrivez depuis une autre ville par train, il y a de nombreux « Petits Taxis »  (3 personnes maximum) en face de la gare. Le prix ne devrait jamais dépasser les 25 Dh.
Pour les «Grand Taxis » compter un minimum de 50 Dh la course.
Si vous décidez de louer une voiture, sachez que les loueurs sont nombreux, mais nous vous recommandons de réserver votre véhicule avant votre départ.

Le Climat
Le climat marocain est méditerranéen avec des étés très chauds, des hivers doux (pluies à l´ouest du pays), et de la neige sur l´Atlas. Le voyage à Fès est possible toute l’année, mais il faut savoir que les mois de juin, juillet et Août connaissent les plus grandes chaleurs, incitant les plus intrépides de profiter des nuits à la belle étoile. Températures moyennes minima nocturnes et  maxima diurnes à Fès :  3 à 16°C en janvier et de 18 à 38°C en juillet.

Banques et change
la monnaie du Maroc est le dirham (DH), divisé en 100 centimes. Il existe des billets de 20, 50,100 et 200 DH et des pièces de 0,5 et 1 DH, de 2DH et 10 DH.
Le change d’argent se fait dans les banques, les établissements agréés.
1 euro correspond à peu près à 11 Dhs, pour plus d’information consultez : www.bkam.ma

Banques
Le retrait d’argent avec carte de crédit au distributeur est possible dans la plupart des banques. Les cartes de crédits sont généralement acceptées dans les Riads classés de notre association, les grands restaurants, les commerces et boutiques.

Les banques suivantes disposent de distributeurs automatiques VISA :
» BMCI : 3 place Hussein de Jordanie, Fès Maroc tel. 0535 653 194
» Crédit du Maroc : Angle Bd Mohammed V et rue Mokhtar Soussi, Fès Maroc
» BMCE Bank : Place Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 620 226
» ABN AMRO : 15 bd Moulay Rachid, Fès Maroc tel : 0535 730 623
» BCM : Place de l’Atlas, Fès Maroc tel : 0535 643 242
» Banque Populaire : Rue Allal Loudyi Fès Maroc. Tel : 0535 621 191
» Société Générale : Avenue Lalla Meryem, Fès Maroc tel : 0535 625 011
» CIH : 17 rue Abdelkrim El Khattabi, Fès Maroc tel : 0535 625 798
» Wafabank : 125 avenue Mohammed V, Fès Maroc tel : 0535 626 333
» Crédit Agricole : 40 avenue Abdelali Benchekroun, Fès Maroc tel : 0535 622 107

Quelques bureaux de change :
AZUR EXCHANGE : 268 Talaa Kebira
BUREAU DE CHANGE MARHAB : 9 rue Driss Hrizi Bd Chefchaouni
SOCIETE UNI CHANGE : 2 rue Patrice Lumumba ang Place Massira et Bd Med V
BUREAU DE CHANGE L’IMPREVU : 33 rue Abdelkrim Khattabi Bd Med V Tél. : 0535620314 – 0661147269 – 05359447145
SOCIETE SENHAJI DE CHANGE : 48 Bd Chefchaouni
SARF QUODS: 15 Chouara Blida Fès Medina

Pour toute autre information, n’hésitez pas à questionner votre Riad… ils se feront un plaisir de vous rendre service. Vous pouvez aussi nous envoyer une demande d’information sur la page prévue à cet effet : http://www.armhfes.org/contact-us/

Médersa Bou Inania de Fès

Médersa Bou Inania
La Médersa Bou ‘Inania (en arabe : المدرسة أبو عنانية بفاس) est une madrassa, ou école édifiée entre 1350 et 1355 pour le sultan de la dynastie des Mérinides ,Abou Inan Faris qui régna de 1348 à 1359),.Elle est la seule médersa de la ville comportant un minaret. et elle jouxtait aussi des boutiques permettant son financement, ainsi que de vastes latrines, qui témoignent de son caractère public. En effet, la médersa fonctionnait aussi bien comme une école que comme mosquée du vendredi.
Cette médersa est ouverte aux non-musulmans, comme la médersa Ben Youssef à Marrakech, par exemple
La médersa était située dans la ville, dans un quartier faisant jonction entre la vieille cité et les nouvelles constructions mérinides. Le plan général est irrégulier, du fait de l’emplacement, mais une certaine symétrie y est respectée. L’entrée principale mène à une grande cour centrale, sur laquelle s’ouvrent deux halls plus petits, servant aux cours, et surmontés de dômes de bois. Ce plan rappelle les plans à deux iwans, nés en Iran et utilisés de manière contemporaine en Égypte mamelouke.
Au fond de la cour, on trouve une salle de prière composée de deux nefs parallèles à la qibla. Elle comporte un unique mihrab, qui fait saillie dans le mur, et quatre colonnes d’onyx. Cette salle est couverte de deux voûtes en bois.
Autour de ce complexe principal se déploient les cellules des étudiants, accessibles à partir du vestibule d’entrée via des couloirs étroits.
Comme dans toute construction mérinide, le décor est particulièrement riche et fin. Trois matériaux sont à l’honneur : le stuc, travaillé en muqarnas, qui orne les arcs et les niches, le bois sculpté de motifs complexes d’étoiles, ou formant une imposante corniche, et la mosaïque dans les lambris.
La façade de la médersa a conservé un exemplaire exceptionnel et très complexe d’horloge à eau, un système qui permettait notamment de connaître avec précision les heures de prière. Elle fut construite par Abu Sa’id ( 1310 – 1331) et restaurée par Abu ‘Inan Faris. (inspiré de Wikipedia)

Voyage à Fès, au Maroc

La belle Histoire de Fès

A la fin du VIIe siècle, fuyant l’hégémonie des Abbassides à Bagdad, Idriss Ier, descendant du prophète, se réfugie chez les Berbères du Maroc central. Soutenu par de nombreuses tribus berbères qui le proclament Roi du Maroc, il fonde en 789 après JC sa capitale sur la rive droite de l’Oued Fez. A sa mort, son fils, Idriss II, achève les travaux sur la rive gauche de l’Oued et décide en 809 d’y établir le siège de la dynastie.
Une première légende raconte que le nom de Fès qui veut dire pioche lui aurait été donné par le Sultan Moulay Driss à la suite d’un coup de pioche dans les profondeurs de la terre, et qui a fait jaillir, des entrailles de la ville, une eau pure et limpide. Cette eau qui serpente encore les ruelles, traverse les allées des maisons, des Riads et des palais et qui alimente la plupart des fontaines de la cité. Une deuxième version, rapporte qu’en creusant les fondements de la ville, on trouva un grand « Fès », pesant soixante livres, et c’est de là qu’est venu le non de Fès. Quoiqu’il en soit cette cité devint la première ville islamique du pays comme son fondateur le voulait. Quelques années plus tard, elle accueille plusieurs centaines de réfugiés politiques d’Andalousie, de Cordoue précisément selon des historiens. Ils fondèrent le quartier des Andalous en 818. Cette population a été renforcée par l’arrivée des juifs. Sept ans plus tard, 300 familles d’artisans, de commerçants expulsées de Kairouan (l’actuelle Tunisie) s’établissent à l’ouest de la ville, dans le quartier dit des kairaouanais.
Fès El Bali est achevée et s’articule autour de la célèbre mosquée de la Quaraouyyin et de multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux. Les dynasties s’y succédèrent, et laissent derrières eux de somptueux palais, mosquées, jardins et médersas…C’est ainsi que Fès devient rapidement le centre religieux et culturel du Maroc.
Sous le règne des Almoravides, notamment, celui de Youssef Ben Tachfine, Fez connaît un essor artistique et intellectuel marqué par l’édification en 1096 du Collège des patients Almoravides, médersa pourvue d’une bibliothèque, et par la réouverture de la route de l’or saharienne.
Au milieu du XIIe siècle, le sultan almohade Abd el-Moumem s’empare de la ville, « fréquentée par les voyageurs de tous les pays ». Ses habitants commercent avec l’Espagne, le Maghreb central, le Sahara, l’Orient et même quelques pays chrétiens. La ville prospère. En 1250, Fez redevient la capitale de l’empire mérinide pour deux siècles.
Le rayonnement de Fès atteint son apogée avec la dynastie mérinide. Les souverains mérinides en font une cité prestigieuse. Ils réalisèrent une ville nouvelle qui fut le siège de leur pouvoir et nommée Al-Médina Al-Bayda (la ville blanche) par opposition à la ville de Moulay Idriss dont les murs étaient déjà patinés par l’usure du temps. Un autre nom « Fès Jdid » lui fut donné par opposition à « Fès Al-Bali ». Ils introduisirent la nouvelle institution officielle que fut la médersa pour diffuser la doctrine Malékite et former un corps de fonctionnaire pour la justice, l’administration et l’Etat. Enfin, ils enrichirent la ville de nouveaux équipements : foundouks, fontaines, bains, fours, moulins, ponts, etc. Fès connaîtra son âge d’or au début du XIVe siècle. Les Mérinides oscillent entre deux politiques : l’extension de leur pouvoir en Afrique du Nord et la reprise du traditionnel axe sud-nord orienté vers l’Espagne.
br /> Dans la seconde moitié du XVe siécle, Fez est atteinte par les troubles qui règnent dans le royaume la fin de la dynastie mérinide. Elle est marquée par l’apparition de la nouvelle dynastie Beni Wattas en 1471, par l’arrivée des musulmans et des juifs chassés d’Espagne en 1492 et, indirectement, par l’arrivée des Portugais dans les ports atlantiques.
En 1666, Moulay Rachid rétablit l’ordre, relance le commerce et choisit à nouveau Fez comme capitale. Après une longue période d’agitation dans la première moitié du XVIIIe siècle, la ville retrouvera son calme et son prestige au XVIIIe siècle, grâce à l’alliance de l’armée et des dirigeants de la vieille université de la Quaraouiyne, siège d’une véritable force politique. Concurrencée par l’activité économique naissante de Casablanca, Fès maintient son rayonnement religieux, intellectuel et commercial. Aujourd’hui, la nouvelle ville coexiste avec l’ancienne. Fès préserve ainsi sa personnalité profonde tout en s’ouvrant au modernisme et restera la capitale spirituelle de ce Maroc profond dans l’histoire.

Centre Maimonide FES – Restaurant cachere

Centre Maimonide FES
Ce restaurant est le rendez-vous incontournable pour manger cacher à FES. Il dispose d’une grande salle et d’un magnifique jardin central/
Le centre Maimonide, situé au centre de la nouvelle ville de FES à deux pas de la synagogue SADOUN et des hôtels de la ville, vous accueille dans un cadre agréable et vous propose tous les jours, midi et soir, shabbat compris une restauration juive marocaine authentique et cachère.

Association Régionale des Maisons d'Hôtes de Fès et sa région regroupe les maisons classées officiellement et offrant le meilleur confort et sécurité possible